11/08/2009

La semaine Infernale 7-11-09

Souvent,
le soir,
quand les enfants dorment et que madame est encore au tire à l’arc...
je pense à toute ces vedettes, tous ces peoples, toutes ces stars qui après une courte période de gloire, sont retombée dans l’anonymat
qui se souvient d’Erik Estrada qui faisait Poncherello
qui se souvient de Gary Coleman qui faisait Arnold
qui se souvient de Todd Bridges qui faisait Willy
qui se souvient de Claudine Coster
de Ariane Latéguy
de Claudia Philips
de Linda de Souza
de Vincent Lorca
de Laetitia Gabrielli
Ces cohortes de chanteurs, d’acteurs, de présentateurs télé, d’humoristes... qui un jour sont arrivé chez eux et ont dit : «maman ! Ca y est ! Ma carrière est lancée»
Et qui aujourd’hui ont ouvert des cafés dans des petites villes de provinces,
ont monté des société de location de véhicules utilitaires,
se sont reconvertis dans l’ameublement d’intérieur
ou bien sont devenu des petits vieux en peignoir à la propreté douteuse et des petites vielles en tablier bleu pâle,
placée dans une institution à l’odeur de soupe et qui regardent d’un air surpris la ribambelle de comprimé à prendre dans l’ordre pour rafistoler leur mémoire défaillante...
Ca me fout un de ces cafard...
Et puis il y a ces carrières politiques tombées dans l’oubli...
Tous ces types qui se sont agité pendant des dizaines d’années pour un lopin de pouvoir...
Tous ces types qui se sont un peu compromis
tous ces types qui un peu menti
un peu trahi
un peu médit
un peu comploté
un peu calculé
serrer des milliers de mains
imprimer des milliers d’affiches
imaginé des slogans crétins
dépensé une énergie folle
et passé des nuit entières
à élaborer des stratégie aussi tordue que des strings oubliés au fond du séchoirs...
Pour un bête poste dans un bête bureau cossu très justement appeler le «cabinet»
Qui se souvient
de Henri Fayat, ministre
de Marcel Busiseau, ministre
de Alphonse Vranckx, ministre
de André Vlérinkx, ministre
de Michel Toussaint, ministre
de Pierre Falize, ministre
de Daniel Coens, ministre
Pierre Mainil, Firmin Aerts, Alfred Vreven, Louis Bril, Viviana Demeester, Elie Deworme, Andre Geens...
Qui se souvient d’eux...
La fin de carrière, le reclassement, l’extinction des feu, le retour à l’anonymat, il y en a qui accepte ça avec sagesse, ils savent qu’il n’y peuvent rien, qu’une génération chasse l’autre, qu’il est temps de faire un vrais métier utile qui rend les gens heureux comme
vendre des gaufres chaudes,
faire des pipes à 15 euros,
écrire des bande dessinées,
nettoyer des vitrines,
régler des moteurs,
élever des enfants,
faire cuire des croquettes...
Et puis, ils y ceux qui s’accrochent...
De toutes leur petites forces,
Avec leur petits au rebord de la fenêtre du pouvoir...
Qui se souvient d’André Flahaut ?
Tous le monde se souvient d’André Flahaut...
Ben ouais...
Comment oublier André Flahaut ?
André Flahaut, il est un peu comme ces petits enfants à problèmes qui font plein de conneries à l’écoles, juste pour qu’on s’occupe d’eux.
Ces enfants pas très soignés, pas très brillants qui passe leur récré à jeter des boulettes de terres mouillées contre les fenêtres et qui seraient incapable d’expliquer pourquoi.
Que ces conneries, Véronique, c’est un peu comme des appel à l’aide.
André Flahaut, lui, il y a trois jours, il est partis en Chine pour y rencontrer Wang Bang...
Mais non pas Gang Bang
Wang Bang...
Membre du bureau politique du comité centrale du Partis Communiste...
Et André Flahaut, en lui serrait chaleureusement la main à dit qu’il «attachait une grande importance à la coopération avec le Partis Communiste Chinois»….
Le Partis Communiste Chinois :
mmmm :
Entre 2005 et 2008, trente milles exécutions capitale.… Peut être un peu plus.…
Le partis communiste chinois :
mmmm
Et qui après envoi à la famille du condamné une facture de 8 euros pour «frais d’exécution» et qui vend les organes du cadavres...
mmmm
André Flahaut en Chine...
Non de Dieu Véronique, si ça c’est pas un appel à l’aide...
Vous savez avec ces enfants à problème, il paraît que ce qu’il faut faire c’est les serrer dans les bras, leur faire des petits bisous et leur dire qu’on les aime.
Allez, il ne reste plus qu’à trouver un volontaire pour s’y coller.

La semaine Infernale 1-10-09

Hier soir...
Hier soir, j’étais seul chez moi...
Madame était au tir à l’arc...
Les enfant dormaient...
Le chat gris ivre de sheba et à moitié conscient pêtait sur son plaid...
Et moi, je faisait comme des millions de gens seul chez eux, le soir, je regardais des vidéos sur You Tube.
Des accidents de vélo, des chiens qui marchent sur les pattes avant, des bébés qui vomissent, des clips de Chris Brown,
Des milliards de gigas de conneries soigneusement collectée par les camescopes de milliards de type et de nanas désoeuvrés à usages d’autres milliards de types et de nanas désoeuvrés.
Et tout ce petit vortex de connerie et d’ennui, tous ces chiens, tous ces vélos, tous ce vomi de bébé et ce pauvre crétin de Chris Brown, après dix huit minutes, ça commençait à me foutre un de ces cafard...
Alors j’ai tout éteint...
Je me suis dit que pour une fois j’allais faire quelque chose de différents...
Je me suis mit sur le canapé, j’ai mit un peu de musique...
Jean Sebastien Bach...
Prelude et fugue...
Et j’ai fermé les yeux...
Je ne sais pas pourquoi, mais il n’a pas fallu dix seconde pour que je me mette à penser à penser cul...
Nom de Dieu, mais je suis malade ou quoi...
Toujours est il que j’ai repensé à ce billet que j’avais fait sur les flamandes...
Et je me suis dit que j’avais été injuste...
Les flamandes... Les flamandes... Ok... D’accord...
Mais là, les yeux fermés sur mon canapé, tout seul, chez moi, c’est pas aux flamandes que je me suis mit à penser...
Sur mon canapé, tout seul chez moi, j’ai pensé...
J’ai pensé.…
Au Wallonnes...
Les Wallonnes...
Ahhhh les Wallonnes...
Elles sont trop bonnes...
J’adore les wallonnes, des années qu’elle sont là, sous mes yeux et c’est seulement hier soir que je m’aperçoit que les Wallonnes...
Les wallonnes.…
Elles m’excitent !
Ces petites bonnes femmes râblées que l’on croise au Lidle de Thuin poussant des charettes remplies à raz bord de graisses saturée, de cassonnades, de margarines, de blanc de bœuf, de spéculoos et de chacha...
Ca m’excite.…
La wallonne... Tantôt coiffé comme Marylène, tantôt comme Frederic Ries, tantôt comme Fabienne VandeMerche...
Hésitant entre le blond cendré et l’acajou et le noir charbon
La wallonne qui sent à la fois l’effort et l’ennui,
La wallonne qui sent la houille, la fagne, la forêt de conifère, la tourbe tiède, la jatte de café, le terminus de TEC, la file à la poste, la tarte au riz, la lessive, le tahiti douche fraîcheur d’Houfalize, le potage du soupé, la tartine beurrée et le désinfectant ménager.
La wallonne... La wallonne...
Moelleuse comme une couque...
Potelée comme un brol du val saint lambert
Sucrée comme un paquet de boule
La wallonne toujours prête à pleurer quand Frederic François chante «l’amour fou»
La wallonne à le cœur en flan
Tendre comme un cougnoux
Si j’étais un peu moins civilisé je sillonnerais la wallonie en VW Sharan,
je draguerais dans les Spar, je draguerais dans les Colrythe, je draguerais dans les City Delhaize, je draguerais dans les Super GB,
Je trouverais mes proies là où elles se trouvent
au rayons gauffre...
Elle s’appelerais Monique, Cécile, Michelle, Marie-Claire, Françoise, Sophie, Sandra, Nathalie, Chantale, Severine, Pascale, Danielle...
Elle m’invitera chez elle,
dans son petit intérieur un peu négligé, le lino simili parquet chêne clair lavé au monsieur Propre, son salon meuble mailleux, sa cuisine Ixina, sa véranda quatre saison donnant sur un gazon trempé par les pluies de l’entre Sambre et Meuse où agoniserait la piscine gonflable de l’été...
Elle nous allumerais un feu avec les flyers electoraux du PS
On ferait flamber les Daerden, les Collignon, les Flahaut, les Courard, les Kubla, les Onkelinx, les Donfuts, les DiRupo, les Demottes, les Delizée, les Magnettes, les Busquins
Tous ensemble unis pour faire monter la température de ce petit living de la Rue de la Crosse à 4280 Villers Le Peuplier, Commune d’Hannut, Province de Liège...
Ma Wallonne, 44 ans...
les enfants sont au Lycée Notre Dames, Monsieur est Délégué Commerciale,
cet après midi rythmée par une météo morose et le télé achat de RTL-TVi est à nous...
Ma Wallonne offerte comme un petit cochon en massepain rose de la Saint Nicolas.…
Aussi nue qu’un boudin blanc sur une assiette Seca
Elle m’encouragera elle me dira des «Ouftiiii», je lui dirai des «alleeezzzz dit...»
Ce sera beau comme une grève chez Arcelor, violent comme une manif d’agriculteur, trouble comme une intercommunale carolo, brûlant comme un goal du Standart...
Ahhhh
Jodoigne...
Qu’est-ce que je suis heureux de passer la semaine ici Veronique...

La semaine Infernale 15-10-09

Hé bien, ce matin, je me suis réveillé et je me suis dit qu’il était temps de revenir aux choses simples.
Ce matin, je me suis réveillé et je me suis dit que de tous le reste, j’allais m’en foutre...
- Le vote du budget ? Je m’en fout...
- la contribution des banques ? Pfff Je m’en fout...
- les subventions au photovoltaïques ? Alors là... mais qu’est-ce que je m’en fout...
- le nucléaire ? M’en fout.
- la crise du lait ? M’en fout.
- la tva dans l’horéca ? M’en fout.
- la grippe mexicaine ? M’en fout.
- la prostitution au sénégal ? M’en fout.
- Karl Heinz lamberts qui se tâte pour BHV ? M’en super contre fout...
- Le voile à l’école ? M’en fout.
- Dick Advocaat ? M’en fout.
- la commission Fortis Bis ? M’en fout.
- les taux d’intérêts ? M’en fout
- la permanente de Peter de Crem ? M’en fout
- l’erythème fessier de Didier Reynders ? M’en fout.
- le seau de blush de Joel millequet ? M’en fout
- le banc solaire d’Elio Di Rupo ? M’en fout
- l’abonnement au Passage Fitness de Jean Michel Javeau... M’en fout...
Je les entends les critiques : «Ah mais ce n’est pas bien de s’en foutre comme ça ! C’est très égoiste ! Il faut être un citoyen informé-concerné-engagé-dans son époque ! C’est la base de la démocratie ! Si tout le monde s’en foutait, le pays irait super mal ! Les politiques feraient plein de trucs en stoemeling, ils géreraient à la petite semaine, comme des incapables, les juges d’instructions seraient pourri jusqu’à l’os, personne ne tiendrait ses promesse électorale.… ce serait la débandade...
Hé ben la débandade... Je m’en fout
le réchauffement, l’écologie, l’économie, la politique, l’avenir du monde..
Mais je m’en fout, je m’en fout...
Je vais retourner aux choses simples.
Plus de télé, plus de téléphone, plus de bagnole,
je vais arrêter de bosser comme un con pour gagner des crottes de bique
je vais me mettre complètement hors circuit.
Plus de fric, plus de crise, plus de soucis, je m’en fout de tout.
Le bonheur total.
Je vais me mettre à la recherche d’une terre vierge et fertile où je m’installerai avec ma petite famille.
Avec les enfants nous construiront une petite maison en bois...
Je cultiverais la terre...
Je serais hyper relax
je baiserais ma femme à couille rabatue en regardant la course du soleil dans un ciel sans nuage...
Je m’en fouterais de tout.
Et je suis certains qu’en me voyant si heureux les amis suivraient mon exemple...
Raoul ou bien Juan viendrait s’installer à côté de chez moi...
Nous ferions des échanges
Les petites moufles tricotée par le fils de Raoul contre ces pagnes en cuir dont j’aurais le secret.
Bon, avec le temps et avec l’arrivée de Delphine, de Jean Jacques de Gilles d’Alain et de Véronique, il faudrait augmenter les cadences et engager de la main d’oeuvre.
Je nommerais mes filles administratrices de la fabrique nationale de pagne en cuire.
Elles ont un bon sens de la gestion, elles feraient régner la terreur dans les ateliers.
Evidemment, ce salaud de Gilles n’hésiterais pas à essayer de casser les prix en délocalisant la production d’imitation.
Ah oui, mais je ne me laisserais pas faire...
Je saisirais l’OMC, il y aurais des sanctions, je ferais fermer ses usines, je mettrais ses ouvriers à la rue putain de bordel.
Et quand Delphine se présenterait aux premières élections locales, avec l’aide de Jean Jacques, on lui financerait une bonne partie de sa campagne pour faire barrage par tous les moyens au Partis de Juan.
En échange, on raflerait tous les marché publiques.
Ha ha ha...
Ce qui me fait peur, c’est que Juan recevrait certainement l’appuis d’Alain.
Il va falloir que je mette Alain sur écoute. Je payerais Virginie pour qu’elle l’allume et je ferrais des photos compromettante pour qu’il se décide à laisser tomber.
Ah ah ah... En quelque années... Je serais à la tête d’un empire financier...
Je déverserais des hectolitres de bêton sur ma petite terre vierge et fertile et ça me ferais gagner un pognon de dingue.
Je passerais mon temps à bouffer du mauvais gras dans des déjeuner d’affaire interminables.
Je tromperais ma femme avec des escorte girls maquillée à l’aérographe et qui me dirais «Je t’aime patron» avec des accents bielorusse
Je développerais un cancer du tube digestif....
Je trahirai Jean Jacques et je ferai un cartel avec Raoul pour faire barrage à Delphine qui aura retourner sa veste.
Pour ça, il va me falloir un maximum de voix au éléctions.
Je vais tout promettre, je vais rien laisser.
Je vais niquer 15 milions d’électeurs en disant que je n’y peut rien, que c’est pas ma faute, que c’est l’économie, qu’on ne peut rien contre le système
Je vais mener une politique s’austérité totale, je vais demander des efforts à tous le monde et je me prendrais l’option pack siège cuir exécutive sur mon Audi A8
Je vais placer des gens à moi à tous les poste clé de l’administration...
Ahhh ça Juan, t’as voulu faire le malin.… Mais t’es déjà sur la liste noir mon petit ami...

Houlà
Oui...
En fait je me demande vraiment si c’est une bonne idée de partir à la campagne en me foutant de tout...
En fait je me demande si je ne vais pas encore un peu rester ici...
Ca vaut peut être mieux non ?

La semaine Infernale 19-9-09

Ca y es...
Pas besoin d’être fort en math pour faire ce triste constat, Véronique,
ce que tous, hier encore, nous avons cru impossible est désormais une réalité...
Une triste réalité...
Une réalité vraiment moche et qui sent mauvais de la bouche...
Une réalité qu’on lui péterait bien sa gueule mais que ça ne changerait rien...
L’année prochaine Véronique...
L’année prochaine j’aurai 40 ans...
Putain de bordel...
40 ans Véronique...
L’année prochaine j’aurai 40 ans et je serai vieux...
L’année prochaine j’aurai 40 ans, je serai vieux et j’aurai cette odeure de linge sale qu’on tous les vieux.
Ca me fout un de ces cafards...
40 ans dans un c’est pire que 40 ans...
C’est un peu la sensation qu’on a juste avant de rentrer dans le labyrinthe de la foire du midi...
On se dit que ça va être long, pas drôle et que ça va sentir un peu la pisse...
Et quand on y est, c’est effectivement long, pas drôle et ça sent la pisse...
40 ans dans un ans...
C’est l’âge où on fait des bilans.…
Tout ce qu’on ne sera jamais :
on ne sera jamais cosmonautes
on ne sera jamais pompier
on ne sera jamais pianiste...
A un ans de mes 40 ans, fini de rêver.
Plus aucun métiers nobles n’est à ma porté.
A un an de vos 40 ans, vous êtes vieux, pour le vrais monde du travail vous sentez déjà le formol
Vous êtes bon à être mit sur le trottoir le jour des grande poubelle à côté d’un vieux PC, du cadavre d’un aspirateur et d’un lecteur VHS.
A un an de vos 40 ans la seule reconversion possible reste élu au parlement wallon.
Etre assis sur mon petit fauteuil.
Faire une petite campagne.
Avoir de petit avantages.
Des petits à côtés.
voter des petites lois auxquelles je ne comprendrai rien
boire mon petit café.
Penser à ma petite vessie...
Le parlement wallon !
La dernière étape avant la séniorie...
L’anti rêve de gosse !
Je suis à un an de mes 40 ans !
A un an de ses 40 ans on commence à avoir des désirétranges.
On va en stoemeling sur des sites surper bizarre :
«Punish all this asian teen»
A un an de ses 40 ans on fait le compte de tout ce qu’on a toujours eu envie de faire avec une fille mais qu’on en a jamais trouvé aucune pour accepter de le faire avec vous.
A un an de ses 40 ans, on devient un vieux dégueulasse.
A un ans de ses 40 ans, peut être que c’est l’âge où on commence à payer des gens pour obtenir ce qu’à 30 ans on recevait gratuitement.
A un an de ses 40, parce qu’on sait qu’on est définitivement de l’autre côté de la barrière, c’est l’âge où on commence à mater les fille de vingt ans de moins que soi.
Comme si c’était des bouées de sauvetages.
Que si vous vous accrochez très fort, vous survivrez plus longtemps.
A part que ce sont des bouées de sauvetage qui s’éloigne de vous en disant : bèèèkesss, un vieux...
A un an de ses 40 ans, c’est l’âge où commence la pente douce vers le crématorium..
Votre corps va commencer à partir en couille.…
C’est l’âge où commencent les petites douleurs par ci par là.
Où on commence à avoir du mal à s’endormir
où on reste pendant des heures les yeux ouvert à faire des bilans...
Où on a un sommeil léger,
Où on commence à avoir peur de tout :
des cambrioleurs...
d’une fracture de la hanche...
des cours de la bourses...
des jeunes qui font du bruit dans la rue...
A un ans de ses 40 ans on change...
C’est un âge pour voter CdH.
Un âge où on trouve que Melchior Watelet inspire confiance.
Un âge pour boire du campari orange dans des tout petit verres
Un âge pour prendre rendez vous pour un examen de la prostate
Un âge pour commencer a avoir des intolérence alimentaire.
Enfin, c’est un âge ou la seule chose qui vous consol c’est de savoir que tous le monde passera par là.

