Hallucination collective
Comme pour l’assassinat de Kennedy, comme pour la base secrète de Roswell, comme pour les tueurs du Brabant Wallon, comme pour le monstre du Loch Ness, le Yeti et le Big Foot, comme les statues de l’île de Pâques et l’énigme de l’Atlantide, comme le Triangle des Bermudes et surtout comme le fantôme qui s’amuse à ouvrir la fenêtre de ma Toyta pendant la nuit, comme tout ça, je ne m’explique pas «l’effet Berlusconni».
J’arrive à comprendre les gens qui votent à droite, j’arrive à comprendre les gens qui votent à gauche, j’arrive à comprendre les gens qui votent au centre... Il s’agit de l’expression démocratique de sensibilités différentes conditionnées par son statut social, par son éducation et par des facteurs liés à la conjoncture et au «caractère» des uns et des autres. J’arrive à comprendre, comment le désespoir se mêlant à l’ignorance et à un soupçon de méchanceté peut conduire quelqu’un à donner sa voix à l’extrême droite. J’arrive aussi à comprendre comment l’illusion d’un renouveau et une bonne campagne électorale peuvent conduire près de vingt millions de Français à voter pour Nicolas Sarkozy.
Mais je n’arrive toujours pas à comprendre comment, après une première expérience en 1994-1995, on en vint à lui donner deux autres mandats entre 2001 et 2006 et puis encore un autre mandat courant depuis 2008.
J’avoue ne pas me satisfaire de l’argument classique renvoyant à la mainmise de l’homme sur les médias. Cette mainmise est certainement un atout, mais ça ne peut pas tout expliquer.
L’homme est un voyou. Dire ça n’est pas un jugement de valeur, c’est un fait notoire. Depuis des années, les affaires s’accumulent et sont soir classé sans suite par la grâce d’une prescription ou d’une amnistie (affaires de pot-de-vin, de corruption, de faux témoignage, de faux bilan). Ou bien, grâce à la modification des lois existante, il parvient à se faire purement et simplement acquitter (des histoires de fraudes fiscales, de détournement de fonds). Ce qui est surprenant, encore une fois, ce n’est pas que Silvio Berlusconi qui est un homme de manœuvre et de réseaux, parvient à manipuler la justice. Ce qui est surprenant, c’est que, malgré que tous ces faits soient archi connus et que le bricolage juridique soit devenu, pour le président du conseil, une sorte d’habitude arrogante dont il ne se cache pas vraiment, une majorité d’Italiens continue à voter pour lui. Peut être, à la manière d’un Steve Jobs, le patron charismatique d’Apple, Silvio Berlusconi a t’il la capacité d’induire un «champ de distorsion de la réalité» grâce auquel les électeurs voient le monde au travers de son regard unique.… Peut-être...
Il y a quelque jour, celui que l’on surnomme «il cavaliere» à organisé une manifestation en son honneur lors de laquelle, pris par un étrange délire, il alla jusqu’à promettre que sa réélection permettrait d’enfin guérir le cancer.
Dans la mesure où l’on manifeste plus facilement «contre» quelque chose que «pour» quelque chose, l’échec de cette manifestation ne veut pas dire grand-chose.
Si l’Italie lui donne un quatrième mandat, le mystère du phénomène sera sans doute à comparer à la triste fin des disciples de Jim Jones, le gourou du «Temple du Peuple»
Ce sera un peu comme un suicide collectif.
3/25/2010
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15 commentaires:
Il cavaliere représente le symbole de la réussite en tant que chef d'entreprise et surtout il utilise à bon escient un langage populaire et populiste qui parle aux petites gens.
Et surtout à mon sens , il n'existe aujourd'hui aucune alternative politique digne de ce nom.
La gauche est inexistante et divisée.
Sinon , mon café italien , je le prends avec une petite cuillerée de sucre fin.
Ah ben oui...
Moi j'ai arrêté le sucre...
Un des très grand malade,pour toutes les frustrations d'autres malades de par le monde.
Il n'est pas le seul malheureusement,sur notre jolie terre.
L'histoire nous en racontera encore et encore.
Et que dire du futur.
Bonjour,
Je voulais vous signaler que "Mort d'un parfait bilingue" a été choisi comme finaliste du Prix Quoide9 2010. Il est opposé à "Johnny Chien Méchant" d'Emmanuel Dongala et "Un juif pour l'exemple" de Jacques Chessex.
L'an dernier, le prix Qd9 a récompensé "Un bonheur parfait" de James Salter dans la catégorie "Romans étrangers" et "Fume et tue" d'Antoine Laurain dans la catégorie francophone (face à Reihnard et Ravalec).
J'avais posé 9 questions aux 3 finalistes et j'aimerai cette année encore interroger les auteurs des romans sélectionnés.
Le gagnant sera désigné en octobre.
N'hésitez pas à me contacter par mail via mon blog (je n'ai pas trouvé le vôtre).
