3/25/2010

Le soir 12-1-10

Dead Ringers



Rarement une semaine eu l’air d’être aussi peu réel que celle que nous venons de passer. La réalité, est une qualité qui s’apprécie dans les détailles et justement, cette semaine, tous les détailles avaient l’air de sortir d’un de ces rêves maladroit et touffus que l’on fait quand on fait de la température.
La température, justement... Il y a un mois à peine des manifestants frigorifiés se faisait gazer pour avoir manifester contre le réchauffement. Et comme si le climat était un génie malfaisant, le voilà qui givre tous l’hémisphère Nord. Les scientifique nous parlent de paradoxe, le philosophe de comptoir nous parle de manipulation. La Réalité doit être ailleurs.
La température justement... La grippe aurait dû y faire son lit. La terreur s’empara des ministères et la grippe passa, en silence et discrétion, comme une petite fille timide. Un virus comme un pétard mouillés. Une pandémie à la réalité molle.
Des soldats français sont mort en Afghanistan. A cette occasion, les journaux télévisés ont ressortis des images de guerre. Et ces images de guerre qu’on sort depuis quelques années sont toujours les même : des canons qui tirent vers des montagne, des soldats qui semblent tirer vers l’horizon, c’est toujours étrange, un peu comme des comédiens qui joueraient devant un salle vide. La Guerre mérite bien son singulier. Comme si il n’y en avait plus qu’une seule, comme si les ennemis vivaient quelque part dans aux frontières de notre monde, dans un monde spectrale où la Réalité n’a pas grand chose à faire.
Michel Daerden était il sou ou était il a jeun ? Comme tous le monde j’ai été voir les images, comme tous le monde les images m’ont fait penser à une fin de réveillon, quand vers trois heures du matin, un fêtard affectueux essaye de vous convaincre de le ramener chez lui. Si Michel Daerden n’était pas sou, je veux bien manger mes moufles mais la question c’est : «et alors ?». La question à laquelle Michel Daerden répondait, portait sur les pensions et sur ce que le gouvernement comptais faire. Dans sa réponse en néerlandais, Michel Daerden disait qu’il ne fallait «agir précipitamment», qu’il ne voulait «pas faire de démagogie», qu’il avait pris «contacte avec les partenaires sociaux», que les «travaux progressaient», qu’il fallait «poser les vraie questions» et que les réponses à ces vraies questions donneraient lieux «il l’espérait» à un livre Blanc. Cette réponse, c’est tous le talent de Michel Daerden. D’ordinaire, l’alcool délie la langue, c’est l’image du vieux poivrot qui s’épanche, qui se confie, qui se confesse. Michel Daerden parvient à cette prouesse biologique : même ivre, sa langue reste en bois. Un bon bois dure et plein. Un bois fait pour durer.
Eric Rohmer est mort lundi soir. Un vrais mort, bien réelle. J’avais adoré ses «Nuit de Pleine Lune» et «Le Genou de Claire». Eric Rohmer, avait dit : «je n’aime pas tricher, j’aime prendre la réalité telle qu’elle est».
C’est amusant quand même, comme en ce début d’année la dernière maison de la Réalité se retrouve dans la Fiction

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