La semaine Infernale 5-9-09

Alors dite Véronique...
Je ne sais pas si vous avez remarqué mais ils ont pêche d’enfer...
Ca fait plaisir à voir...
Nous la rentrée, ça nous fait un peu l’effet d’un cancer,
ça nous plombe, ça nous déprime, on envie de rester assis tout dans sa voiture en écoutant Albinoni et de pleurer pendant dix mois sur cette condition humaine de merde...
Mais eux...
Ouaaaa...
La rentrée ça leur fait comme un coup de défibrillateur :
Didier Reynders, Françoise Bertiaux, Louis Michel, Laurette Onkelinx, Elio Di Rupo, Olivier Maingain, tous nos amis du gouvernement...
Ils pètent la forme, non de dieu ça fait presque peur...
Depuis le premier septembre, quand on les regarde on a l’impression de voir une colonie de sapajou en pleine parade amoureuse !
Ca sent les hormones à des kilomètres....
Sauf Joelle Millequet, tiens...
A la radio l’autre jour, elle était un peu momolle, Joelle Millequet...
«Je pense ci, je pense ça...»
Pas trop de conviction,
Comme si elle couvait un truc, je ne sais pas...
Comme si elle avait comprit que tout de façon, au bout du tunnel,
c’est comme pour tous le monde,
une petite crémation matinale au cimetierre de Woluwé
un café pour la famille et puis basta...
Mais les autres, ses collègues, tous des batteries neuves, les vacances ça a été le grand entretient, ils sont super reposé,
Une bande de cycliste sous EPO avant un col de deuxième catégorie,
avec leur petit maillot vert ou orange ou rouge ou bleu bien serré...
Didier Reynders quand on l’avait laissé début juillet, il était quand même un peu jaune.
Il avait prit du mauvais gras,
Il avait le regard terne du type qui se demande si il retrouvera un jour l’usage de ses jambes...
Et là...
Je ne sais pas...
Il a eu des super vacances, bien mangé, bien dormi,
il a pensé à rien, il a de-co-nect-té...
Et il revient resourcé...
Prêt à pêter la gueule de tous le monde à la récré
Prêt à piquer les dix heures et à pousser les filles dans les orties...
C’est lui le chef, quoi bordel !
Ahhhh... ça fait plaisir à voir..
Ils sont tous super en forme...
Ca s’entend dans le choix des mots :
Françoise Bertiaux,
l’autre jour, à la radio
elle a dit : conviction, projet, combat, stratégie.
Conviction, projet, combat, stratégie...
Charles Piquet, l’autre jour, à la radio, il a dit :
projet, concrétisation, refinancement.…
Olivier Maingain, l’autre jour à la radio, il a dit
Institutionnel, Ligne de conduite, détermination, tabou contre tabou...
Et il utilisait ces formulations d’instituteurs qui va vous pourrir la vie :
«A tous le moins»… «J’ose espérer»…
Pendant un moment j’ai eu peur d’avoir oublié mon journal de classe...
Et Laurette Onkelinx,
l’autre jour à la radio,
je ne me souviens pas ce qu’elle à dit...
j’écoutais pas vraiment,
j’étais dans les embouteillage et il y avait un pauvre con en porche Cayenne gris métallisé immatriculée CJK 438 qui m’a doublé par la droite en roulant à moitié sur le trottoir...
Si je le retrouve, je mange ses vertèbres...
Bref, Laurette Onkelinx j’ai juste entendu son choix musicale !
Morcheeba...
Morcheeba...
Ibiza...
1992
L’Amnésia...
ma copine Ute Stadmüller rencontrée l’après midi même en train d’acheter un paréo en alpaga sur un stand du marché hipie de Santa Eulalia et qui avait prit son premier extas...
En pleine forme Laurette...
Bon bref...
Avec tous ces gens en forme, moi je vous dis que l’année qui vient ça va être du sport...
C’est chouette, hein !

La semaine Infernale 29-8-09

Véronique,
Je n’ai qu’une chose à dire
Vacances de Merde
Je me suis fait chier...
Mais chier grave...
Je suis partis dans le sud...
Dans le sud comme un con...
Je ne sais pas pourquoi en vacances, on est toujours obligé d’aller le Sud...
Il a fait chaud... Mais chaud...
Tous les jours...
J’avais l’impression que j’étais une patate et qu’on m’avait mit au four.
La chaleur, je ne comprend pas comment on peut aimer ça : la journée on se planque à l’ombre, comme des rats
et le soir on sue comme des porcs
Et du coup on ne sait pas dormir...
Les draps sont moite
Et on écoute les moustique...
bzzzzz
qui vous tourne autour.…
bzzzzz
comme des psychopathes assoifé de sang.…
Alors pour passer le temps on tenterait bien quelque chose avec la grande blonde qui vous accompagne... hé hé hé
Mais elle vous dit...
Hoooo arrête... Fait trop chaud...
Et puis tu sue comme un porc...
Vacances de Merde...
Je suis partis avec les enfants...
Les enfants, pendant l’année, c’est chouette, ils ont écoles, ils sont crevés, saucisses compotes une histoire et au lit...
Mais pendant les vacances...
Ils ont une énergie, les gosses...
Les enfants en vacances, c’est comme des petit camés chargé à mort à l’extasy
Ils sont exitéééé.… Ils bougent tout le temps, ils parlent tous le temps, ils ne s’arrête jamais
Et ils faut faut les regarder sauter dans la piscine...
Pendant 15 jours,
50 fois par jour...
Hé pp’a et pp’a... Tu regarde...
A la fin, je voyais le mot «Infanticide» gravé sur les nuages...
J’ai failli devenir dingue...
J’ai pas lu un seul livre
j’ai pas fait une seule sieste
j’ai mit la table
j’ai débarrassé la table
j’ai remplis et j’ai vidé le lave vaisselle...
Pendant les vacances, les parents ça devient les groom des enfants...
Room service...
Et pour pas un balle...
Vacances de Merde...
Alors cette année, pour faire des économies, j’ai été en France dans la maison de mes parents.…
Avec mes parents.…
Vacances de Merde...
C’est dingue... J’ai quitté la maison y’a 20 ans et rien n’a changé...
«C’est quoi ce tee-shirt ? ahhahhh... Un mars à 11 h du matin tu aime ça toi ? Ahahhh???? Tu veux bien tondre la pelouse ? Tu t’es lavé les mains ? Après manger tu dois attendre une heure avant d’aller nager...»
Vacances de Merde...
Rien n’a changé, mais ils ont vieilli...
Et les vieux, c’est toujours un peu malade...
Ca se palpe, ça s’osculte, ça s’examine...
Les journée, c’est comme un interminable épisode de Docteur House...
Vacances de Merde...
Et ça coûte un prix fou...
Les autoroutes, l’essence, la bouffe dégeulasse à l’autogrill, la crème solaire, les revues pour quand les gosses s’emmerde, les trucs à gonfler pour la piscine, les courses dans les grand magasin français que je déteste tellement que chaque fois que j’y met les pieds j’ai l’impression qu’on me fait une colonoscopie, les mouquetaires, les leclercs avec ces putains d’allemands en slash et shortes qui font la file caisse 18 avec un chariot remplis de sandwiches mou et de spécialités du Sud Ouest bourré de cholestérol qui leur fichera le cancer des testicules.…
Vacances de Merde...
Bon maintenant c’est la rentrée et tous le monde tire la gueule...
Ils va faire froid, ils va faire noire, on va tous crever de la grippe H1N1 au volant de nos bagnoles pourrie dans les embouteillages au carrefour quatres bras.
Une année scolaire c’est quand même toujours un contenair d’emmerdement qui est livrés devant chez vous
C’est partis pour dix mois de calvaire
Une phrase de conclusion : Rentrée de merde Véronique.

La semaine Infernale 13-6-09

Alors moi, le 6 juin j’ai fait comme tous le monde ou presque
J’ai regardé la soirée électorale...
Hé ben, je vais vous dire
la soirée électoral, j’ai trouvé ça, pas terrible...
Attention, hein, je ne parle pas de la réalisation,
Technique nikel, propre,
on ne voyait pas les coutures...
Impeccable.
Bravo la Rtbf...
Mais l’histoire...
Excusez-moi, mais l’histoire elle, elle était nulle...
Non de Dieu avec tout le foin qu’on avait fait, avec les bandes annonces, la promo, les affiches, les accroches, les pitch, les lancements
Avec tous le pognon qu’ils ont mit dans des conseillers en communication, en soirée promotion, en après midi rencontre,
Avec toutes ces dizaine de propositions facebook pour faire partie de dizaine de groupe de soutiens à des moustachus dont je ne connaissais même pas le nom
Avec les interviews des acteurs qui en faisait des tonnes pour essayer de nous dire ces élections ça allait être l’Illiade et l’Odyssée
Hé ben après tout ça je dois dire que je m’attendais à passer une super soirée,
j’étais seul, chez moi tranquille, des chips au sel à portée de main, optimiste, impatient, content d’être là, zéro a-priori négatif...
Et puis, ça a commencé...
Il a pas fallu deux minutes pour que je comprenne que ça allait être plein de clichés : on nous fait monter une sauce pas possible pendant des mois, on nous fait croire que ça va être terrible, on nous fait croire qu’il va y avoir des blessé, du drame, des suicidés, des explosions dans tous les coins...
Et qu’est-ce qu’on voit ?
Et qu’est-ce qu’on voit ?
Rien !
Enfin pas grand chose :
un peu comme un de ces films érotique qui passait à la télé dans les années quatre vingt, quand tous est floue, de loin, de dos.
Le tabou du poil.
Ca passe des semaines à s’insulter, à menacer, à fomenter des coup tordus et le jour des élection : tous le monde se respecte...
Tous le monde assis bien droit autour d’une table en plaqué merisier qui était bien la chose la sincère de ce soir là.
Bordel de merde ! On nous fait nous lever un dimanche pour faire la file dans des écoles primaires où plane cette insupportable odeur d’urine et de choux fleure sauce blanche...
Et ou le seul truc à faire en attendant qu’un assesseur crevé et de mauvais poile arrive à relancer le système qui a planté, c’est de regarder tous ces bricolages morbides bricolé par des gosses paumé dans un enseignement en ruine
ces visages peint sur des assiettes en carton avec des bouchon spa reine pour les yeux...
Ces bonshommes en rouleau de papier de toilette qui pendouilles comme des suicidé au dessus des radiateur en fonte.
Et à la fin de la journée qu’est-ce qu’on reçoit :
des graphiques en camembert, des projection en 3D
Et les quatres mêmes vieux acteurs qui nous ressortes encore et encore et encore ces rôles qu’on connaît par cœur :
Un Di Rupo en rémission qui fait un peu penser à Al Pacino dans le Parrain 2 quand Michael Corrleone dit au méchant gouverneur «Cette licence pour les casino, non seulement on ne va pas la payer mais en plus vous allez me l’apporter personnellement»
Un Reynders qui une fois encore arrive à faire celui qui sourit pendant un toucher rectal.
Un Javeau qui ce soir là était un peu Janis Joplin planant à Woodstock et ne sachant pas très bien avec qui passer la nuit.
Et une Milequet avec l’air aussi emmerdé que s’il fallait faire l’inventaire dans sa parfumerie pour la deuxième fois de la journée.
Ah ben la soirée électorale merci bien...
Même les scénaristes de Dora l’exploratrice font plus d’effort
La soirée électorale,
Quelle bête histoire, je vous jure.
Et puis ça s’est terminé comme ça... En queue de poisson...Comme un épisode de «Sous le Soleil» Avec ce petit goût triste dans la bouche et la conviction qu’on aurait mieux fait de laver ses carreaux.
Au moins ça, ça aura fait rentre un peu de lumière.

Le Soir 3-11-09

Prise rapide



Depuis quelques jour, l’Allemagne, l’Europe et le monde commémorent à coup de déclaration, de soirées thématiques d’images d’archives, et de témoignages la Chute du Mur de Berlin (il faut mettre des majuscule partout comme dans Bruxelles-Hal-Vilvorde).
Il faudrait être complètement crétin pour prétendre que ce Mur et tout ce qui se passait derrière, enfin derrière par rapport à nous, c’est à dire à l’Est, c’était autre chose que l’enfer. l’Enfer soft de la Hongrie «normalisée» de Janos Kadar, l’Enfer objectif de la Roumanie «systématisée» de Ceauscescu, l’Enfer claustrophobique de l’Albanie bunkerisé d’Enver Hoxha, l’Enfer paranoïaque de la République Démocratique Allemande d’Erich Honecker.
Ce qui ressort des festivités et des commémoration, ce qui sous tend le récit de ce chute, l’arc dramatique du scénario est assez hollywoodien : des hommes aspirants à la liberté, un obstacle à franchir, des péripétie, des moments de désespoirs et un climax, une nuit, où toute les émotions du récits sont concentré en une seule image : quelques héros à cheval sur le maudit mur qui commence à chanceler. Enfin, une résolution où les familles séparées pendant près de trente ans se retrouve dans une scène pour toujours au ralentis.
Générique de fin.
Fin de l’histoire.
Je me souviens qu’à l’époque, un historien nommé Fukuyama était parvenu à faire l’évènement en publiant sa «Fin de l’Histoire». Le monde rentrait dans le grand consensus de la Démocratie Libérale. L’humanité s’apprêtait à vivre dans la «non histoire». Pour tous le monde, ça allait être comme un départ en maison de retraite. Les deux cent milles prochaines années allaient être comme une tasse de camomille et un Lexotan : à la fois douces et ennuyeuse.
Avec le recule, on se dit qu’on a été vachement naïf : entre 1989 et aujourd’hui le sang à coulé avec un enthousiasme qui force le respect : entre le Congo et le Rwanda, la Côte d’Ivoire et le Darfour, l’Afrique se transforma en une véritable boucherie. Le monde eu droit encore au Kosovo, à deux guerres en Irak, une en Afghanistan, une au Liban et une en Tchétchénie. Il y eu le terrorisme, les conflits de «basses intensités», les «troubles», les «débordements», les «crises», les cris, les désespoirs, et de l’injustice livré par camion entiers à des gens qui n’avaient rien demandé.
Pas de fin de l’histoire, plein d’histoire au contraire. Pour reprendre la célèbre formule de Shakespeare : «un récit conté par un idiot, plein de bruit et de fureur et qui ne signifie rien».
Et les murs ? Les murs sont plus nombreux que jamais. Grands et petits, visibles et invisibles. Dans nos esprits où dans la réalité.
Mieux gardés que jamais.
Construits pour durer.
Sans doute indestructibles.

Le Soir 27-10-09

L’ivresse de l’altitude




Dans les films de mafieux, quand on veut acheter quelqu’un, on se demande toujours ce qu’il aime. L’argent ? Les femmes ? Les voitures ? Le pouvoir ? Généralement, ça tourne autour de ça. On ne se demande pas si «l’homme à acheter» aime la musique Baroque, les brocantes du dimanche ou le trampoline. Ces choses là, ce sont des goût secondaires. Les goûts génériques (l’argent, les femmes, les voitures et le pouvoir), tous le monde en a au moins un et si ce n’est pas le cas, c’est qu’il est mort.
Souvent je me dis, que les mafieux pourraient m’acheter facilement. J’avoue qu’il m’arrive de me rêver au volant d’une Pontiac FireBird Trans Am de 1969, (celle qui a les bandes bleues sur la carrosserie), et qu’assise à côté de moi Scarlette Johanson vêtue d’un petit short en daim et regardant la carte, m’annoncerait que Las Vegas n’est plus très loin. Oui... Je l’avoue... Mea Culpa... Les voiture, les femmes et l’argent... Ces faiblesses sont les miennes.
Par contre, le goût du Pouvoir, c’est vraiment quelque chose qui me dépasse. Chaque jour qui passent dans l’actualité, nous donne à voir des hommes et des femmes qui s’accrochent de toutes leur petites force à un statut, à une fonction, à un grade, à un fauteuil, à un titre, à une position, qui ne leur assure aucune autre satisfaction que celle du Pouvoir. Ces personnages me fascinent. On les voit souffrir, on les voit souvent haï de tous, on les voit se démener pour éviter cette chute ou cette «dégradation» qui est pourtant, forcément inéluctable.
Ce qui est paradoxal avec le Pouvoir, c’est que plus il est absolu, plus il semble fragile et susceptible d’être rapidement perdu.
On célèbre les 20 ans de la fin du mur de Berlin dont la chute en une seule nuit marqua la mort des dictatures Est-Européennes. Dans les yeux des dictateur contemporain, les Ben Ali, Kim Jong Il, Ahmaniedjab, Than Shwe et autres... on devine depuis toujours et sans aucuns doute la terreur de perdre ce qu’il n’ont obtenu que par la force.
Didier Reynders aussi aime le Pouvoir. Comme tout ceux qui aime le pouvoir, il ne le reconnaîtra jamais. Il dira qu’il «aime défendre des idées» ou qu’il est «au service des électeurs et des militants». Mais dans le fond, ce qui le fait se lever à l’aube, se coucher au petites heures, s’épuiser en interminables réunions, interview, discours, ce ne sera jamais que le gout du Pouvoir.
Le gout du Pouvoir, quand on ne l’a pas, apparaît comme un piège mortel pour celui qui en souffre, une de ces grosses fleures qui sente la charogne, qui attirent les mouches imprudentes pour les dévorer toute vivantes.
On ne peut rien pour ces mouches. On ne peut rien pour ces gens. Impuissant et en serrant les dents, on peut juste assister à leur gesticulations qui ne les sauvera jamais.
Et s’étonner que de ces mouches, il y en aie tant.

Le Soir 20-10-09

Hiver Nucléaire




Un de mes jeux préféré est celui de : «et cette semaine, qui je ne voudrais vraiment pas être ?». La semaine dernière, par exemple, je n’aurais vraiment pas voulu être Charles Michel. Essayer de convaincre qu’il n’a pas dit ce qu’on prétend qu’il a dit, tenter de nier qu’il fut troublé par le regard de sol meunière de la première dadame de France. J’ai eu mal pour lui. Ca m’a un peu fait penser à «Asterix en Corse», quand Obelix ne sais plus si il doit dire que la sœur du chef lui plait où ne lui plais pas. («Elle te plaît ma sœur ? Quoi ! Elle ne te plait pas»... etc...). Le point d’orgue du malaise, celui ou j’aurais le moins voulu être lui, c’était samedi matin à la radio. Dans une déclaration d’un kitsch aussi absolu qu’un dialogue de «La Boum 1», le ministre à l’égo blessé déclarait qu’il lui arrivait, en réunion, lorsque les choses de la politique lui apparaissaient comme trop violentes, de lire un passage de Lamartine. Lamartine qui fut, comme lui, Ministre et qui écrivait des choses comme :
«Lorsque seul avec toi, pensive et recueillie,
Tes deux mains dans la mienne, assis à tes côtés,
J'abandonne mon âme aux molles voluptés
Et je laisse couler les heures que j'oublie;
Lorsqu'au fond des forêts je t'entraîne avec moi,
Lorsque tes doux soupirs charment seuls mon oreille,
Ou que, te répétant les serments de la veille,
Je te jure à mon tour de n’adorer que toi; (…)»
Carla à bien de la chance de faire battre le cœur des poètes ministres wallons.
Mais cette semaine, celui que je n’aimerais pas être c’est Paul Magnette.
Paul Magnette, physiquement, c’est autre chose qu’un Charles Michel. Paul Magnette, les filles aiment bien. Enfin, les filles qui aime le genre Cow Boy. Paul Magnette, les costumes ne lui vont pas, ça fait un effet bizarre, comme si on mettait des boules de Noel à un Peuplier. Paul Magnette, on le verrait plutôt en jeans, à cheval, parcourir les plaines de l’Ouest et essayer de garder les troupeaux. Pauvre Paul, encore un qui est né au mauvais endroit et au mauvais moment. Le Gérard Mestralet, dans l’Ouest du dix neuvième siècle, on l’aurait recouvert de goudron et de plume et on l’aurait éjecté du saloon. Aujourd’hui, un petit ministre ne peut pas grand chose contre un grand patron.
Mauvaise semaine pour Paul Magnette décidément. Sa décision de prolonger de dix ans la vie des centrales lui revient dans la figure avec la puissance d’un bison colérique. Trois ministres régionaux, telle les sioux des grandes plaine, donnent l’assaut de sa décision de faire vieillir encore un peu les centrales Belge.
Peut être qu’un jour la commune de Thiange sera t’elle aussi célèbre que la ville de Tchernobyl.
En 1872, Buffalo Bill recevait la prestigieuse «Medal of Honor».
Il est probable que la seul distinction que recevra Paul Magnette sera en chocolat.
Cela dit, ça tombe bien, on dit que c’est un gourmand.