Pour tout savoir sur le prix Quoide9, il suffit d'aller voir ici :
http://ceciledequoide9.blogspot.com/2010/04/bonjour-aux-jurees-bonjour-celles-et.html
Cher Thomas, ne sachant comment vous contacter, j'utilise à défaut cet espace. Je suis bibliothécaire à Lille et nous organisons une rencontre littéraire chaque année dans notre établissement. Le 15 octobre 2010 8 écrivains sont donc invités. Vous en faite partie. J'espère que vous acceptiez. Si vous me transmettez des coordonnées plus adaptées, je vous enverrais un dossier complet ainsi que notre courrier officiel. Pardon de passer par ce biais, j'espère que vous me lirez et me répondrez. Merci. A bientôt. Mario Alonso, secteur littérature de L'Odyssée, médiathèque de Lomme.
malonso@mairie-lomme.fr
Monsieur Gunzig,
Je suis étudiante et dans le cadre de mon cours de français, j'ai été amenée à lire votre livre intitulé : " Mort d'un parfait bilingue".
Pourriez-vous me rensiegner sur son titre? Pourquoi avez-vous donné ce titre?
Je vous remercie d'avance pour votre réponse.
Monsieur Gunzig,
Nous nous permettons de vous contacter pour la raison suivante.
Dans le cadre d’une exposition à visée pédagogique, consacrée à l’Histoire du livre en Occident, l’équipe du Musée de Mariemont souhaite proposer un après-midi de réflexion aux enseignants du primaire et secondaire.
Lors de cette rencontre, prévue le samedi 15 janvier, nous prévoyons l’exposé d’un intervenant extérieur dont l’objectif serait de faire le point sur les « devenirs du livre » et principaux enjeux auxquels est confronté ce secteur en évolution constante.
Dans ce contexte, nous avons pensé à vous pour assurer cette présentation, eu égard à votre parcours dans le monde de l’édition et à votre réflexion sur l’avenir du livre.
A cet égard, serait-il possible d’obtenir une adresse mail afin de vous faire parvenir d’autres précisions concernant cette manifestation ?
En vous remerciant d’avance, nous vous prions d’agréer, Monsieur Gunzig, l’expression de notre parfaite considération.
L’équipe de l’exposition « Illuminations »
Musée royal de Mariemont
064/273 784
Thomas Gunzig, Berlusconi se fait réélire majoritairement parce qu'un grand nombre de personnes ont intérêt au système Berlusconi. Toute personne qui travaille pour une de ses entreprises ou pour une autre entreprise qui dépend des premières a pour intérêt que Berlusconi se maintienne au pouvoir car c'est la meilleure façon d'éviter que ce système s'écroule - car les milliers d'emploi qui vont avec partiront aussi.
Je ne dis pas qu'il ne reste pas une part résiduelle de consommateurs de télévision hébétés qui ont foi en Berlusconi comme on peut croire au père noël mais cela est résiduel. Il y a aussi le fait que les élections sont toujours gagnées en Sicile et qu'un staff de campagne particulier encourage, recommande un vote massif pour le centre droit (en général ils s'agit des derniers bureaux de vote à dépouiller et on constate un équilibre entre un nord de droite, un centre de gauche et un sud partagé).
Enfin voilà,
dommage que le blog ne soit plus alimenté - pourquoi ne pas générer une page facebook avec le même principe et plus d'interactions ?
Bonjour Thomas,
Mon café, je l'aime crémeux, genre capucino, mais l'entorse est celui du matin que je déguste serré: c'est un moment qui me fait sourire toute à la surprise de votre élucubration du jour. Merci pour cela. Gdt
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/quad_0987-1381_1997_num_32_1_1196?luceneQuery=%28%2B%28content%3Aberlusconi+title%3Aberlusconi%5E2.0+fullContent%3Aberlusconi%5E100.0+fullTitle%3Aberlusconi%5E140.0+summary%3Aberlusconi+authors%3Aberlusconi%5E5.0+illustrations%3Aberlusconi%5E4.0+bibrefs%3Aberlusconi%5E4.0+toctitles%3Aberlusconi%5E4.0+toctitles1%3Aberlusconi%5E3.0+toctitles2%3Aberlusconi%5E2.0+toctitles3%3Aberlusconi%29%29+AND+%28+%2Baccess_right%3A%28free%29+%29&words=berlusconi&words=100&words=140&words=free
http://bit.ly/foUbcV
Bonjour Thomas,
je m'appelle Pierrot, je m'occupe d'espaces littéraires pour "Jeunes Adultes" dans la région de Charleroi. J'aurais voulu connaître vos conditions pour vous inviter à rencontrer vos lecteurs...
Je vous laisse mon mail : pierrotdellorco@live.fr
Merci d'avance
Un fan
Cela me rappelle aussi un certain Georges W.Bush.
De toute manière, nous sommes des petites enflures dirigées et manipulées par un groupe d'enflures de haut niveau.
Et je peux affirmer qu'aucune de ces enflures ne détient la vérité et la clef pour que nous vivions dans le monde joyeux des bisounours.
Regarde en Hollande, la drogue est légalisée et ils ne sont pas plus heureux pour cela!
Bref, comprendre? Au début c'est bien. A force, ça fatigue. A la fin, tu peux en mourir de fatigue.
Je penche aujourd'hui pour l'observation, cela m'épargne quelques années de vie en moins.
http://montishow.blogspot.com/
Bonjour Thomas GUNZIG, vous avez dû recevoir une lettre de votre éditeur... Je vais avoir le plaisir d'interpréter " les Origines de la vie" via la Cie "La Mazurka du Sang Noir" (création à Nancy en mai ). J'aimerais en parler avec vous.
Isabelle MESTRE mestrisa@wanadoo.fr 06 62 52 97 62
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