Tous les mêmes.…
Herman Van Rompuy serait à deux doigt de quitter le gouvernement pour tomber dans les bras de l’Europe. On le comprend, bien entendu. C’est un homme après tout, et c’est de force qu’on l’avait marié à cette Belgique un peu névrosée... A cette Belgique jolie, mais un peu casse pied, charmante mais parfois hystérique, séduisante mais s’enfonçant souvent dans d’obscures dépressions dont rien ne semble jamais pouvoir la sortir et dont pourtant elle sort.
Chaque fois.
Avant de replonger.
Chaque fois.
C’est l’évidence même : on ne peut pas être à la fois le mari, l’amant et le médecin.…
On est comme ça.
Alors, quand on sent qu’il y a une ouverture chez une fille sans histoires, bien dotées, avec une grande famille, des promesses de voyages, de prestige, mais sans trop de responsabilité... Quand on vous fait miroiter une vie d’aristocrate des Lumières : une oisiveté enrichissante pour homme du monde à l’esprit fin. Quand vous avez enfin la perspective de ne plus jamais devoir mettre sa main dans le cambouis communautaro - institutionnel Belge.… Hé bien vous filer.
A l’anglaise.
En douceur.
Sans vouloir faire d’histoire.
Les hommes sont des coureur, on ne les changera pas.
Evidemment, pour les Belges, ça fait un peu l’effet qu’on a quand on vient de se faire plaquer : d’abord, il y a le choc et juste après, la colère. C’est le classique : «Hé bien vas y ! Si tu crois que tu sera plus heureux ! Mais si passe cette porte, tu ne reviens pas !».
Et puis, il y a les larmes et puis il y a le désespoir colorée par la conviction qu’on en trouvera plus jamais «un comme ça». L’émotion qui souvent accompagne le désespoir, c’est souvent le dégoût des autres...
C’est le moment où l’on se fait une raison : on vieillira seul, on mourra seul, la vie est fichue.
Et puis le temps passe... l’automne arrive suivit de l’hiver et la souffrance honteuse de passer les fête tout seul et de dormir dans des draps glacés.
Généralement, c’est à ce moment qu’on décide de se prendre en main.
Un nouveau Premier Ministre, en Belgique, ça n’est jamais une chose facile. Ca ressemble toujours plus à un accouchement avec un bébé se présentant «en siège» qu’a un mariage où on danse. Au regard de l’histoire de ces deux dernières années, on a un peu l’impression que le seul Premier qui plait à cette étrange Belgique serait quelqu’un qui n’a pas envie d’elle.
Il y a des fille comme ça, uniquement capable de s’amouracher d’hommes qui les aime pas... Je suis certains qu’en psychologie ça doit porter un nom.
En politique je crois que c’est assez inédit.
En littérature, c’est Alberto Moravia qui a trouvé la meilleur formule : ça s’appelle le «mépris».
Et c’est d’une infinie tristesse.
3/25/2010
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