Le Soir 13-10-09

Strating bloks


Obama, tous le monde l’aime bien. Il y a tellement de monde pour bien aimer Obama, qu’il arrive même que ce soit des gens qu’on aime pas et que du coup, Obama, on l’aime un peu moins.
Evidemment, aimer un peu moins quelqu’un parce qu’on s’aperçoit que des gens qu’on aime pas l’aime, c’est une raison complètement idiote, mais bon... c’est comme ça... On y peut rien... C’est l’inconscient qui parle... Un peu comme une variation sur le thème du syndrome de Stockholm, où l’on commencerait à trouver un peu moins sympathique le preneur d’otage parce qu’on aimerait encore moins les otages qui l’adorent.
Enfin soit, toujours est il que rationnellement, Obama, je l’aimerais plutôt bien même si parfois, la télé et les journaux auraient tendance à un faire une sorte d’accessoire fashion, un peu comme un sac à main porté par quelque vedettes dont les photographies au téléobjectifs se retrouveraient dans les magazines poeples et que l’on retrouveraient, plus tard,, imité et au rabais, un peu partout, dans les rayons des solderies ou vendu à la sauvette sur les trottoir des centres touristiques.
Donc j’aime bien Obama, même si je me dis qu’à être comme ça un sac à main, il bien se rendre compte qu’un jour il finira à la cave, sous un tas d’autre sac, adoré eux aussi un moment et puis tout simplement oublié.
Des sacs qui pourraient encore servir mais dont on ne sert plus.
Des sacs qui, avec le temps, auraient fini par avoir des défauts.
Des sacs dont le principal défauts aura été celui que tout fashion qu’il est, il ne changera jamais la nature profonde de celui ou celle qui le porte.
C’est vrais qu’il a du bagou, Obama. C’est vrais qu’il fait des discours qui font leur petit effet. C’est vrais aussi que succéder aux huit années rocambolesque de Georges Bush, c’était s’assurer pour pas grand chose un fameux capital de sympathie.
Obama, il était tout ça et maintenant, en plus, comme la «Croix Rouge», comme le «HCR», comme Martin Luther King, Comme Amnesty International, comme MSF et comme Mère Térésa, le voilà Prix Nobel de la Paix.
Un drôle de Prix Nobel, quand même... Un prix Nobel en prévision de quelque chose, un prix Nobel pour tentatives, un prix Nobel remit un peu tôt parce qu’un comité craignait de le remettre un peu tard.
Moi je veux bien. D’autant plus que fondamentalement, je dois avouer que je m’en fout un peu du Prix Nobel de la Paix, mais je ne sais quand même pas comment expliquer ça à mes enfants : une récompense pour des choses qu’on a pas eu le temps de faire.
Si c’était comme ça pour les devoirs ou pour ranger sa chambre, je crois que ce serait un joli bordel.
Plus je vieillis et plus le monde des adultes m’apparaît comme parfaitement incompréhensible.

Le Soir 29-9-09

Les grands moyens



Chez moi, quand les enfants se disputent pour savoir qui pourra jouer avec le cirque Playmobile et que, malgré mes naïfs appels au calme, mes appels à la raison («joue à autre chose en attendant»), mes appels à la raison («allons, ce ne sont que des personnages en plastique»), mes recherches de solutions («chacun à votre tour») et que manifestement mon autorité ne sert à rien d’autre qu’à provoquer des sursauts d’insubordination, je me rend compte que si je veut terminer la journée en sauvant la face (celle de mon autorité malmenée par deux enfants prêt à mourir pour un clown en plastique), il faut que j’utilise les grand moyens. D’une voix forte et claire, chargée à bloc d’une conviction paternelle totalement inébranlable, je dis : «J’emmène tous le monde au Quick !».
Ca marche à tous les coups : les enfants oublient le Cirque Playmobile, les enfants oublient la guerre civile qui couvait, la haine qui montait, la révolte qui grondait, maintenant la famille à un projet, un projet un peu saturé en graisses mais un chouette projet quand même, un projet de ceux qui soude le groupe en moins de temps qu’il n’en faut pour recevoir son Happy Meal.
S’occuper d’une famille, dans une certaine mesure, c’est déjà faire de la politique. Au niveau des vrais pays, avec des vrais habitants, c’est la même chose : quand tout va bien... On ne change rien.
Mais quand tout va moins bien...
Quand tout va moins bien... Il faut trouver quelque chose qui sache détourner l’attention, un chouette projet pour lequel on pourrait parvenir à mobiliser une petite population un peu nerveuse : une guerre, par exemple. Dans le genre projet, la guerre c’est un classique.
Le président Iranien Ahmadinejad, en annonçant bien haut et bien fort qu’il enrichira de l’uranium si il veut et qu’il testera des missile d’une portée de 2000 kilomètres, il l’organise bien sa guerre.
Après les élections et après les manifestations brutales, après la répressions qui ne servit pas à grand chose, Ahmadinejad à enfin comprit que rien ne servait de crier et de frapper, il fallait emmener tous le monde au Quick... Enfin à la guerre.
Bien entendu, de la même manière que lorsque j’emmène mes enfants au Quick, il m’arrive de m’inquiéter de leur taux de cholestérol, des mauvaise habitude alimentaires que j’installe dans leur esprit et de l’éventuelle thrombose qu’il me devront dans soixante ans, la guerre qu’Ahmadinejad offrira à l’Iran comme un Maxi Menu aura, elle aussi, un prix.
Entre le Quick et le Président Iranien, il y a cependant une différence... Au Quick c’est moi qui paye et les enfants qui se régalent. En Iran, ce sera tout juste le contraire

Le Soir 15-9-09

Les profs, les vaches, l’argent...



J’ai toujours bien aimé les vaches. Des grosses bêtes avec des regards doux et tristes. J’ai toujours aimé, au détour d’une balade, croiser leur grands yeux mouillés. Je crois que, parfois, je me reconnais un peu en elles, coincés derrière un barbelé, les papattes dans la boue et l’herbe humide, à regarder passer la vie sans rien y comprendre. A attendre une fin qui chaque jour est un peu plus porche.
Une vache, c’est incroyable comme ça se laisse faire : on lui dit de sortir et elle sort, on lui dit de rentrer et elle rentre, on lui dit de ne plus bouger et elle ne bouge plus et elle donne son lait, comme ça, sans faire d’histoires, sans rien connaître à l’économie, sans rien connaître à la Politique Agricole Commune, sans rien connaître à l’Europe et sans savoir que le désespoir de celui qui la trait, le poussera à le répandre par hectolitres sur le bitume d’une autoroute. Pourtant, il m’arrive souvent de penser qu’une vache, c’est vachement plus fort qu’un homme. Une vache, ça doit bien peser dans les 600-700 kilos, sans compter le lait et parfois, il m’arrive de me dire que si toute les vaches du monde avaient soudain envie de manger de la viande, que si toute les vaches du monde décidaient de ne plus partager, qu’elles se disaient que leur lait, c’est pour leur petit veau... Même dans les bureau cossu et inaccessibles des commissaire Européen, on aurait du soucis à se faire.
Parfois, quand je vois les profs, je me dis que c’est un peu comme ces vaches que j’aime bien. Comme les vaches, ça vit dans l’inconfort de ces établissements scolaires qui se décompose lentement, faute de moyen et surtout faute d’attention. (J’ai connu des profs qui prenait sur leur week end pour repeindre leur classe à leur frais). Comme les vaches, les profs c’est plutôt docile : ca rentre quand on leur dit de rentrer, ça sort quand on leur dit de sortir, ça se tient tranquil... Et puis ça donne... Pas du lait évidemment, mais du savoir... Chaque jour de chaque semaine de chaque année... Et comme le lait, ce savoir, tout doucement ça fabrique des petits adultes qui seront pompier, astronautes, acteur, musicien, vendeur de chaussettes ou bien encore ministres bien assis dans un bureau inaccessible, cossu et fraîchement repeins aux frais de la communauté.
Il m’arrive souvent de me dire que le jour où les profs en auront marre, on aura tous du soucis à se faire.
Et si c’est le même jour que les vaches, nos enfants que nous aimons tant finiront maigre, déminéralisé, démoralisé et finalement assez crétin.
En un mot la fin du monde
Et peut être qu’alors, il faudra que dans les bureaux de ministres et les bureau de commissaire, on commence à vraiment travailler.
Mais il sera peut être trop tard.

Le Soir 8-9-09

C4




Lundi matin, à la radio et dans les journaux, les gens était vraiment surexcités. Guy Vanhengel, un ministre du budget en intérim, avait déclaré dans le Standaart que «la Belgique était en faillite virtuelle». Tout le monde avait sauté sur le mot faillite. C’est normal, c’est un mot horrible, surtout avec cette sale crise qui semble s’être installé dans notre système économique à la manière d’un prion dans le cerveau d’une vache anglaise. Faillite c’est un mot comme «prise de sang», un mot comme «Alzeheimer», un mot comme «Al-Quaida», c’est un mot qui fait peur parce que c’est un mot qui traîne derrière lui des wagons d’images désagréable : la rue, la pluie, le froid, la faim, la misère, un clochard rongé par l’alcool sous des morceau de carton, le chômage, des enfants qui n’auront rien à noel, une femme qui demande le divorce, une longue file à la CAPAC... Dans le mot faillite, il y a tout ça, c’est pour ça qu’on ne l’aime pas ce mot, c’est pour ça qu’imaginer que tous les Belges vont bientôt recevoir leur C4 de citoyen ça fait un peu peur, parce qu’on a pas envie de chercher un autre pays où aller vivre, avec de nouveau collègues, un nouvel employeur et de nouveaux horaires.
Mais «virtuelle»…. Qu’est ce que Guy Vanhengel à t’il bien voulu dire par «virtuelle». «Virtuel» avec «Interactif», dans les années nonante, quand Internet brillait comme un sou neuf, c’était un mot à la mode. Aujourd’hui, c’est juste devenu un bête mot. Un bête mot, c’est un mot qu’on peut placer dans n’importe quelle phrase, mais qui ne sert à rien qu’à l’allonger un peu, comme un peu d’eau dans un seau de peinture blanche : «mmmm, le dîner de ce soir est virtuellement bon». «Holala, virtuellement, l’hiver sera froid». «Je brûle de désir virtuel pour cette jeune actrice anglo-saxonne». «Depuis mon lumbago, je suis un sportif virtuel...».
«Virtuel», c’est un peu comme une épice exotique utilisée par un cuisinier débutant pour faire croire qu’il ne fait pas les blanc de poulets comme tous le monde, qu’il a été initié à une sorte de mystère ésotérique, qu’une espèce d’inspiration lui est tombée dessus et à fait de lui un prophète, que si les autres ne sont que de stupides tacherons, lui est branché sur des mystères dont la nature échappe au commun des mortels.
«La Belgique est en faillite virtuelle» formulé par un ministre du budget c’est un peu comme si un ministre du tourisme avait lancé «la Suisse est le test de Rorshack de l’himalaya», une phrase qui laisse perplexe, qui semble pouvoir susciter une quelconque reflexion mais qui, au bout du compte, signifie rien.
Et c’est peut être de ça qu’on devrait s’inquiéter : un responsable politique qui parle pour ne rien dire, c’est un responsable politique qui ne dit rien. Et un responsable politique qui ne dit rien, c’est un irresponsable.

Le Soir 1-9-09

Bonobo



Hier, sous un ciel couleur cercueil, c’était la rentrée des classe. Ma fille de trois an et demis, les pupilles dilatées par l'effroi et avec sur le dos son cartable «Dora l’exploratrice» flambant neuf remplis de crayons de couleur et d’un pic-nic jambon-fromage, découvrait dans sa nouvelle école, ses nouveau copains, sa nouvelle institutrice. On avait passé les quinze jour précédents à lui mentir, on lui avait dit que ça allait être bien, qu’elle allait s’amuser, que ce serait cent pour cent rigolade. Elle nous avait cru... Ce que les enfants sont naïf. C’est fou ce que les parents sont des salauds. C’était tout sauf drôle : l'atmosphère à la fois tendue et surexcitée de vingt trois gamins et quarante six parents confinés dans les trente cinq mètre carré de la classe faisait confusément penser à celle d’une distribution de vivre dans un camps de réfugiés. Une atmosphère à deux doigts de l’incident.
Quand on est parti et qu’elle nous regardait avec l’air incrédule de celle qui ne parvient pas à croire qu’elle a été trahie par sa propre famille. Et qu’on ne vienne pas me dire qu’elle oubliera et qu’elle s’habituera. Elle n’oubliera rien, elle ne s’habituera pas. C’est juste la fin de l’innocence et le début de ce long moment de souffrance qu’on appel la Vie. Je me suis demandé pourquoi on avait fait ça. Pourquoi je l’avais laissé seul et triste derrière une vitre sale. Pourquoi, au lieu de nous enterrer une année de plus dans une série d’actions dont la simple résultante est de parvenir à rembourser le prêt hypothécaire sur trente an d’un appartement un peu trop petit, nous n’étions pas partis, à pieds vers les forêts profondes où vivent heureux les bonobos.
Oui, évidemment, en vivant avec les bonobos, en passant nos journées à somnoler en mâchouillant des fruits secs, on ne se socialiserait pas des masses, nous n’aurions plus accès à la Culture ni à l’Histoire des hommes, on ne ferait pas honneur à l’espèce et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, on deviendrait de parfait inadaptés : un vocabulaire rétrécit à quelques mots indispensables, une notion du temps plutôt vague, d’un certains côté on ferait pitié, d’un autre on serait sans doute heureux d’avoir quitté ce foutu monde des humains où des petits crânes de trois ans à peine doivent devenir «performant», «rentable», «opérationnel» dans un univers «performant», «rentable» et opérationnel». Un monde aussi réel qu’une prison chinoise, qu’un tibias cassé sur un terrain de foot, qu’un potentat Lybien qui fête ses 40 ans de règne sans emmerdements notables, qu’un double millénaire de guerres immondes, qu’une multitudes de petites arnaques pouilleuse dans un pays minuscules, que l’hypocrisie de l’économie libérale et le cauchemar de l’économie planifiée. Finalement, le prix est élevé pour être un humain. Tellement élevé que je me demande si ça en vaut la peine.

Le Soir 23-6-09 bis

La confiture



Bon, c’est vrais, François Mitterand, question cultures, il se la pètait pas mal.
Mais bon, d’un autre côté, je n’aurais pas aimé jouer à Trivial Poursuite avec ce type, parce que même si il se la pètait, même si il avait plein de défaut, même si dans ses interview il lui arrivait de dépasser l’arrogance d’un Olivier Maingain sous stéroïdes, même si il avait toujours gardé un petit côté Action Française qui sentait l’oignon cuit, hé bien la culture, il en avait.
Je me demande si il a beaucoup joué avec son petit neveux. Peut être, l’été, dans la grande maison familiale de Latche, le grand François faisait-il sauter sur ses genoux le petit Fréderic qui lui répondait en gazouillant des cui cui enfantin aussi touchant qu’inintelligible.
Peut-être...
En tout cas, il est très peu probable qu’il se soit douté qu’un jour, en France, un petit président pour qui la culture se résumerait à un écran plasma d’un mètre de diagonal sur le mur d’un yacht, nomme ce petit bébé gazouillant et rotant, ministre de la culture.
Frédéric Mittérand ministre de la culture.
Quand j’entend un truc pareil, franchement, je me met à aimer Fadila Laanan.
Frédéric Mittérand, depuis l’été à Latche et les genoux de son oncle, à grandit et il a fait une sorte de carrière télévisée ou il réussi, à sa façon, à faire de la culture. Une drôle de culture. Une sorte de cuisine fusion entre des citations de Casimir, du Prince Rainier et de Louis XIV. Une culture qui brille quand on l’astique, mais qui ne fait pas grand chose d’autre. Une culture de la très longue phrases sans ponctuation, une culture ou le froufrou en autruche côtoie sans se gêner des vases étrusques. Une culture qui passe bien à la télé même si elle ne ressemble pas à grand chose, une culture ou un joli mot vaut bien un autre joli mot et ou une jolie phrase vaut bien une autre jolie phrase mais ou le sens c’est la troisième roue du carrosse. Une culture du carrosse, justement, une culture du tapis rouge, du «grand événement», une culture très croisette, très jet set. Une culture pour table basse designe dans un salon Empire ou un loft d’architecte.
Une culture qui tiendra certainement ses promesses : elle sera digeste, elle ira bien sur les socles et dans les vitrines de l’Elysée. Une culture qui pourra dire aux mécontents qu’elle est ouverte à tous alors qu’elle n’est ouverte à rien.
Ou alors qu’elle est ouverte comme un de ces sac en plastique dans lesquels une fois qu’on a passé la tête, on meurt.
Rapidement.
D'asphyxie.
Je suis certains d’une chose. Nicolas Sarkozy et Frédéric Mittérand, ils vont s’adorer.
Le reste, sans doute, n’a aucune espèce d’importance.

