3/25/2010

Le soir 23-2-10

Les célébrités


Il aura fallu que j’ai un peu trop bu l’autre soir pour comprendre une vérité essentielle : l’au delà existe.
Je ne parle pas, bien entendu, du paradis avec les anges ou avec les vierges.… Non, je parle d’une sorte d’univers parallèle qui parfois, à la manière du monde des esprits d’un Henry James, rentre en contacte avec le nôtre, se manifestant alors à travers des instants pixelllisant en «480p» sur you tube, ou des émissions télé ou des soubresauts de blogs, ou des pages dans des vrais magazine en papier.
Ce monde là, c’est le monde des poeple. Le monde des gens connu, le monde des célébrités.
De la même manière que le monde des esprits semble obéir à des règles qui lui sont propre et qui demeurent pour nous complètement mystérieuse, le monde des célébrités est lui aussi bien étrange.
Dans «La ferme des célébrités», certaine d’entre elles ont acceptés de vivre enfermés dans une sorte de ranch Africain pour s’occuper d’animaux qui n’ont rien demandé et gagner de l’argent pour des «associations». Franchement, ont ne comprend rien aux règles du jeux. Les voies des seigneurs sont impénétrables. Mais il suffit de quelques instant pour être saisi d’effroi devant les courant haineux secouant les gens célèbres que l’émission nous donne à voir. On pense un peu à l’Olympe et à sa brutalité divine : Apollon criblant de flèches les enfants de Niobé, Arès traitant Athéna de «mouche à chien», Zeus lançant Héphaïstos du haut de la montagne...
On pense en peu à tout ça, mais en plus moderne, en moins classe, en plus «Ouais, c’est ça ta gueule putain» que «De son berceau de brume à peine avait paru l'Aurore aux doigts de rose.» Mais bon, les mauvaises langues diraient qu’on à les Dieux qu’on mérite.
Dans Ilium, Dan Simmons réécrivant l’Iliade mettait en scène des Dieux terrorisés à l’idée de perdre le regard des humains à qui ils devaient leur orgueilleuse situation.
Nos poeple d’aujourd’hui semblent au prise avec la même douloureuse schizophrénie : «regardez moi, ne me regardez plus», «parlez de moi, oubliez moi».
Les célébrités de la ferme sont des célébrités en déficit de regard tant elles semblent être prête à manger de la fiente ou a coucher avec des phacochère pour être vue.
Pour Tiger Woods, riche, beau, classe ce serait l’inverse : trop vu, trop regardé, le golfeur milliardaire est à deux doigts de la combustion. Le garçon aimerait semble t’il profiter de la vie. De jolies jeunes femmes auraient défilées dans sa divine couche. Comme Zeus il aurait aussi bien honoré de simples mortelles (une serveuse un peu vulgaire, une «markéting manager» un peu quelconque...) que certaine demi divinité comme cette star du porno californien connue pour son apparition pulpeuse dans «My First Sex Teacher Volume 18».
Si l’histoire fait marrer en Europe Occidentale ou la figure du mari volage à toujours eu le bénéfice de la sympathie, dans une Amérique un peu crispée sur ses valeur morale, une histoire pareille pourrait valoir à un Dieu d’être jeté dans les eaux du Styx.
Sous le ciel, à deux doigt des enfers, il y a tous les «sukeleer» du quotidien. Il n’y a rien de pire que ce réel aussi froid et dure qu’une plaque de fonte.
Alors finalement, tous ce cirque quotidien de nos divinités à deux balles, c’est peut être finalement pas si mal.

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