Le Soir 23-6-09

Mon petit conseil au guide suprême de la révolution



Je suis toujours impressionné de voire à quelle point les dictateurs et les dictatures peuvent se compliquer la vie pour essayer de se maintenir au pouvoir. La brutalité, la peur, la police secrète, les organisation militaires ou paramilitaires, le contrôle des médias et tous les gadgets bien connu de la violence politique qui finalement coûtent une fortune pour ne même durer éternellement. Après quelques années, pareil à vieil organisme paresseux, le système se sclérose, la «révolution» s’embourbe. Le pouvoir distribue a ses sympathisant devises et avantages de toute nature pour s’assurer leur fidélité et, ce faisant, il se ruine pour assurer sa propre survie. Tôt ou tard, avec l’isolement diplomatique, avec l’arrivée de nouvelle génération, le ciment s’érode et l’édifice fini par se casser la figure, ne laissant derrière lui que quelques monuments grotesque et un paquet de mauvais souvenir.
Exclure une population des choix politiques, vider une démocratie de son essence demande un peu d’intelligence et un peu de technique. Si, pour y parvenir, il existe de nombreuses méthodes, la plus simple est celle que j’appellerais celle de la «nappe de brouillard» et qui consiste à rendre un système politique à la fois très compliqué et très ennuyeux.
Cette technique extrêmement efficace fini par donner au système l’apparence d’une nappe de brouillard : on ne connaît ni sa densité exacte, pas vraiment sa composition, certainement pas sa forme ni ses limites et on ne sait ni la toucher, ni la déplacer, ni l’atteindre d’une quelconque manière. Au plus sait on dire qu’on «y est» ou qu’on «y est pas».
Et encore...
Les bases de la technique de la nappe de brouillard sont :
- L’organisation d'élections, obligatoires si possible afin de donner, une «impression» de démocratie.
- Attention, les élections ne doivent être qu’à un seul tour parce que quand même il ne faut pas exagérer...
- Je conseil vivement de diviser le pays en petits morceaux compliqués ayant des compétences mal définies : communes, province, région, communauté, commission communautaire.
- Mettez deux assemblée législatives pour le niveau de pouvoir que vous appellerez, par exemple, fédéral (vous pouvez aussi en mettre 3 ou 5, autant que vous voulez, en faite...). Ca brouille un peu les pistes.
- Tant que vous y êtes mettez aussi des assemblée législatives pour les Régions et les Communautés et compliquez dans la mesure du possible le système de désignation de leur membres.
- Il faut soigneusement organiser une sorte de système de partis dans lequel une fois les élections terminée des alliance de toutes sortes et avec des noms de légumes peuvent voir le jour pour siéger dans les différentes assemblées en invoquant toujours «le choix de l’électeur» avec l’aplomb d’une voyante prétendant «voire des images» dans sa boule de cristal.
- Mais le plus important, la condition «sine qua none» : même si c’est difficile, même si ça vous paraît impossible, il faut garder votre sérieux.

Le Soir 16-6-09

Le mariage de mon autre cousine



Je pense souvent à cette cousine, une fille avec un certain charme propre à ceux qui on passé beaucoup de temps à la campagne et qui en ont gardé un sens des valeurs aussi solide que des fondation en pierres du pays, un bon sens pouvant donner l’impression d’une «madame je sais tout» alors que ce n’est en réalité que de l’expression de la naïveté de quelqu’un qui est peu sorti et qui ne connaît le monde qu’a travers les livres et la télévision.
Ma cousine, qui n’est pourtant pas vilaine, est restée longtemps sur le carreau : assise toute seul sur les chaises de la salle des fêtes à regarder les même garçons inviter les même filles, à regarder encore et encore les même échange de baiser et à surprendre, sur le petit parking en gravier, entre les mobylettes et les Renault 5 tunées, les même caresses fébriles.
Et puis un jour, tout changea. Grâce à un héritage, sa situation devint meilleure, elle se fit plaisir, elle se laissa aller, une esthéticienne s’occupa de ses mains et de ses pieds, elle se fit coiffer et elle prit un abonnement vingt séances dans un centre «Exotic Sun». Enfin, elle s’acheta des vêtements suffisamment bien coupés pour donner l’impression qu’elle avait un corps de jeune biche touché par le soleil dans une clairière abandonnée.
Et à la fête de la salle des fêtes, il ne fallut pas attendre longtemps pour qu’un garçon ne l’invite à danser.
C’était un garçon plus âgé. Il semblait avoir vécu beaucoup de choses. Il avait quitté le village pour travailler en ville, il avait dû jouer des coudes pour survivre dans un environnement hostile, plus dur et plus violent et avec le temps, il était devenu lui même plus dure et plus violent.
On sentait qu’il avait réussi mais que cette réussite ne s’était pas faite sans quelques écarts moraux, des rumeurs couraient : on disait qu’il avait déjà tué, qu’il avait triché, qu’il avait menti, qu’il avait volé...
A le danser avec ma cousine, à la voir lui chuchoter des petits trucs à l’oreille qui l’a faisait rire, on sentait bien que ça allait se faire.
Alors, mon oncle et ma tante on été lui parlé : il lui on dit pour la réputation de ce type qui lui avait déjà offert trois whiskies coca. Ma cousine avait froncé les sourcil et elle avait été parlé au type.
Après quelques minutes elle était revenue radieuse près de chez ses parents : «Il m’a dit qu’il avait changé !», elle leur avait dit comme si cette promesse était le passeport pour le bonheur.
Et puis elle s’était marié.
Je me souviens qu’à la maison communale, tous le monde avait comme un petit goût de trop cuit dans la bouche.
C’est amusant, mais entendant Jean-Michel Javeau aux informations de mardi matin, j’y aie beaucoup repensé, au mariage de ma cousine.
D’ailleurs, ça fait longtemps que je n’ai plus de ses nouvelles.
Ca m’inquiète un peu.

Le Soir 8-6-09

Quatre quart



Je me souviens qu’il y a longtemps, au temps où j’étais un étudiant médiocre et tellement boutonneux qu’une vielle tante m'encourageait à me passer le visage à l’huile d’olive et au citron.
Je me souviens que j’avais trouvé un job assez mal payé dans une boite qui nous demandait de faire des enquêtes.
C’est fou le nombre de société, souvent grandes, parfois petites, qui sont prêtes à mettre un argent fou pour savoir qui se sert de leur produit, et pourquoi ? Et comment ? Et combien de fois ? Et quel âge à le consommateur ? Et à quelle heure ? En regardant la télévision ? Si oui quelle programme ? Et pourquoi ce programme ? Le client se servirait t’il encore de ce produit si il était plus cher ? Si il était d’une autre couleur ? Si il sentait bon ?
L’imagination des rédacteurs n’avait aucune limite et les mécanismes sensé traduire toutes les réponses complexe à ces question complexe étaient eux aussi complexe.
Je me souviens comment, chaque fois, je m’émerveillait des représentation en «nuage de point», des histogrammes multicolore que l’informatique balbutiante se chargeait de faire apparaître en trois dimensions. Je me souviens de merveilleux diagrammes en camembert ou les variables exotiques devenait des quartiers surmonté d’une légende sur lequel, les commanditaires, allaient se pencher durant d’interminables réunions brainstorming afin d’élaborer un «business plan»
Quand à moi, j’étais toujours un peu mal à l’aise car c’était moi, et d’autre étudiant aussi paumé, aussi médiocre et aussi boutonneux que moi, qui avions à la source, récolté les information.
Aujourd’hui, après tout ce temps, j’avoue que comme tous mes camarades d’infortunes, il m’est arrivé souvent, très souvent, de bâcler le travail. Je devais recueillir de l’information sur le terrain ? Je m’arrêtais dans un lunch garden pour y remplir moi même les «enquêtes» en regardant tomber la pluie de Novembre.
Les enquêtes se faisaient par téléphone ? Je suivais l'algorithme en me disant qu’un «peut-être» devait valoir un «oui», que un «je ne sais pas» devait valoir un «non» et que un «je verrai», un «sans aucun doute» ou bien un «absolument pas».
En une vingtaine d’année, je ne crois pas que les choses ont vraiment changé : les ordinateurs sont certainement plus puissant, le jobiste on des micro casque, peut être les techniques d’interprétations sont elles devenues encore plus subtiles et les techniques de supervision des étudiants sont elles devenues plus scrupuleuses.
Il n’empêche que la seule chose qui ne changera pas, c’est la nature humaine : une réponse vague donnée par quelqu’un qui n’a pas envie de la donner à quelqu’un qui s’en fiche de l’entendre, ça ne fera jamais une variable fiable.
Les sondages, le aimerai toujours parce qu’il ont le goût de l’adolescence.
Mais pour le reste, je leur fait autant confiance qu’aux remèdes de ma vielle tante

7/27/2009

Pour ceux que ça intéresse, disponible en septembre...

5/30/2009

La Semaine Infernale 30-5-09

Dite...
Ca chauffe...
Cette campagne électorale ça devient d’une violence...
L’autre jour, il y avait le face à face Di Rupo - Reynders...
Nom de Dieu, mais à cette heure là, les enfants sont encore debout.
Moi j’essaye de leur donner un éducation «un minimum» correcte, j’essaye de les préserver du monde et de ses horreurs...
Ils auront à faire face bien assez tôt à tous ces trucs : la cruauté des guerres, le machiavélisme des marchés, le mensonge, l’égoïsme, la lâcheté, le monde malade qui crève depuis 4000 ans de tous les sales petits travers des hommes...
Et vlan : on vous balances un débat Reynders - Di Rupo à l’heure où je distribue des Vitabis en racontant «Le Voyage de Babar».
Di Rupo - Reynders Face to Face ! Non mais ça ne va pas : et pourquoi pas Massacre à la Tronçonneuse.
Non, mauvaise exemple... Massacre à la Tronçonneuse, à côté de ce débat, c’est un peu le «Manège Enchanté».
Et puis dans Massacre à la Tronçonneuse au moins il y a des filles en minishort...
Et ça moi, les filles en minishort, c’est un truc qui m’a toujours bien plût.
Hé ben dans ce débât pas de minishort juste deux têtes de côtelette de veau en vente rapide, l’une qui éructe, l’autre qui ricane.
Hyper gore !
Le débat Di Rupo - Reynders !
On ne voyait rien mais ça sentait la haine jusque dans mon salon...
Cette odeur caractéristique de sueur mixé de sang et d’urine...
Bordel mais moi j’ai envie de voter pour des gens qui s’aime, c’est quand même pas compliquer...
Qui s’aiment et qui sentent bon...
Et puis ma fille, la petite... Même pas quatre an qui regarde ça et moi qui la regarde en imaginant tout ces petits neurones en pleines formation qui doivent se mettre à faire pleins de connections bizarre dans sa petite tête à essayer de se demander pourquoi deux types reste assis face à face sans sourire et se à dire «espèce d’infréquentable... Non toi C’est toi, non c’est toi... Moi je ne te fréquente plus...» et que ça la fait sans doute un peu penser au dessin animé du Livre de la Jungle, le passage avec les singes qui gesticules aux milieux des ruines...
Et la voilà qui me demande : «c’est quoi les vrais problèmes des gens»…
«C’est un programmes politique, ma petite chérie...
«C’est quoi tes vrais problèmes, papa» ?
Alors, moi par exemple, c’est ce bruit dans le moteur, le matin quand je démarre et que ça fait «schschscwhscwh».
Et puis, ça fait trois semaines, j’ai un peu mal au genoux droit
et puis je ne comprend pas pourquoi ta maman ne veux pas qu’on s'amuse avec cette paire de menottes en velours rose que j’ai payé 40 euros chez Eva Luna,
et puis il faut absolument que je range la cave
et le chat qui fait ses griffes sur le canapé,
et depuis quelques temps quand je mange épicé, ça ne me réussis pas,
et le lave vaisselle commence à rendre l’âme,
et il fait toujours dégueulasse dans ce pays, j’en aie marre de me geler les fesses jusque fin mai,
et des vielles piles ont coulés dans la télécommande du dvd...».
C’est de tout ça qu’ils vont s’occuper si on vote pour eux... ? Elle me demande...
Oui... Et Babar sera là aussi et Zephyre son petit ouistiti en gilet rouge jouera de la flûte de pan tous les soir pour t’endormir.
Voilà où ça m’a conduit cette campagne électorale.
J’ai dû mentir à mes enfants.
Une seule conclusion, Véronique...
On est vraiment dans la merde...

La Semaine Infernale 16-5-09

L’autre jour pour moi c’était comme d’habitude : un jour de sukeleer.
Se lever bêtement tôt, réveiller des enfants crevés avec des têtes toutes blanche de chicons.
Essayer de les motiver : «aller ça va être chouette, il pleut, il fait froid, tu va rester enfermé toute la journée à essayer d’apprendre la table de 7 et ce soir, un fish tick et au lit, allez lève toi maintenant».
Prendre mon café, monter dans ma bagnole crasseuse, se taper les bouchons en écoutant Melchior Wathelet à la radio...
Melchior Wathelet...
Y me fait vraiment penser à un pot de vaseline : un peu gras, inodore, incolore, et qu’on peut faire des chose bien profond...
Bref, ma journée de Sukeleer...
Et je rentre chez moi,
je me met devant l’ordi pour bosser sur la semaine infernale et le jeux du dictionnaire
pour 250 euros...
Brute...
Une vie de sukeleer.…
J’en était là a essayer de trouver une définition rigolote au mot «Ravelana» quand la lumière s’est faite...
Je veux dire dans mon esprit !
Genre prise de conscience !
Je suis en train de rater ma vie...
Je suis en train de rater ma vie mais il y encore moyen de redresser la barre,
je suis en train de rater ma vie, mais il existe une solution
Et cette solution elle est aussi valable pour tous les sukeleer dont le meilleur moment de la journée c’est la pause sandwich champignon greque et dont le grand moment de la semaine c’est d’avoir trouvé une pièce d’un euros au fond de la poche du short qu’on sort une fois par an pour tondre la pelouse...
La solution c’est de se monter une petite intercommunale...
Putain de bordel de merde nom de dieu ! Mais pourquoi je n’y ai pas pensé plus tôt
Une petite intercommunale...
Pour monter une petite Intercommunale il y a quelque règle simple, la première c’est d’être un peu organisé.
Après, ça va tout seul.
Bon, le truc avec la petites intercommunal et ça c’est très très important, c’est que personne ne comprenne vraiment à quoi elle sert.
Et pour ça, il faut lui trouver un nom bizarre qui commence par I
ISOCOGEP : Intercommunale des société qui organise les classes ou les grades à l’Est de Peruwelz...
ou bien
IECONOMAB : Intercommunale d’Etablissement Concerté d’Obtention Nominatif d’Origine Multiple Adossée au Brabant.
Ce qu’il faut, et ça c’est vraiment important aussi c’est qu’il faut être administrateur dans au moins deux sociétés qui elles aussi ne servent à rien mais qui elle aussi porte des noms bizarres mais qui ne commence pas forcément par I
FSWC ou bien SRWDE ou bien SRGENOC, un truc de ce genre, on s’en fiche de savoir ce que ça veux dire par ce que c’est société elles ne vont servir qu’à une seule choses, expliquer que si vous n’êtes pas souvent à l’ISOCOGEP ou à la IECONOMAB c’est parce que vous avez du boulot à la FSWC ou la SRWDE.
Inversément, si vous n’êtes pas à la FSWC ou à la SRWDE c’est parce que vous êtes en route pour l’ISOCOGEP ou pour la IECONOMAB et qui si on ne sait pas vous joindre c’est parce que vous êtes en réunions pour préparer les statuts de la SRGENOC
Un truc important, c’est qu’il faut au moins deux amis et deux enfants, comme ça, quand vous n’êtes ni à l’ISOCOGEP ni à la IECONOMAB ni à la FSWC ni à la SRWD ni en réunion à la SRGENOC hé bien en tant qu’administrateur vous pouvez toujours mettre vous deux amis et vos deux enfants sur un fauteuil derrière un bureau avec un PC, du moment qu’il y a internet pour regarder des vidéo rigolote sur You Tube généralement, ils sont d’accord...
et vous pouvez allez faire votre Colruithe tranquile avec la voiture de société de la ISOCOGEP ou même celle de la IECONOMAB dont le coffre est plus grand si jamais vous devez achetez des casier de bière.
Si vous faite des courses au Colryuthe, surtout
surtout !
n’oubliez pas le tickets de caisse qui rentrera dans les comptes de la FSWC ou ceux de la SRWD et si vous ne savez plus exactement n’hésitez pas à appeler votre femme sur votre téléphone de fonction, son numéro est celui de la ISOCOGEP ou elle exerce une mission d’experte de la IECONOMAB rémunéré grâce au contrat d’audit avec la SRWD sous le contrôle conjoint de la FSWC et de la SRGENOC.
C’est total clean.
Pour que tout ça fonctionne, il faut donc s’organiser mais il faut aussi un peu changer son vocabulaire par exemple ne dite plus jamais le mot Vacances mais dite le mot Mission.
Ne dite plus jamais le mot «Bien planqué» mais dite le mot Mandat.
Ne dite plus «ce soir j'emmène ma femme au restaurant» mais «ce soir expertise avec mon réviseur».
Ne dite plus : «Cet été on va se tapper la cloche en Espagne» mais «En juillet brainstroming relatif au disposition du pouvoir adjudicateur de la démocratie locale».
Je vous le dis, avec un peu d’entraînement, elle va être chouette la vie avec ma petite intercommunale.

La Semaine Infernale 25-4-09

Dite
Je n’ai pas encore envie d’en ajouter un couche,
tout le monde en a déjà parler, d’autre vont encore en parler,
on a eu droit au gros titres, aux manifestations, aux aires scandalisés, aux aire contrits, aux mea culpa, aux conférences de presses,
Alors franchement, je ne vois pas pourquoi on en parlerait encore...
de la Californie...
Je ne vois pas pourquoi j’en parlerais encore à part pour souligner quelque chose qui me semble pourtant révélateur
La Californie, c’est quand même une destination pour les klet...
La Californie, c’est d’un ringard...
La Californie !
On se croirait revenue dans les années quatre vingt quand la musique c’était Olivia Newton John qui chantait Physical en collant violet et guêtre bleu électrique...
La Californie quel destination pour retraité du cerveaux enfin !
Non mais vous imaginez un peu le genre de shopping qu’on y fait, Californie :
des bages Walt Disney
des pin’s Starbuck
des tee-shirt Hard Rock Café
Avec toujours les même bête photo devant le golden gate
et la même bête visite dans le même bête minibus dans les studios d’hollywood à regarder les même vieux cascadeurs fatigués déguisé en cow boy vous faire et vous refaire le même vieux numéro de duel qui n’a pas changé depuis 1978.
Non de Dieu ! La Californie,
Mais comment est-ce qu’on peut ne serait-ce qu’avoir l’idée d’aller en Californie
Peut être que ça vient en regardant un peu trop la télé en buvant canette sur canette :
Brothers and Sisters sur Rtl-TVi : «La famille Walker se réunit pour fêter l’anniversaire de Kitty, cette journée va changer leur vie à tout jamais».
Ou bien les experts, cette bête série avec ce rouquin super moche : «Horatio Caine et sont équipe de scientifiques et experts reviennent pour une sixième saison pleine de rebondissements! Ils continuent de réunir leurs compétences et leurs connaissances pour résoudre les nombreuses enquêtes qui leur sont confiées... »
Trop de télé, trop de bière, trop d’heure passer à somnoler mollement au parlement wallons, trop d’heures passées à penser à ses petites affaires, trop d’heures passées à jouer au petit stratégo de la politique wallonne, trop d’heure passé renvoyer dix huit ascenseur et à en appeler 24 autres, trop d’heures passé à planifier le collage en stoemeling d’affiche électoral au couleurs immondes, au slogans crétins, sur les façades crasseuses d’impasses abandonnée de Couillet à Lessine, de Fleurus, à Waremme,
En période d’éléctions la Wallonie se remaquille comme une vielle pute : du rouge, du bleu, de l’orange, du vert, du noir...
La Californie...
Merde !
Ici on nous vend «Solidarité, Fraterniré, Egalité, Justice»…
Et puis on part en Californie...
La Californie, quelle destination de patate !
Parce qu’avec le budget de mission spatiale qu’ils avaient, il y avait quand même plein truc un peu plus classe,
Un truc un peu humanitaire du côté de l’afrique,
Des enfants tout maigre, des femmes malades
Ca ça le fait
Un truc un peu économique du côté de l’Asie
Ca ça le fait
Ca ça sent le Politique qui soigne son image et qui caresse l'électeur dans le sens du poil.
Mais la Californie.…
Il faut vraiment être abonné à Trends Tendance pour avoir envie d’aller en Californie,
Il faut vraiment être du genre à ouvrir son courrier avec un coupe papier pour avoir envie d’aller en Californie.
Il faut vraiment être du genre à aimer manger du poisson pané au Lunch Garden
Il faut vraiment être du genre à aller chez Auto 5 acheter un polish pour simonsier sa Lancia et à porter des chemise Lacoste rose pale et des pantalons à pinces.
«Quinze jour au Seychelles,
ça j’aurais comprit
Ou bien Cran Montana
D’accord...
Mais la Californie..
Ca c’est vraiment pour des buveurs de campari orange...
Allez maintenant que j’ai vidé mon sac, je peut oublier.

La Semaine Infernale 4-4-09

Dite, comme vous le savez ça être les élections en Juin.
Alors bon, l’autre jour j’ai reçu une lettre dans ma boîte...
Je vais vous la lire : «cher monsieur, comme on vous entends souvent dans le poste, je vous serais reconnaissante de bien vouloir lire cette lettre à l’antenne si vous avez le temps et si monsieur Gouders votre producteur est d’accord.
Signé Bruxelles.»
Bruxelles m’a écrit un petit mot qu’elle voudrait qu’on lise avant les élections

Ca va encore une fois être les élèctions
Et il va encore y avoir tout ces bêtes types pour lancer des bêtes idées sur ce qui est bon pour moi.
Mais moi..
Mais moi je vais vous dire :
moi, je ne m’aime pas.
Et je veux qu’on me laisse tranquil deux minutes.
Je suis une bête ville, construite en bête briques, pleine de bête bureaux pour experts comptables de petite monnaie, pour fonctionnaires européens triste d’être là, pour assureurs sur la vie des autres.
Je ne m’aime pas.
Je ne parle pas, je baragouine.
Je n'accueille pas, je sous loue.
Je ne réfléchis pas, je m’embrouille, je m’embête, je me traîne comme un vieux sac plein de vidanges. Je vais à gauche, je vais à droite, les pieds dans le mouillé, ni la mer, ni la forêt, ni la montagne, ni la plaine, ni les collines... Des marécages, des Ikéas, des zooning qui sentent la mort, de la misère industrielle, des écrans plasma de 78 centimètres qui éclaires des living insalubre.
Chez moi, les pauvres sentent le tabac et la purée.
Et les riches, la BMW, le cuir et le trichlorethylène de la wasserette.
En société, je la ramène avec mes maison art nouveau, des tortillons de plâtres sur des snottebelles en aciers, mais le soir, quand cette pluie aussi froide qu’une laryngite me tombe et me retombe sur la gueule, je me dis que ces façades, coincée entre un Quick et un Sarma, entre une boutique Mobistar et un Proxi Delhaize, entre un H&M et un Brico, que ces façades c’est juste du brol pour la broquante.
C’est juste des attrape poussière.
C’est juste pour les photo sur les folder de Zaventem Bruxelles National.
Bruxelles.
Bruxelles.
C’est quand même un bête nom.
J’aurais voulu m’appeler Magalie.
Draguer des mecs, m’habiller court.
Penser à rien, conduire vite.
Faire l’amour sur des plages déserte, boire des cocktails au coco, manger des grillades, me foutre du monde, faire ma pétasse.
j’aurais voulu qu’on me sorte, j’aurais voulu qu’on me gâte, j’aurais voulu qu’on me fasse rire, j’aurais voulu qu’on me fasse des scène, j’aurais voulu qu’on vienne pleurer sous mes fenêtres. J’aurais voulu qu’on me sert fort, qu’on me dise des petits mots cochon et que ça me fasse frissonner.
Je n’ai connu que des bourgmestre, laid, gros, gras, grossier, vaseux, vislard, nulle, pâle, sou, roublard, mal fringué, mal lavé, brutaux, avide, pervers, égoïstes, narcissiques.
Moi la pute, eux les macs.
Bruxelles.
Simple X double L
ou
Brussel
Double S simple L
Je ne sais pas comment m’écrire
Bruxelles
Brussels
je ne sais même pas comment me dire.
Je suis un p’tite bonne femme mal fichue, toute vielle, toute sale, toute tordue,
toute seule, avec ma pluie sur la gueule.
Pas de souvenirs, pas d’histoires, pas d’enfant,
pas de carrière, pas de gloire, pas d'espoir, pas de désespoir.
Une humeur égale.
Une jupe en carrelage, un gilet en ardoise, une usine à café, une odeur de chocolat, une tête à Tintin qui a fini de tourner, un Atomium rénové comme une canette de coca, quelques piscines chlorée, quelque Pittas aux choux, des rues en pentes, un petit roi, des petit trams, un petit bois, des petits drames, des petits chiens, des petites crottes, des merveilleux meringué, des décas, du faux marbre, des chantiers, des petits trous, des petites affaires, en stoemeling, Quick est fonctionnaire, Flupke est commissaire et Patrick Hammers au cimetierre.
Moi, je ne m’aime pas.
Ca se voit. Ca se sent.
Je me néglige, des crasses sous les ongles, une haleine de Stella.
On ne me visite pas, on me traverse.
On ne me rénove pas, on me ravale.
Et mon cœur,
mon tout petit cœur,
mon tout petit cœur de spéculoos
qui me battait dans le thorax en faisant crac et croc
je l’ai laissé partir au fond d’une rivière crasseuse.

J’espère que le 7 juin vous penserez à tout ça.
Je voudrais juste être tranquil

Amitiés Votre Capitale

La Semaine Infernale 21-3-09

L’autre jour,
j’étais comme une andouille dans les embouteillages du matin...
Dans ma petite bagnoles toute pourrie et toute crasseuse...
Dans ma petite bagnole qui fait tellement plein de bruit bizarre que je me demande parfois si une famille d’opossom ne s’est pas installé dans le moteur...
J’étais là tout seul, à écouter VanCauwenbergh : « à me dire putain mais quel con ce type»,
j’étais là à chercher dans mon nez et à faire des boulettes que je collais sous le volant.
Bref, j’étais là à ne penser à rien quand soudain, dans le courant des voitures qui venaient en face, je vois une blonde...
J’adore les blonde...
Une blonde genre la trentaine sportive, les cheveux bien tiré en arrière avec une queue de cheval blonde, des lunettes de soleil en diadème, un petit côté barbie, un petit côté équipe suisse de Curling.
J’adore les queue de cheval, j’adore les lunettes de soleil en diadème, j’adore les barbie, j’adore le curling et j’adore la suisse...
Un petit côté avenue Louise, un petit côté qui est pressé, genre qui bosse dans un cabinet d’avocat mais qui passe dix huit heure par semaine à faire du Power Plate au David Lloyde Drève de Loraine...
Un petit côté à porter des botte d’équitation et une jupe mi cuisse...
Alala...
Et cette blonde,
Elle devait sentir bon cette blonde,
elle devait sentir le shampoing aux extrait d’agave, la crème de jour au principe actif de sperme de loutre...
Pas de point noir, l’épiderme aussi immaculé que de la neige frâiche...
Et cette blonde,
Cette blonode
elle roulait en Ranch..
Gris Métal
Cette longue blonde dans une grosse Ranch...
C’était...
C’était de toute beautée...
M’en fout du CO, m’en fout des écolos, m’en fout du développement durable,
Je me doute bien qu’avec son sèche cheveux semi professionnel, sa piscine chauffée et tous les spot de douze milles wattes qui l’éclaire quand elle rentre dans villa treize façade de Lasne et que très lentement elle fait glisser la soie de ses dessous Chantelles sur sa peau de lait en fredonnant la sonate en si bémole majeur Andante Expressivo de Felix Mendelshon sur sa chaine Bang et Olufsen,
je me doute bien que son emprunte écologique doit être assez proche de celle de l’USS Entreprise...
Je m’en fout...
Cette rencontre n’a durée qu’une fraction seconde, mais elle m’a fait réfléchir...
Moi dans bagnole pleine de crotte de nez, de sucette à moitié sucée collant sur le réhausseur, de miettes de Cent Wafers et de berlingot de cecemel fossilisé sous les tapis de sol
Et elle,
Ma blonde en Ranche
avec son tout petit cul délicatement posé sur la sellerie couleur «écorce de saul» de sa toute grosse Ranch dont la taxe de mise en circulation doit valoir le prix de mon appartement...
Je me suis dit que peut être elle et moi nous étions à deux époques différentes :
Elle, un peu golden sixities héritière d’un temps sans crise où avec un diplôme de designe en décalcomanie vous trouviez un boulot, vous aviez une carrière, vous pouviez faire des emprunts sur trente ans, partir au ski, faire vos course chez Rob, louer un appartement à la côte, faire un week end découverte des château de la loir, vous offrir en institut une épilation maillot bien en V et vous achetez une Ranch...
Avec une Omnium
Et moi...
Avec ma Toyota
Avec mes crotte de nez,
dans une une rue bouchée
A écouter Van Cauwenbergh me parler des valeurs de la gauche et dire «Charlerois à besoin de leader»…
Le genre de phrase qui me fait le même effet qu’une injection de glycérine par voie rectale.…
Et moi total XXI ième siècle : coincé, tout sale et niqué...
Cette blonde,
outre le fait qu’elle avait réveillé en moi le désir profond de laisser Van Cauwenberg parler tout seul, de sortir de ma voiture, me mettre à courir derrière sa Ranch, d’arracher sa portière gris métal avec les dents et de...
Et de heuu...
Ca c’est tout moi... Je ne sais jamais bien quoi faire une fois que j’ai arraché la portière avec les dents...
Enfin bref, avec cette blonde, pour la première fois de ma vie, je me suis dit cette phrase que je m’étais juré de ne jamais dire :
«C’était mieux avant»
Il faut le reconnaître, Avec cette blonde en Ranche, je suis devenu un vieux con.
Je suis fichu Véronique.

La Semaine Infernale 14-3-09

Dite...
Cette histoire de FortisGate,
Franchement
L’autre jour, j’ai regardé un bout de la commission d’enquête parlementaire...
sur internet
Hé ben
Le Fortisgate.…
C’est mal écrit...
Le Fortisgate...
Déjà le titre,
Fortisgate...
Ca veut faire américain...
Ca veut faire superproduction...
Ca veut rappeler les «hommes du président»
Mais en fait, quand on regarde les images...
C’est mal fait...
Déjà, pas une seule vedette...
Normalement, dans ce genre d’histoire, y’a du Dustin Hoffman, du Robert Redford...
Et puis il faut des des belles poules avec des longues jambes qui vous donne rendez vous le soir, à l’arrière d’une limousine pour vous remettre des documents confidentielle...
Et qui vous parle en chuchottant,
Et qui tire sur un fume cigarette en ivoire...
Et ça c’est dure de chuchotter en tirant sur une fume cigarette en ivoir
Y’a que les femmes très très classe qui y arrivent...
Que les femmes dans les superproduction...
Mais dans le fortisgate...
Rien...
Pas une seule belles poules...
Pas un seul fume cigarette...
Ah mais... Je les aies bien chercher les vedette,
j’ai attendu...
Rien...
Tout un cheptel de type avec des têtes à avoir avalé un kilos de stimorole et qui ne savent pas si ça se crache ou si ça s’avale...
Et que ce chipote, avec leur bouches pleine, et que ça tourne en rond
Mais merde quoi !
Pour une fois qu’on avait un bon sujet, il faut encore que ce soit une klet qui vous scénariste tout ça,
Les personnages sont nul : Pim Vanwallegem, Olivier Hennin, Christian Van Buggenhout, Karel de Bock...
Tous aussi charismatique qu’une barquette de côte de porc.
Des fois je me dis qu’on a confié le casting au poisson rouge de ma voisine!
FortisGate
Et puis, les décors... On se croirait dans le réfectoire d’une maison de retraite au moment du quatre heure...
Quand on vient de distribuer les petits Suisse...
Et que tous les petits vieux ils sont là tout triste devant leur petit suisse
Que tous les jours depuis sept ans il reçoive le même petit Suisse
Mais qu’ils ne peuvent rien dire sinon il se font engeuler par les infrimières...
Et qu’ils vont finire leur vie comme ça
Face à un putain de petit suisse
FortisGate
Ce décors c’est d’un triste...
Des bêtes tables, des bêtes néons, des bêtes thermos...
C’est mal éclairé, c’est mal filmé, c’est mal mit en scène
C’est mal joué...
On dirait un de ces pornos amateur où quelqu’un à cru bon de faire des dialogue.
Franchement entre : «Le cabinet restreint par ordre du kern en vertu du rapport sur l’article 10.85 répondait à la question du kern du mercredi alors que le kern du jeudi se rapportait à une question de procédure»
Et : «Antoinette avait un problème de machine à laver, aussi appela t’elle le plombier qu’elle attendit nue sur son lit tout en caressant lascivement cette généreuse poitrine et son pubis au poil dru»
Hé ben moi je ne voit pas vraiment de différence.
Le Fortisgate...
C’est mal écrit
On comprend rien..
A la base, l’histoire, elle est pas compliquée quand même : «quelques ministres on été dire à quelques juges qu’ils avait plutôt intérêt à faire ce qu’on leur disait».
C’est simple
A côté de ça un épisode de Scoubidou, ça passerait pour du Roland Barthe...
Hé ben pourtant on ne comprend rien :
les gens vous disent des phrases bêtes : «Comme tout être humain, je commets des fautes mais quand j'en fais, je le dis. Je n'ai rien à me reprocher. Des petits malins en profitent"
On se croirait dans un spectacle de ratinet...
Et encore, Ratinet ça fait rigoler les enfants...
Ici, c’est sinistre,
mal fichus, mal monté, pas drôle
Et puis y’a des bêtes coup de théâtre... :
«vous avez cru que j’allais le dire mais je ne le dirai pas»
«Au fond je vais écrire ce que je n’ai pas dit»
«Au fond je vais dire ce que je n’ai pas écrit»
«au fond je ne vais pas dire ce que je dis parce que je préfère ne pas l’écrire»
«au fond, je vais écrire ce que je dis pour ne pas dire ce que je n’ai pas écrit»…
Et ça dure...
Et ça dure...
Fortisgate
C’est d’un triste.
Quand je pense qu’avec un budget pareil les frères Daerdenne, ils auraient pu faire leur remake de «Nefertiti reine d’Egypte»
Au moins ça aurait fait une palme d’or.

5/29/2009

La Semaine Infernale 28-2-09

Dite,
la semaine dernière dans le cadre d’un truc culturel, j’ai pas mal parcouru les routes de Flandre.
Je vous avoue, qu’avant de me lancer là dedans, j’étais un peu inquiet.
Bon, les flamands pour moi c’était soit des technocrates machiavélique en costume Zeeman, soit des espèces de buveurs d’eau salée chantant en cœurs que les wallons sont des pédophiles.
D’ailleurs, à mon entrée en Flandre, via le ring, j’ai senti une contraction de mon gros intestins à la vue de l’affiche de Bart de Weaver clamant bien haut : «Afrit Vlaanderen - Uitrit Crisis»
Mais bon, j’y aie été quand même :
Sint Niklaas, Dilbeek, Antwerpen, Mechelen, Roeselaar, Aalst, Leuven, Tongeren, Genk, Knokke...
J’avais un peu l’impression de descendre au cœur des ténebres, Hearth of Darkness...
Le soir, je quittais la maison, j’embrassait ma fiancée et les enfants comme si c’était la dernière fois et je m’en allais d’un pas lourd, risquer ma vie dans les contrée sauvage du nord du Pays.
Le pays maudit.
Celui d’où on ne revient jamais...
Et pourtant, me voilà...
Je suis revenu...
Et de cette semaine passée de l’autre côté du miroir j’ai tiré une conclusion :
Les flamands...
Ils sont comme nous...
Ils ont les même autoroutes un pourrie qui ferrait passer un chemin Kazakh pour une table de billard.
Ils ont les mêmes bêtes bagnoles, dans lesquelles ils mettent la même bête essence achetée trop cher dans les même bête pompes Total avec les même bête magasin où l’on vous vend des fortunes des chips, des magasine porno, du Coca Zéro et des peaux de chamoix.
Ils ont les mêmes bêtes petites villes ou les mêmes pauvres s’entassent dans les mêmes immeubles pourris et ou les riches ont les mêmes bête quatre façades avec une bête allée pour bête garer en marche avant une bête voiture.
Physiquement, franchement, ce sont les mêmes : j’ai bien regarder. Ils ont les même gros, ils ont les même maigres, ils ont les même bête vieux qui ont mal aux même endroits et qui ont le même bête vaccin contre la même bête grippe qui leur fera couler les même bête snotebelle de leur bête nez.
et les même bête jeune qui écoutent la même bête musique de ces bête Pussycat Dolls et qui regarde les même bête films et qui portent les même bête pantalons qui pendent entre leur bête jambes et qui ont la même bête vilaine peaux...
Les flamands, ils sont comme nous...
J’ai même parlé à quelques flamands...
J’ai apprit des choses incroyables :
Pendant l’année, ils attendent les vacances
Ils vont à leur bête boulot sous une bête pluie et perdent des heures dans des bêtes embouteillages
A leur boulot, ils perdent bêtment leur temps en allant en stoemeling sur ebay, face book et Little Dirty Latinas
Et Pendant les vacances, les riches attrapent des cancer de riches à brûler sous un soleil de riche.
Et les pauvres attrapent des cancer de pauvre à brûler sous un soleil de pauvre.
Les flamands, ils sont comme nous...
Ils vont au Colrythe,
Ils profitent des promotions
Ils regardent les dates de péremption
Ils font le tri selectifs mais parfois ils ne savent plus si la frigolite va avec le plastique ou l’aluminum.
Ils se font des petit café le matin
et le midi des tartines au thon piquant.
Ils sont comme nous :
Des fois, ils en ont marre...
Des fois, ils se trouvent une mauvaise mine,
Ils font la saint Nicolas, leur gosses leur demandent des cartes Pokémon et les parents ne comprenne rien aux règle.
Et quand le mercredi après midi au Quick et ils demandent le même bête menu Magic Box qui va leur donner le même bête mal au ventre surtout si il joue dans la même pleine de jeux...
Ils sont comme nous...
Ils ont les même bête disputent où madame dit :
«Oh allez, avec toi c’est toujours pareil»
Et où monsieur dit :
«Ca va hein, t’es jamais contente»
Ils sont comme nous :
Ils ne se coupe pas assez souvent les ongles des pieds et quand ils le font, ils ne savent pas quoi faire des petit bout qui traînent partout,
Ils aiment se coucher dans des draps tout neuf, ils préfère vider le lave vaisselle que le remplir, ils s’inquiètent quand le moteur de leur voiture fait tactactac au démarrage, ils leur arrive de se demander si les gsm fait chauffer le cerveau mais en gros ils s’en fichent, ils ne mangent ni trois fruit ni trois légumes par jour, le matin ils pètent au lit quand madame dort encore, ils n’aiment pas trouver un essuie mouiller quand ils sortent de la douche, il n’aiment pas les petits beurres ramollis parce que le paquet est resté ouvert..
Les flamands, ils sont comme nous...
Je me demande vraiment pourquoi c’est si compliqué...

Le Soir 26-5-09

© 1929-2009




Il y a un bon paquet de dizaine d’année, alors que le monde ne connaissait ni la grippe en sombrero, ni l’arrogance des tradeurs, ni la pornographie sur internet, ©, le sympathique reporter voyait le jour.
Si tous le monde, ou presque aimait ©, ce n’était pas pour son look un peu allumé de golfeur qui a perdu son caddie, ni pour son chien frisé qui parle, c’était surtout parce que rien ne l’arrêtait.
Un train en marche, un avion en plein vol, un bateau dans la tempête, © il y allait. Un mur, une clôture, une montagne, une grotte... Il y allait aussi.
Les obscures Soviets, les mafieux d’amériques, les triades, les émirs, les trafiquants, les faussaires, les voleurs, les menteurs n’avaient qu’a bien se tenir. ©, il avait un fameux sens de l’audace et une solide soif de liberté.
Et quand on lui disait : «désolé, pas de photo», © il rigolait bien, il planquait son appareil sous son imperméable mastic et il les faisait ses photos non sans avoir donné un coup de poing aux sinistres pour leur apprendre la vie.
Un bon coup de poing dans la figure, voilà ce qu’on avait envie de faire à ces andouilles de chez © lors de l’ouverture du musé © prétendument à la gloire de © mais qui, dans les fait, ressemble plus à un caveau qu’à un musée.
Alors le voilà mort et emmuré, notre petit héros national. Avec son ossuaire prétentieux censé ramener encore plus de fric à encore moins de monde. Cette dernière histoire aurait pu avoir le titre de «© au pays des ayants droits» ou bien «© contre la cupidité du monde». En tout cas cela aurait été un album tragique dans lequel le petit reporter aurait été piégé par les siens et aurait fini emmurés sous les ricanement sinistre de ceux qui aurait fini par le piéger.
C’est dommage qu’il soit mort © et que ce qu’il reste de son esprit soit gardé par cet affreux garde suisse anglais. Je l’aurais bien vu ©, partir en Corée du Nord pour nous revenir avec quelques photos de la bombes souterraine de Kim Jong Il. Je l’aurais bien vu, passer en stoemeling les barbelé de Guantanamo, se balader dans la vallée de Swat ou même, l’air de rien, aller écouter aux portes du Cdh, du MR, du PS et d’écolo.
C’est dommage qu’il soit mort, ©. L’esprit de liberté qu’il portait en lui, c’était aussi cette volonté de faire la lumière sur les choses, de connaître la vérité.
Une certitude : depuis la mort de ©, en Belgique c’est un peu comme si on avait encore baissé la lumière.
A ce rythme, on finira par ne plus rien voir.
Et du coup, on finira par ne plus rien comprendre.

Le Soir 19-5-09

Résponsabilité - Irresponsabilité



En 2001, un Pakistanais répondant au nom très Pakistinais de Javaid Iqbal était emprisonné, maintenu en isolement, sans audiance et maltraité durant cinq mois.
Javaid Iqbal était parfaitement innocent. Blanc comme neige à la peau basanée victime de la politique échaudée du ministre de la Justice, John Ashcroft et de l'enthousiasme du directeur du FBI Robert Mueller. Un peu amère, Javaid Iqbal a déposé plainte contre les deux bonshommes mais les juges de la Cour Suprême, pétri de sagesse et de justice, ont rejeté la plainte...
Robert et John ne sont pas responsables.
Robert et John respirent.
Au Sri Lanka, pris entre les tires d’une armée régulière encouragée par l'opinion et ceux des effrayant «Tigres Tamouls», cinquante milles civiles dont un bon paquet d’enfant qui aurait sans doute préféré jouer au foot ou à touche touche plus haut, sont morts
Le chef des tigres est mort lui aussi et le président Sri Lankais se réjouis.
Il n’est pas responsable.
Il respire.
Quelque par, en Birmanie, pour d’obscures raisons on juge une femme de 63 ans, Aung San Suu Kyi, affaiblie et malade, harcelée par des militaires.
Than Shwe, le chef de la junte Birmane, reclus dans une ville bunker, protégé par 40.000 hommes et la bénédiction de gros intérêt énergétique occidentaux, ne risque rien d’autre qu’un gros rhum.
Il n’est pas responsable.
Il respire.
En France, le Parquet de Paris, l'exécutif donc, s’oppose à l’ouverture d’une enquête judiciaire sur les biens des chefs d’Etats Africains, Omar Bongo et Denis Sassou Ngesso.
Ils n’ont rien fait.
Ils ne sont pas responsable.
Ils respirent et avec eux Nicolas Sarkozy et la société Total aussi.
Par contre l’association «Transparance Internationale» qui avait porté plainte pour «recel et détournement de biens publiques» a du soucis à se faire : Omar Bongo porte plainte pour diffamation. Jusqu’ici, le parquet reste de marbre....
En France, un élève de treize ans poignarde son professeur. Tous le pays est en émois, les JT s’ouvre sur les images du ministres français de l’intérieur, l’air soigneusement concerné par l’affaire. La petite brute se retrouve en prison.
Il doit sans doute être le premier surpris : dans ce monde tout semblait pourtant permis.

Le Soir 12-5-09

Tous drogués



Je l’avoue, je fais mon «coming out», je ne supporte plus le fardeau de ce secret honteux : je me drogue !
Souvent le soir, après ma journée de travail, quand le monde semble peser de tout son poids sur mes épaules, quand l’énervement des embouteillages sous le ciel gris du Printemps Belge m’a rongé les nerfs, quand la petite pile de facture orangée bien rangée sur le meuble du bureau m'accueille le sourire en coin, quand j’ai essayé de me foutre de cette histoire de ministre de l’action sociale s’arrosant de l’argent des intercommunale au moment où la misère ferme tous les boutons de son gros manteaux sur ce qu’il reste de notre pays, quand j’ai entendu à la radio un vielle alligator dire que si pour le moment on parlait beaucoup des «affaires» liées au partis socialiste c’était parce que «ça allait être les élection» (et non parce qu’il y avait effectivement des affaires liées au partis socialiste), quand j’ai vu à la télé des morceau d’enfant Sri Lankais emballés à même le sol dans des linges crasseux, quand une visite du Pape au Proche Orient ressemble comme deux gouttes d’eau à une opération de com’, quand je finis par me dire que les cinglés qui m’affirme que la fin du monde est pour 2012 ont peut être raison, alors je craque.
Sur un plateau je prépare deux grand verre remplis de glaçons. J’y met du jus d’airelle, du jus d’ananas, de la liqueur mûres-framboise, de la liqueur de melon vert et de la vodka. Avec ma fiancée, en parlant des éliminatoires de la «Nouvelle Star», je bois alors ce mélange presque pourpre que les barmen du monde entier appelle le «sex on the beach». Je sais que je ne devrais pas, l’alcool c’est pas génial, surtout mélangé, mais il y a ce fichu phénomène d'accoutumance.…
Je sais que je ne devrais pas. En plus, vous n’imaginez pas le prix de la liqueur mûre-framboise commandé sur internet avec des frais de port digne d’un bas relief égyptien.
Je sais que je ferais mieux de mettre de l’argent de côté pour ma retraite.
Par les journaux, j’ai apprit que le phénomène ne touchait pas que moi, je ne dis pas que ça me console, mais le fait de sentir moins seul, hé bien, c’est déjà ça.
Ca aide.
Evidemment, la cocaïne, c’est plus fort que mon «sex on the beach», mais je dois bien dire que dans un monde qui ressemble de plus en plus à un mauvais trip, les effets décrits par wikipédia («euphorie», «sentiment de puissance, illusion de tout comprendre, indifférence à la douleur à la fatigue et à la faim...») ne sont pas sans me tenter un peu.
Mais ce n’est pas pour tout de suite. D’abord par ce que c’est interdit, ensuite parce que ça me fait peur et enfin parce que c’est encore plus cher que mes liqueur que je vais chercher tous les trois mois au «point poste».
Mais bon, les drogués, les sniffeurs, les fumeurs, les piqueurs... Vraiment, je leur pardonne.
Mieux : je les comprends.

Le Soir 5-5-09

Feux de paille



Après dix jour où l’humanité entière hésitait entre la «dignité et le sang froid à deux doigt de la panique» et «une saine panique justifiée par la gravité de la situation» (sauf ma grand mère trop occupé à regarder «FBI, porté disparus» en mangeant des Quality Street), le bruit s’est mit à courir que cette grippe, finalement, elle n’était pas bien méchante.
Bien entendu, il y avait eu des morts mais infiniment moins que les milliers d’anonymes que la cousine de la grippe porcine (enfin la grippe mexicaine, enfin disons le virus H1N1 ou plus simplement la grippe A), la «bête grippe», fait chaque année.
En fait, après dix jour, on s’est rendu compte que la nouvelle grippe qui a fait trembler le monde elle n’est pas très différente de la bête grippe : un nez qui coule, une gorge qui fait mal et un peu de cette température qui vous cloue au lit, frissonnant à côté d’un tas de mouchoirs en boule.
Ouf.
Encore un peu, on avait peur.
Et la crise ? La «crise financière» ? Il n’y pas si longtemps, on nous annonçait la faillite d’un système, l’effondrement d’une logique économique, d’une explosions de la misère et du malheur.
Aujourd’hui, si les banques frissonnent toujours, même si leur gros nez d’argent et d’or coule encore un peu, même si elles bougent un peu moins que d’habitude, clouées au fond d’un lit fait de titres et d’actions on a bien l’impression qu’elle s’en sortiront.
Et avec elles, le système s’en sortira aussi.
Dans un autre registre, depuis Juin 2007 on a vraiment cru que c’en était fait de la Belgique, que cancer communautaire avait fini par atteindre les os, le sang et le cerveau. Que nous allions être coupé en petit morceaux, que la sécurité sociale se réduirait à un chiffon Swiffer, que ça allait être les ténèbres et l’enfer.
Et puis, finalement... Rien. Enfin pas grand chose. Enfin, pas grand chose d’autre que ce qu’on connaît depuis presque toujours : quelques grand mots, quelques envolées au lyrisme approximatif, quelques prises de position plus proche de celle d’un yoga douloureux que de la politique, mais un pays toujours là. Toujours aussi vague, toujours aussi approximatif, pas terminé, comme un de ces chantier qui n’en fini pas où les architectes sont trop nombreux, les entrepreneurs roublard et les ouvrier franchement tire au flanc.
Pas de catastrophe.
La Crise, la Grippe et la Fin de la Belgique... Toutes ces peur qui résonnent avec la voix de la petite fille qui s’amusait à crier «au loup ! Au loup !» sont chacune à leur manières devenue aussi effrayante qu’un pot de yaourt à la date de péremption passé de quelque jour.
Mais je ne sais pas pourquoi, un monde ou plus rien ne fait peur, ça me fait tout drôle.
Non, ça ne me fait pas drôle.
Ca me terrorise.

Le Soir 20-4-09

Pas de panique



Peut être que le printemps 2009 se prêterait bien à un premier bilan du nouveau siècle.
Hé bien, franchement, à bien y réfléchir, je dirais que, si on se place du point de vue du boursicottage et des virus, le vingtième siècle c’était quand même mieux que le vingt et unième. Au vingtième siècle, on faisait les choses dans l’ordre : d’abord la grippe et puis la crise. Aujourd’hui, avec la crise plus la grippe, en même temps, main dans la main comme un couple de voyous prêt à vous faire la peau, on a vraiment l’impression que quelqu’un nous en veux.
Au vingtième siècle, la grippe elle était Espagnol et la crise elle était en noir et blanc. Aujourd’hui c’est la grippe c’est celle des porcs et la crise est en couleur. La grippe Espagnol, c’était peut être une sale grippe, cent millions de morts avec Appolinaire et Egon Schiel dans le lot, mais au moins c’était une grippe qui sentait la gambas, une grippe qui évoquait le sable blanc de Lloret de Mare, une grippe qui avait déjà un petit air de vacance. La grippe du porc, elle évoque l’odeur du lisier, le goût du boudin, l’obscurité humide de la porcherie et le raclement des sabots sur le chape de béton armé.
Et puis, la crise en couleur, c’est de la misère en couleur et la misère en couleur sur une télé HD, c’est une misère cent pour cent réelle qui est là tous les soir, à l’heure du dîner, pareille à un nouveau membre de la famille, un petit dernier avec lequel il va falloir compter.
La crise et la grippe des porcs en même temps ! C’est vraiment pas de chance, ça me fait penser à ces histoire où le héros, après une longue série d’aventures, se trouve dans un situation tellement désespérée qu’on se demande comment il pourra bien s’en sortir.
Au cinéma, surtout si c’est une grosse production, le spectateur pour se rassurer peut toujours se dire que les scénaristes ne vont pas tarder à trouver une astuce, un «twist» et qu’avec le héros on ne tardera pas à voir de la lumière au bout du tunnel, que quelque chose va se passer.
Aujourd’hui, dans la réalité de cette première décennie du siècle tout neuf, il n’y a pas vraiment moyen de se rassurer. Beaucoup de caméras, pas mal de figurant, une ou deux vedettes, beaucoup de moyen, mais pas l’ombre d’un scénariste.
Ni d’un producteur.
Par contre tous le monde est un peu réalisateur et, collé bout à bout, toute les séquences targi-comiques qui envahisse les serveurs de You Tube et DailyMotion, ressemblent de plus en plus à un soap un peu minable, sans fin, sans objet et sans aucunes signification.
Le XXième siècle aura été celui des grandes idéologies et de leurs échecs, le vingt et unième, à voir comment il a commencé, promet d’être plus simple : il sera sous le signe de l’action qui baisse et du nez qui coule.

Le Soir 20-4-09

C’est une maison bleue



Cette histoire de voyage en Californie des députés wallons sent déjà la vielle bétrave mais elle me donne encore à réfléchir.
Tout d’abord, je me suis mit à leur place, à ces députés et je me suis dit que finalement j’étais comme eux : un type un peu faiblard côté caractère, un type dont l’honnêteté se contente du fait que je n’ai jamais tué personne, enfin de mes propres mains et que, si d’aventure, un jour, je trouvais par terre un portefeuille, il est probable que j’en empoche le contenu avant de le laisser dans une boite au lettre.
Les députés, je les comprends. Sans hésiter une seul seconde j’aurais dit à ma fiancée : «devine un peu où je t’emmène en vacance». Comme eux, à ma fiancé, je lui en aurait mit plein la vue en la faisant voyager en classe affaire et je me serais réjouis que le satin parfumé des suites de luxe réveille la libido de mon couple.
Les députés, je suis comme eux, un être humain qui ne sera jamais «un exemple», avec tous mes travers sur le dos, tous mes égoïsme dans la tête, toujours prêt à jouer solo si ça peut me rapporter quelque chose, toujours prêt à rentrer dans le rang si la situation commence à sentir le brûlé.
Les députés voyageurs je suis comme eux, je les comprend, vraiment, et je n’irai ni tirer sur les ambulance par ce que les ambulance ont autre chose à faire, ni hurler avec les loup parce que les loups me font un peu peur.
Par contre, les députés Wallons, ils sont quand même un peu klet.
La Californie !
Excusez moi, mais dans le genre destination ringarde on ne fait pas mieux. C’était le genre d’endroit on sont allé mes grands parents pour fêter leur retraites.
La Californie ! C’est tellement année 80...
Enfin bon sang, le monde est grand et avec avec le budget d’expédition intergalactique qui était le leur, il y avait quand moins ringard que la Californie.
Je ne sais pas moi, il y avait l’Amérique Latine. Ca c’est tendance. Quand Obama rencontre Chavez, ça le fait quand même plus que quand Vancauwenbergh se tape un McDo à San Francisco.
Il y avait l’Afrique : ses couleurs, son exotisme, sa misère et ses pirates : un voyage en Somalie, ça ça aurait été une carte postale, ça ça aurait été un ticket gagnant pour les élections.
Il y avait le Moyen Orient : ses lieux saint, ses marchés couverts sa culture millénaires ses haines intestines, sa complexités communautaire : voilà qui sent le voyage d’études et il y a aussi de jolies piscines.
Et puis, il y avait la côte Belge.
C’est pas si mal la côte Belge... Ses gaufres, ses cusitaxe, ses minigolfs...
Il a même fait beau à Pâques.
Et puis, des fois que ça les inquiéterais les élus Wallons, la côte Belge, c’est au moins aussi cher que la Californie mais là, il n’y personne pour venir vous emmerder à la rentrée avec des histoires de budget.
Même Eurodisney j’aurais compris.
La Costa Brava.
Même Lloret de Mare.
Mais la Californie, comme faute de goût, ça ne pardonne vraiment pas.

Le Soir 14-4-09

Le sexe des anges




La téléréalité, j’aime plutôt ça. J’aime bien ces émissions d’avant soirée du genre «confessions intimes», ces émissions que l’on peut prendre à n’importe quel moment et comprendre malgré tout grâce à l’insert permanent, grâce au flashback clairement identifié en noir et blanc, grâce aux monologues face caméras des untels ou des unetelles, se plaignant d’un compagnon trop soucieux de sa voiture, d’une compagne préférant son Lévrier Afghan à un week end romantique. Tout ça, ce sont des petites histoires, des petites tragicomédies à la saveurs de petit potins devant lesquels on éprouve le plaisir innocent de rire où de s’indigner.
Dans la télé réalité, ce qui est le plus chouette, c’est de pouvoir rentrer chez des gens que l’on ne connaît même pas et de regarder en stoemeling «comment c’est chez eux». Dans la téléréalité, les sols sont souvent carrelés, les meubles souvent en chêne massif, des télé immense éclaire des salons minuscules et parfois on aperçoit des collections de «boule à neige» ramenée d’Espagne et du Portugal.
Mais ce que j’aime par dessus tout, ce sont les émissions comme le «Grand Frère», où un grand type athlétique en tee shirt moulant vient remonter les bretelles d’ados en crises. Il leur sort des : «tu parle pas comme ça !», des «dis le moi en face !». Devant les parents paumés, il leur sert sa tambouille psychologisante à trois sous : «qu’est ce que tu veut me dire ?», «c’est un appel à l’aide ?»… C’est toujours claire, ça fini toujours bien et on fini par se dire que les problèmes, ça n’existe pas vraiment et que le monde, contrairement à ce qu’on pourrait croire, n’est pas un labyrinthe jonché de sac poubelles que personne ne vient jamais chercher.
En matière de télé-réalité, le mieux de tout, le nec plus ultra, le sommet, c’est «Super Nanny». Le principe est simple : une famille est dépassé ses propres enfants entre deux et six ans, une grande bonne femme en tailleur noir va faire un tableau de la situation et à la fin tout le monde s’aimera.
L’autre jour, en regardant «super nany», lors d’une scène dans la salle de bain, j’ai remarqué que les réalisateurs «floutait» les fesses et les sexe des enfants.
La caméra avait tous les droit : elle filmait les parents en pleurs, les chuchotements, les cris, le désespoir, la misère et la souffrance.
Mais la caméra ne filmait pas un enfant tout nu.
Quel drôle d’époque que la nôtre où la nudité d’un enfant s’apparente automatiquement à un travers tellement épouvantable que les caméras de télé qui s’ouvrent toutes grandes devant du tabassage policier, des exécutions talibannes, des agonies en tout genres, des abus de toutes sortes, se referment avec embarras devant un zizi.
Comme si la télé réalité, c’était en fait très loin de la réalité.
Comme si la télé réalité, ce n’était en réalité, qu’une sorte de miroir déformant devant lequel on agiterait des caricatures.
Finalement, c’est pas si mal de se dire que la réalité, c’est pas comme à la télé.

Le Soir 1-4-09

Les pauvres Cow Boy solitaires.



Depuis le Jolly Jumper (rusé, fiable, marrant, raisonnable) de Lucky Luck, le Tornado (courageux, puissant, rapide) de Zorro et le Petit Tonnerre de Yakari (sympa, curieux, agile), on a comprit que l’homme pouvait aussi se définir par sa monture.
Comprendre les gens c’est bien pratique. C’est bien pratique surtout quand, à quelques mois d'élections plus importante qu’il n’y paraît (les premières après avoir tenté durant près d’un an de sodomiser la mouche communautaire posée au plafond et après le Tchernobyl financier dont les retombées toxiques nous promettent bien des cancers).
Evidemment, pour se faire une idée, pour décider à quel endroit il faudra poser en Juin le bout de notre crayon optique, on peut toujours écouter les discours. Le truc, c’est que, en période électoral, les discours ressemble parfois aux échos confus des disputes chez les voisins alcoolique. Elio Di Rupo parle de «rentrer dans le lard» des libéraux. Etrange formule dont les images mentales se situent plus aux confins d’une pornographie SM que d’un véritable argument politique. Joëlle Millequet, elle, jouant aussi sur les affects, est plus maternante : les mots clé de son discours du 28 mars sont : «protéger», «adoucir», «confiance», «stabilité», «préparer». Le champs lexical est celui d’une berceuse au point qu’on se surprendrait à sucer son pouce. D’ailleurs les quelques clichés employés sans rougir («nous sommes à la croisé des chemins, nous devons construire un nouveau monde»), achève de donner à l’ensemble l’allure d’un tube sans queue ni tête à la Florent Pagny («Apprendre à Rêver, à rêver pour deux, rien qu’en fermant les yeux»).
Du côté du MR, le râteau est encore plus large : sur le site on félicite François Weyergans pour son entrée à l’Académie Française, on relaye le happening bobo de l’extinction des feux du 28 mars, on tire sur l’ambulance du pape et on ressort un slogan aussi vain qu’un argument de vente pour une paire de Nike et une canette de Coca : «de l’énergie pour l’Europe !»
Mais alors, leurs monture nous en diront peut être un peu plus. L’étalon de Didier Reynders serait une Mercedes S350 : nous sommes ici dans le luxe ostentatoire, l’amour du prestige, le culte du VIP. Elio di Rupo, lui arpente la wallonie en Audi A8. D’après le constructeur, il s’agirait du «vaisseau amirale». On parle de «rigueur» et «d’élégance». En tout cas, le petit bonhomme de Mons qui «voyais les nantis» se promène dans un engin dont la valeur dépasse celle de cinq année de salaire minimum. Mais après tout ne dit on pas : «charité bien ordonnée commence par soi même»
Enfin, Une Renault Espace sert de monture à la maîtresse des humaniste. Entre l’utilitaire et le minibus avec un poil d’élégance latine. Ce n’est pas l’engin le plus cher mais c’est lui qui prend le plus de place.
Oui, résolument, pour cette campagne ci, je n’écouterai pas les discoures, je me contenterai de regarder passer les voitures, elles ont tellement de choses à nous dire.

Le Soir 24-3-09

Toujours la même vielle histoire

Rien ne m’énerve plus que toute la série de réaction indignée, venue de gauche et de droite, suite au départ de Jean-Claude Defossez de la Rtbf pour rejoindre les starting block Ecolo. Après tout, nom d’une huître, les gens font ce qu’ils veulent. Et si ce journaliste amateur de grand imperméable à ceinture ou de veste en cuire un peu naze veut passer de l’autre côté de la Politique, finalement, ça ne regarde que lui.
Franchement, moi j’aimais bien les émission de Jean-Claude Defossez. Quand j’étais gamin, je ne comprenais pas tout ce qu’il racontait, mais il me faisait rire avec son regard de polisson qui regarde , par le trou de la serrure, les grandes personnes en trains de faire des bêtises. Les «Travaux Inutiles» était une émission formidable, les «Pieds dans le plats» aussi. L’Hebdo était pas mal et Question à la Une c’était franchement bien. Les mauvais langues vont diront que c’était parfois un peu démago, d’autres se pinceront le nez en vous balançant l’éternel argument du poujadisme, je crois que c’était souvent du bon journalisme, celui qui soulève les tapis, celui qui gratte les croûtes, celui que ça ne gène pas d'emmerder un peu le monde. Le vrai quatrième pouvoir sans lequel, de la démocratie, il ne resterait qu’un décors en carton manipulé par des techniciens cynique.
J’aimais bien Jean-Claude Defossez mais je comprendrai jamais pourquoi il a fini par passer le pont. L’argument, j’imagine, ce sera quelque chose comme «je voulais faire bouger le choses» ou bien «je crois avoir fait le tour de mon travail»… Quelque chose dans ce genre là.
Mais dans le fond, on ne peut pas s’empêcher de penser qu’en voilà un autre, un indépendant, un ami de la liberté, un ennemi du mensonge, qui a fini par céder à la tentation bien réelle du pouvoir à défaut de celle du pouvoir réel.
Quand j’ai apprit ça, j’ai repensé à ce passage de l’Odyssé : «Tu rencontreras d'abord les Sirènes qui charment tous les hommes qui les approchent ; mais il est perdu celui qui, par imprudence, écoute leur chant, et jamais sa femme et ses enfants ne le reverront dans sa demeure, et ne se réjouiront. Les Sirènes le charment par leur chant harmonieux, assises dans une prairie, autour d'un grand amas d'ossements d'hommes et de peaux en putréfaction. Navigue rapidement au delà, et bouche les oreilles de tes compagnons avec de la cire molle, de peur qu'aucun d'eux entende.»
Je ne sais pas qui a gagné dans cette histoire qui reste encore à écrire, mais j’ai l’impression que la démocratie, si fragile ces derniers temps, vient d’encore perdre un anticorps.
J’espère juste qu’elle sortira bien couverte, en période d'élections, il y a plein de sale maladies qui traînent.

Le Soir 17-3-09

Faite vos jeux



Dans quelques tout petit mois, ça va être les élections. A chaque fois, dans notre petit pays bien aimé, l’approche des élections le pouvoir politique semble atteint d’un mal étrange : certains se raidissent dans des postures inconfortables, comme ces statues qu’on croise dans les parc, tirant à l’arc sur un cheval cabré. D’autre deviennent plus souple encore que ces petites contorsionniste chinoises qui parviennent, en défiant toute les lois de la résistance des cartilages, à faire rentrer un corps d’un mètre cinquante de haut dans un tupperware.
Certains se mettent à parler, soudain, après s’être longtemps tu. D’autre, au contraire, se taise soudain, après longtemps parlé. Certains changent d’avis, certains regardent ailleurs, certains gesticules, d’autre tentent de se frayer un chemin en jouant des coude, comme ces «dépasseurs» du petit matin, dans les bus bondé, pour essayer à tout prix d’avoir une place assise pour leur quatre arrêts.
Je ne peut pas résister à cette tentation vaniteuse de citer un grand auteur : dans «Choses Vues» Victor Hugo disait : « "Homme politique. Un drôle qui n'a pas de conscience. Une canaille qui fait de l'opposition systématique ou de l'autorité quand même, et qui dit blanc quand son chef dit blanc ou noir quand son maître dit noir, en vue de son intérêt particulier ou de son ambition personnelle, sans s'inquiéter s'il foule aux pieds le droit, la justice, la raison, l'honneur, le bon sens et l'humanité».
C’est amusant comme les choses ne change pas et comme cette pauvre démocratie, toujours fragile, toujours délicate, semble toujours à la peine par la faute même de ceux qui en sont les produits, à l’image de ces enfants devenu grand qui à la fois refuse de quitter le toit familiale et méprise leur parents.
La base même de la démocratie, c’est l’idée très astucieuse de la séparation des pouvoir. Avec cette histoire de «Fortisgate», il faudrait avoir du ciment dans les yeux et de la pâte à crêpe dans les oreilles pour ne pas comprendre que la séparation des pouvoir fût rangée dans un tiroir.
A l’issue des travaux de la commission d’enquête très démocratiquement mise en place pour aller y voir d’un peu plus prêt, la seule conclusion fut une liste de «rapports problématiques» entre la justice et les cabinet.
«Problématique». Un mot tout petit. Un mot tout timide. Un mot tout gêné qui ne voudrait même pas qu’on le regarde.
Rouler à 180 km/h sur le ring, c’est illégale parce que c’est dangereux.
Des pressions politiques sur le monde judiciaire, le mépris et l’arrogance du pouvoir, c’est juste «problématique».
Je me demande parfois si la fin de la démocratie ne commence pas par ce genre d’euphémisme.

Le Soir 10-3-09

Des ovaires dans la machine à laver


Je n’ai rien contre la journée de la femme.
C’est vrais qu’on leur en fait des misères aux femmes : on les violes et les étripes de toutes les façons possible juste pour passer le temps, on leur jette des cailloux pour un baiser échangé à la sauvette. Pas toujours très sûre d’être une nana, emballé et cachée sous du linge gris, cachée à la maison, cognée en stoemling, prostituée sans qu’on lui demande son avis.
Mais ne nous voilons pas la face, chez les femmes, c’est comme chez les hommes, il y a des idiotes, des méchantes, des cruelles en nombres, mais les statistiques sont là : aujourd’hui comme hier, si on aime ni les baffes, ni l'esclavages, ni les petits salaires, ni la précarité, ni les tournantes sinistres dans des parkings crasseux, il vaut mieux naître homme que femme et ça n’a pas l’air d’être prêt à s’arranger.
Alors, pour rappeler tout ça, une fois par an, c’est la journée de la femme.
La journée du Pape, par contre ça n’existe pas.
A priori, le Pape, c’est comme la journée de la femme, je n’ai vraiment rien contre. Il habite une belle grande maison, dans une belle grande ville, il s’habille un peu disco excentrique, il a plein de tableaux dans son salon, le genre de retraite dont tout le monde rêve.
Le seul truc, c’est que pour le Pape, les femmes ça n’existe pas.
Enfin, ce que je veux dire, c’est que pour le Pape, l’humanité est divisé en deux catégories : les hommes d’un côté et les ovaires de l’autre.
Comme le Pape, je suis pour le Pardon, alors je lui pardonne : connaître les femmes, ce n’était pas dans son éducation. Je trouve ça un peu dommage pour lui, surtout qu’il ne fait pas son âge et qu’il pourrait certainement encore profiter de la vie.
Aucune femme ne lui a jamais caressé les cheveux en l’appelant «mon petit lapin», aucune femme ne lui à jamais fait un de ces sourire incroyable qui vous fait exploser le cœur, aucune femme ne lui a jamais envoyé de sms pour lui dire : «je t’aime, tu me manque»
Du coup, pour le Pape, les femmes c’est jamais qu’un tas d’organes qui sert à faire des enfants. Ca n’a ni bouche pour parler, ni cerveau pour penser, ni tous le reste pour faire tous le reste et c’est vrais que vu comme ça, une femme, quand quelque chose de grave lui arrive, c’est un peu comme quand le chat vole le haché dans la cuisine, ça énerve un peu mais on s’en remet.
Du coup, quand des ovaires de neuf ans sont violés au Brésil et qu’ils tombent enceinte pour la première fois, on les excommunie parce qu’ils avortent. Quand au violeur, lui, il aura toujours sa place dans la grande famille de l’église pour qui «le viol c’est quand même moins grave que l’avortement».
Mais soyons juste, le Pape reste bienveillant avec les ovaires, par exemple, pour la journée des ovaires, il a estimé que la machine à laver était la plus belle des inventions du siècle. De quoi faire des ovaires libre !
Libre, mais à la maison.
Libre, mais en silence.
Libre, mais à disposition.
Faut pas déconner quand même.

Le Soir 3-3-09

Near Death Expérience

En février, le soleil à brillé trente trois heures et cinq minutes. C’est le record du siècle. Si un scientifique sadique avait mit des hamsters dans une petite cage éclairé durant trente trois heures et cinq minutes, il est probables que les hamster auraient fini par broyer du noir.
Février 2009, le mois le plus nulle du vingt et unième siècle : le monde des humains s’est enfoncé encore un peu plus profond dans une crise financière à la logique kafkaïenne, une centaine de mort à madagascare, la droite Italienne qui fait sa crise suite à l’affaire Eluana Englaro, l’extrême droite israélienne creuse son vilain petit trou, un coup de grisou emporte des dizaines d'esclaves chinois, Alain Bashung à des Victoire de la musique plein les poche mais toujours le cancer
Et comme si ça ne suffisait pas, il n’y a même pas eu de soleil.
Mars ne commence pas mieux : entre le premier et aujourd’hui, nous avons pu bénéficier d’une éclaircie aussi rapide que le flash de mon Ixus, les employés de la Poste entame le baroud d’honneur avant la disparition programmée de 2011.
Certains croit que la fin du monde est un grand bidule qui ira vite, qu’en 2012 on aura droit à quelques raz de marée, quelques tremblement de terre, un ou deux cyclone et l’affaire sera dans le sac...
J’ai l’impression que la fin du monde est un truc qui prendra du temps et qui a commencé ici, chez nous, en Belgique, avec cette décision cruelle du type qui s’occupe du thermostat de nous priver de soleil, comme les hamsters.
Et puis que le monde entier suivra notre contagion grisâtre : après l’absence de soleil, le monde attrapera nos petites querelles communautaires, notre constitution tirée par les cheveux, nos ministres aux aboies, notre fiscalité hératique, nos autoroutes piégées, nos banquiers hagard, notre salon de l’auto, notre Batibow, notre décret mixité et puis tous le reste...
Quelle fin cruelle pour notre belle terre.
Qu’est-ce que je suis déprimé !
Mais bon, un petit trois semaine et ce sera le printemps, les oiseau, les fleurs, le ciel bleu, l’amour, le renouveau.
Nulle doute que ça ira mieux à ce moment, les vitamines D. recommenceront à pourvoir être assimiler par mon organisme.
Ca changera tout.
Il n’y a qu’à tenir jusque là.

Le Soir 24-2-09

A court d’idée



Les blagues, j’aime bien. J’aime bien aussi les bête blagues qui embarrassent tous le monde quand on les raconte. J’aime bien les blagues sur les noirs, sur les arabes, sur les juifs, sur les flamands. J’aime bien les blagues sur les blondes, sur les handicapés, sur les roux, sur les riches, sur les pauvres, sur Guantanamo, sur le cancer de la prostate, sur les psys, sur la banque. De la même façon, je soutiendrai toujours qu’il vaut mieux allez un peu trop loin dans l’humour que se racrapoter dans le politiquement correcte, à la manière d’un testicule au contacte d’un verre d’eau froide.
Par contre, il n’y a rien de plus embarrassant que les blagues pas drôle. Quelle différence entre une blague drôle et une blague pas drôle ? La question est simple, mais la réponse insondable, ce qui est certains, c’est que les catégories du bon et du mauvais goût n’en font pas partie.
Rien n’est plus embarrassant, donc, qu’une mauvaise blague racontée, et c’est là un défaut classique, par quelqu’un qui annonce la couleur : «j’ai une blague» ou encore «vous allez rire» ou bien «vous connaissez celle»…
Ce genre de formule met généralement l’amateur de blague en garde : ce qui va suivre risque fort de ne pas être drôle.
A ce titre, la blague de Rudy Aernout est un cas d’école de blagues pas drôle qui met tous le monde dans l’embarras.
J’ai vu et revu les images tournée à Waterloo. Rudy, annonce sa blague, gigote sur le strapontin impatient de son effet et il raconte. Les gens rit, évidemment... Mais le spectre sonore de ce rire est caractéristique d’un rire poli comme on pourrait en avoir après qu’un petit garçon, de retour de l’école, raconte une blague de toto connue depuis le Moyen âge.
Mais tous l’intérêt de la séquence, vient des images rapides des VIP présent dans le publique : Serge Kubla, Didier Reynders et Charles Michel. Charles Michel rit et puis se met très vite la main devant la bouche, comme si il avait honte et puis il regarde en direction de son président, sans doute pour savoir ce qu’il convient de faire. Le chef, lui,à un comportement plus énigmatique. Sa main est aussi devant sa bouche, une main manifestement crispée, elle dissimule plus ou moins un sourire tout aussi crispé, un peu comme si cette blague avait été une pomme de pain qu’on aurait voulu lui faire passer par un endroit supposé délicat. Serge Kubla, proche de Rudy Aernout, emplois la méthode classique de la «diversion par le commentaire». Serge Kubla dit quelque chose à Didier Reynders. J’ai eu beau jouer avec l’équaliseur, je ne suis pas certains d’avoir comprit. Il lui dit quelque chose : «mmm... petite feinte...mmm». Didier Reynders répond quelque chose comme : «mmm.. oui mais bon...»
Dans les yeux du ministre des finances, sur ces images, ont pouvait sentir le trouble de la jeune fille sentant s’ouvrir des chakras sous l’effet d’un désir neuf. C’était joli et kitch comme un poème d’Alfred de Musset illustré par David Hamilton.
Enfin bref, comme souvent dans les coup de foudre, la famille n’a pas suivit et la romance fut étouffée dans l’oeuf. Dans deux jour on en parlera comme de l’étourderie et dans dix on en parlera plus.
Mais longtemps la figure ébouriffée de Rudy Aernout et les échos de son humour à deux sous viendront hanter les rêves de Didier Reynders.
Comme le dirais Alain Souchon : «rêver, c’est déjà ça».

Le Soir 17-2-09

Le labyrinthe du labyrinthe




Alors que je serais plutôt nul, j’ai toujours bien aimé les jeux qui font un peu mal à la tête. Je ne sais pas pourquoi. L’explication doit être un truc un peu morbide lié à ma personnalité se traduisant par un subtile penchant au masochisme, peut importe, les casse tête, j’aime bien.
Je me souviens par exemple d’un vol transatlantique avec pour seul compagnie un Rubik’s Cube. A l'atterrissage, je n’avais jamais réussi qu’à faire deux couleur et demis (le bleu, le rouge et un demi jaune). De la même manière, j’ai toujours aimé les long week end dans les Ardennes en Novembre, quand il vous tombe quatorze heures durant cette pluie glacée sur les toits en ardoises, et qu’un Master Mind ou un Cluedo incomplet sont vos seul passe temps. Et aujourd’hui, je fauche compulsivement la nintendo DS de ma fille pour me faire du mal avec les perversités du docteur Kawashima...
C’est pour ça que l’affaire Fortis, moi, j’ai tout de suite bien aimé.
L’affaire Fortis, j’ai tout de suite aimé parce que l’affaire Fortis, c’est comme mon vieux Rubik’s cube.
Dans l’affaire Fortis, comme dans un Rubik’s cube, il y a bien six côté et comme dans dans le Rubik’s Cube, si au moment du montage les couleurs étaient bien à leur place, il n’a pas fallu longtemps pour que tout se mélange.
Les couleurs de l’affaire fortis sont les couleurs classique de l’embrouille humaine : il y a le pouvoir politique, le pouvoir de l’argent, le désir de gloire, la peur de la perte et de la misère, les énergies négatives de la frustration et celle de la colère.
Comme pour le Rubik’s Cube, essayer de remettre de l’ordre là dedans revient la plupart du temps, pour le commun des mortels, c’est s’éloigner un peu plus de la solution. Comme pour le Rubik’s Cube, une torsion, un mouvement, et vous voilà un peu plus loin de l’ordre, un peu plus proche du chaos.
La théorie mathématique nous apprend qu’à condition d’être vraiment très malin, il est possible de remettre toutes les couleurs du Cube en un maximum de 23 mouvements quelque soit sa disposition initiale.
La théorie sociologique de la «rationalité limitée» nous prédit qu’avec 23 mouvements, dans l’affaire Fortis, on aura peut être réussi à mettre du café dans les thérmos, et encore, il n’est pas dit qu’on évitera un petit goût d’urine.
Je me souviens que mon Rubik’s Cube, par un soir d’été ou la chaleur lourde me travaillait les nerfs, j’avais fini par le démonter en m’aidant de la lame d’un couteau à beurre.
J’ai vaguement l’intuition que la Fortis ça va se terminer comme ça, en été, quand avec la chaleur et la fatigue on finira par décider d’employer une quelconque manière forte.
Je me souviens qu’après son opération, mon Cube n’avait plus jamais bien fonctionné.
Il grinçait, il se bloquait, il lui tombait des morceaux.
La même vague intuition me dit que pour la Fortis ce sera comme ça, un truc qui marche plus.
Un truc qu’on range quelque part.
Un truc qu’on ne comprend pas avoir acheté un jour
Un truc qu’on ne touche plus et puis qu’heureusement on oublie.

2/13/2009

La semaine infernale 14-2-09

Dite les amis,
aujourd’hui j’ai envie de parler à cœur ouvert...
Y’a des jours comme ça ou on a envie de se confier...
Où l’on sent que l’on ira mieux après...
Ca fait des mois que j’hésite et aujourd’hui, je me dis, peut importe les conséquence, au moins je me serai débarrassé du poids de ce si lourd secret qui me hante depuis bien trop longtemps...
Alors voilà,
le truc...
Ecoutez, je suis un peu embarrassé...
Vous comprenez, c’est difficile...
Allez je me lance...
Les flamandes...
Les flamandes...
Ca m’excite...
Les flamandes...
J’adore ça...
J’adore les flamandes...
Je veux dire que sexuellement, la flamande...
ce grand truc robuste, fiable, en bonne santé, plutôt blonde, avec cette épiderme à la couleur du lait frais dans un seau en fer, avec ces mains carré faite pour écraser les pomme de terre et planter les choux, avec ces gènes à la fois slaves, germanique, scandinaves et parfois, pour l’exotisme, luxembourgeois...
avec cette odeur de bonbon à l’anis, d’orge et de boulette de viande...
J’adore ça...
D’habitude les hommes rêves des africaines, des asiatiques ou des latinos ou même des vielles ou des grosses.
Les sites XXX sont fait pour les obsessions classiques.
Pas un seul site n’est consacrée au flamande.
Alors, je me fait des petits scénarios : ça se passerait du côté d’Herentals, peut être dans le village de Onze-Lieve Vrouw Olen, vers 14h30, au dessus d’un magasin Aldi, dans des réserves à l’odeur surette, elle s'appellerait Baukje ou Anneke ou Anneleen ou Ciska ou Froukje ou jorike ou Lieve ou Loes ou Lotte ou Marieke ou Miep ou Riet ou Tieneke ou Twinky ou Welmoed et elle me susuretait des : «Ik hou van je mijn liefde» et des «je handen op mijn huid».
Elle serait habillée en Zeeman, chausette acrylique, sous vêtements lycra, ses yeux serait aussi gris qu’une impasse à Vilvoorde, ses cheveux aurait la couleur de la crème brûlée et sa peau le goût du cramique. Elle aurais des seins comme des sofas, des fesses comme des canapés, un ventre comme une piscine communale...
Ma flamande...
En une seule après midi, je lui ferait dix neuf petits flamands typique...
Rien que des garçons. De ceux qu’on croise les samedis de printemps à Plakendael : 5 ans, un mètre soixante neuf, cinquante sept kilos de bon gras, le cheveux coiffé en brosse, la basquette lacée bien serrée, un teint de charcutier, criant des «Hé ! Kom Smeerlap !» au rhinocéros de Tanzanie comme si c’était un marchand de moules...
J’ai envie d’aller vivre en Flande
J’ai envie de m’installer dans un faubourg anonyme de West-Vlaanderen
De regarder VTM et Cannevas,
De me tapper des allez retour au fritkot de Aarschotsteenweg et d’y commander Twee Kraker, vier Pikanto en Drie Viandelle met Amerkaan Sauce...»
Et puis je rentrerais chez moi, garer mon Opel Astra dans l’allée de ma maisonnette
Je retrouverais ma flamande
On mangerais en écoutant le disque «Helmut Loti Goes Classique»
La vie serait belle
Et je suis certains que je serais heureux véronique.

La semaine Infernale 29-1-09

Alors moi, je vais vous dire un truc,
je vais super bien..
mais vraiment super bien, j’ai une pêche d’enfer
depuis quelque semaines, c’est le pied total.
La super forme.
Ca a commencé quand j’ai apprit un nouveau mot,
un mot magique, un mot qui change la vie.
Vous savez ce que c’est :
Hé bien c’est le mot : LifeStyle.
Maintenant, le monde, la vie, la politique, les tsunamis, les crash boursier, le milices congolaises, le Choléra, la misère, gaza, Olivier Maingain, Filip de Winter, les facilités, je m’en fout...
Peuvent tous crever...
Je m’en fout...
Moi mon truc, c’est le LifeStyle.
C’est trop cool...
J’ai enfin une place dans le monde
Chuis Lifestyle
Je vais au Pain Quotidien, je prend une tartine Boeuf Basilique, je lis le Elle, j’écoute Norah Jones dans mon Ipod Touch
Chuis LifeStyle.
Je suis un peu chiant mais je suis hyper heureux...
J’ai envie de m’acheter des trucs de déco
je vais chez Habita, j’achète un moulin à poivre Peugeot, je passe par la rue haute, les brocantes chic, j’achète une tarte chez Marcolini, chez moi je crée une ambiance, une athmosphère, total Feng Shui, mon ficus parle avec mes tasse à café, à Noel j’ai pas mit de boule dans mon sapin mais des nœuds en lin, je le regardais depuis mon canapé Stark en buvant du thé mariage frère montagne de Jade...
Total Effet Cocoon...
Total LifeStyle !
Ca me coûte un fric incroyable
mais je suis hyper bien...
Je ne lit plus que les rubrique «tendance»
les articles «branding»
Je suis hyper art de vivre...
Je me trouve sympa, je suis mon meilleur copain
Je suis Relaxe
je suis Zen
en un mot je suis LifeStyle
Je me prépare des petits trucs pour moi tout seul :
Des poires pochée à la Cannelle, des baguettes guacamole et crevette...
Ca me prend un temps fou, les enfants déteste...
Ma fiancée pleure pour un bon bolo
Je m’en fout...
Moi Chuis LifeStyle
Soir et matin, je me brosse les dents LifeStyle manche de brosse en Tek arabe, poile en castor
Je m’endors LifeStyle dans un lit en coton bio parfumé à l’Ibiscus de Hongrie
Je me douche LifeStyle, revêtement en pierre naturelle, douche type Rain Shower.
Je conduis ma smart, je prend des court de pilate,
je fait des city trip, j’ai un abonnement au David Lloyd, sur la table basse genre Bauhaus de mon salon repeint par Agnes Emery j’ai déposé la Terre vue du Ciel, une retrospective Sophie Calle et le New York de Paul Auster
Je vais super bien...
Super LifeStyle.
Ma femme est partie avec les enfants...
Je m’en fout...
Ils étaient même pas LifeStyle ces enfants
Mes amis ne me téléphone plus..
M’en fout aussi...
Pas LifeStyle non plus...
Bon je me sent un peu seul, c’est vrais...
Des fois, le soir, juste avant de m’endormir, j’ai un peu envie de pleurer...
Alors je bois un grand de San Pellegrino...
Et puis ça passe...
Vous voulez bien être mon amie Véronique...
Mais promettez moi d’être un peu plus LifeStyle !

La semaine Infernale 15-01-09

Moi, ce que je dis, c’est que ça commence mal.
J’ai déjà fêté plein de nouvel an. Plein de fois je me suis mit, à minuit, à embrasser tous le monde en disant : «bonne année, allez, hein... bonne année...» Et franchement, j’y croyais à chaque fois.
Mais là.
2009...
Ca commence mal.
Bon, je ne vous parle pas de la crise économique. Avec tous ces spécialistes qui vous disent que le pire est à venir, que ça n’a même pas encore commencé, qua ça va être comme une grande purge, que 2009 économiquement, ce sera une année sous le signe de la diarhée et qu’il n’y aura ni assez de toilette ni assez de papier pour tous le monde.
2009 ce sera la Berezinah.
Ca commence mal.
Au JT ils ont qu’avec le réchauffement, il commençait à y avoir des insectes au pole sud... Le pôle sud... Des insectes... Les pingouins vont attraper des puces, ça va les rendre aussi méchants que de Pitt Bulls, je plains les type de la station Princesse Elisabeth.
Ca commence mal.
Bon, que faut il penser d’Hermann Van Rompuy ? Je ne sais pas moi, mais un type qui répète dans toute ses interview : «moi, j’avais pas envie d’être là, mais on m’a demané» : je ne comprend pas : si vous devez engagez quelqu’un vous faite passer une interview. :
- Alors comme ça le travail vous intéresse ?
- non !
- Ah bon, mais c’est un travail qui vous plaît un peu quand même ?
- non !
- Mais vous êtes motivé ?
- non !
- Mais pourquoi vous êtes là ?
- on m’a demandé.…
Imaginez ça dans un mariage :
- Et alors comme ça, Carole toi tu l’aime ?
- non
- mais tu la trouve sexy ?
- non !
- mais pourquoi tu l’as épousé alors ?
- elle m’a demandé...
Hermann Van Rompuy, ça commence mal.
Tout commence mal.
2009, ça va être terrible.
Tous le monde commence à avoir des problème de santé :
Lizin problème de cœur. Remarquez comme ça on sait qu’elle en a un.
Daerden. Une pneumonie... Une pneumonie ? Moi je trouve que ça fait maladie du Moyen âge, ça. Ca fait pas du tout vingt et unieme siècle.
Aujourd’hui on a le cancer. Mais une pneumonie ! Pourquoi pas la Variole ou le Choléra !
Richard Miller, un pavé sur la tête.
Et Fabiola...
opérée sous hypnose....
Comme les pharaons.…
On régresse,
En 2009, la civilisation à enclancher la marche arrière
Ca commence mal
2009, coupe du monde de Hanball en croatie, l’accouchement de Rachida Dati, bouclage de la petite ceinture du métro, ma toyota ressemble de plus en plus à un tas de composte, j’ai râté le jour de ramassage des sapins de noel, pas une seule chaussure en taille 42 pendant les soldes, le salon de l’auto
En 2009 y’aura rien de sexy.
Si je devais choisir je dirais 2009 année mondiale du tapis plein
Ca commence mal.
Didier Reynders est toujours vice premier ministre
Laurette Onkelick est toujours vice premiere
Joelle Milequet est toujours vice première
Karel De Gucht devient vice premier, pas mal après son braquage...
2009 ça a l’air de commencer comme une blague de toto, mais dans le fond, 2009 ça commence très très mal.
Alors vous savez quoi, ce week end moi je vais fêter le nouvel an 2010. J’invite tout le monde à boire une coupe et à s’embrasser à minuit.
Comme ça, 2009, même si a aura mal commencé au moins ça aura passé vite.

La Semaine Infernale 27-11-08

Dite,
j’ai fait un truc de dingue...
Je ne sais pas exactement comment j’en suis arrivé là,
c’est peut être lié à l’expression d’une frustration sexuelle sous jacente à mon education un peu trop stricte,
c’est peut être parce que j’ai toujours un peu été à la recherche d’une figure paternelle pour me guider dans le monde,
c’est peut être parce je sais qu’entre Virginie et moi ça ne se fera jamais et qu’il me faut des objets transitionnelle.
Je ne sais pas...
En tout cas j’ai fait un truc de dingue :
je me suis abonné à Test-Achat...
Abonné à test-achat...
Comme ma vielle tante, celle qui sentait le spéculoos et qui nous servait chaque mercredi après midi des imitation Dannette vanille qu’on mangeait sur des set de table Jupiler avec des poils de chiens dessus...
Abonné à test-achat...
Comme le cousin du mari de ma cousine qui est notaire dans le Hainaut et qui habite à Baudourt une «maison 3 façades avec passage lattéral et garage, grand living, bureau, cuisine équipée, vaste véranda sur tout la longueur du bâtiment, 4 chambres, salle de bains, bon état jardin 3 ares, rue calme» et qui écoute du Patricia Kaas sur une chaine Hifi Grundig.
Abonné à test-achat...
Quand j’étais petit et que, dans la cour de récréation je jouais à être Luke Skywalker, quand je me disais que peut être un jour j’aurais la chance de tomber dans un fût de produit radioactif et d’en ressortir avec des super pouvoir, quand je me disait que mon avenir ce serait de vivre au dans une base sous marine hi tech milieux de 65 femmes blondes nourrie au phytoplancton, que je serais le roi de New York et que j’irais me promener sur la cinquième avenue en Lamborgini Diablo avec Virginie en mini jupe latex assise à côté de moi et que je m’arrêtrais en deuxième file devant chez Thiffany et que je lui paierais une paire de boucles d’oreilles taillé dans des émeraudes de 3 kilos cinq.
Abonné à test achat...
Non de dieu !
Remarquez, j’ai reçu un bic qui fait clé usb et qui à une petite lumière laser...
Chaque mois je reçois un nouveau numéro et je lis les articles :
- Troisième âge nouveau style, la qualité de vie des séniore.
- Filtre à eau, ça ne coule pas de source
- Comment conserver les restes
- l’éco managment dans les bureau
- Colle, bien choisir son produit
- Réparer un robinet qui fuit
Test achat...
je suis abonné et ça me fout le cafard...
Je sais pas pourquoi...
Peut être parce que c’est le premier signe de la dégradation...
Je suis sur la pente descendante... du gras s’accumule autour de ma ceinture abdominale, j’ai des trou de mémoires et je m’endort à 19h45 devant le JT en mangeant des Quality Street.
Test Achat...
Avant je m’endormais en lisant les aventures de Spirou et Fantasio, aujourd’hui je m’endort en lisant les cas vécu :
- En l’espace de quelques mois le GSM Nokia de Monsieur V. Tombe en panne à trois reprises...
Wouaw...
ou bien :
- A son arrivée en Sicile par un vol Alitalia, Madame C. constate que ses bagages sont resté à Milan.
Djeuuuu
Test - Achat...
Je crois que ma femme me trompe...
Hooo, je comprend...
je ne suis plus tout a fait celui qu’elle a connu...
le soir je lui parle du test des sandwiches au filet américain préparé du n° 522 de juillet 2008...
Mais je vais changer.
Je vais faire un effort...
La semaine prochaine je vais m’abonner au «Moniteur de l’Automobile».
Et ça, c’est quand même plus sexy, non ?

Le soir 9-2-09

Mon droit au malheur




L’autre jour, je ne sais pas pourquoi et je ne sais pas comment, je suis tombé sur une émission de Jean-Luc Delarue.
Hormis un léger agacement à la vue de ce garçon qui a fait sa fortune sur le malheur des gens sous le couvert hautement hypocrite de vouloir les aider, je n’ai rien contre lui.
Un petit prédateur parmi une foule d’autre prédateur autrement plus dangereux.
Bref, je suis tombé sur cette émission qui ressemblait furieusement à toute les autres émissions de Delarue : un publique d’anonyme applaudissant, parfois quand on lui donne le signal. Des témoins pris au piège du déballage publique de leur intimité, des spécialistes de disciplines parfois obscures venant analyser le tout en usant d’un langage en apparence professionnel et Delarue au plus proche de sa caricature : le verbe nerveux, sourire figé collé sur le visage à la manière d’un bébé alien, une lueur de fausse compassion, la chemise impeccable, la chaussure cirée et l’oreillette enfoncée bien profond.
Je ne sais plus exactement de quoi on parlais ce jour là : de quel maladie, de quel handicape, de quelle turpitude, de quel invraisemblable malheur ou de quelle misère. On faisait comme d’habitude : on savourait ces reportages racoleur tourné dans des intérieur sinistres, on faisait des commentaires sur ces parents débordé, sur ces enfants obèses et grossiers, sur ces maris jaloux, sur ces femmes anorexiques, sur ces vieillards compulsifs, sur ces ados crasseux... Delarue, c’est d’abord le plaisir pervers d’enfin pouvoir regarder nos voisins être aussi malheureux que nous.
Je ne sais plus de quoi on parlais mais je me souviens qu’on a fait intervenir une spécialiste, pardon une coach.
Coach.
J’ai tout de suite détesté ce mot qui m’évoque irrésistiblement un grand connard en training en train de me hurler dessus «pour mon bien».
Ce mot qui m’évoque ce que le monde moderne produit de pire, des agent de la normalisation : vous êtes triste ? Prenez un coach. Vous êtes gros ? Prenez un coach. Vous voulez vendre ? Prenez un coach. Vous vous sentez dépasser par la vie ? Prenez un coach. Vous ne savez plus quoi dire à la personne que vous aimez ? Prenez un coach. Qu’allez vous manger ce soir ? Prenez un coach. La crise vous fait peur ? Prenez un coach.
Le coach... Ni psy, ni copain, ni parents, sous produits du délire markéting, de la fascination morbide de la performance, de la haine de la différence, le bras armé du politiquement correcte que l’on imagine manucuré et en costume hanter les couloirs des PME pour motiver le petit personnel à grand coup de formules en plasticinne.
L’effet a été incroyable : a voir ce coach, sourcil froncé, se servir à pleine mains dans le cageot des vielles astuces de la PNL pour conseiller un amoureux éconduits, j’ai immédiatement décidé de cultiver mes travers, mes malheurs et mon physique de rongeur.
Je ne veux pas être heureux, je ne veux pas réussir, je veux rester un petit mec frisé, je veux être mal dans ma peau, c’est comme ça que je me sent bien.
Alors, merci coach pour ce moment de bonheur, de tout cœur j’espère rester un râté.
Ce sera ma plus grande fierté en ce début de siècle.

Le soir 3-2-09

Dark Side



Hier soir, j’ai essayé de faire un petit exercice d’introspection. Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça, l’ennui sans doute... Il n’y avait rien à à la télévision, enfin disons rien d’autre que ce qu’il y a d’habitude : un film approximatif, un jeu, un épisode de «FBI porté disparus» et un sempiternel «Next» sur MTV.
Autant dire rien. Rien d’autre qu’un peu de cet ennui rance propre aux chaînes de télévisions classique et pourtant servit à grand frais sur des plateau dont la consommation électrique en une heure doit approcher celle d’un dispensaire africain en dix ans.
Le Net, lui était enrhumé suite à une «erreur humaine» et tous les sites étaient annoncés comme «pouvant endommager» mon ordinateur...
C’était une drôle de soirée, pour un peu je me serais retrouvé à lire un livre en écoutant de la musique. Heureusement, je ne l’ai pas fait. Parfois, j’ai l’impression que ce genre de comportement doit valoir à celui qui l’adopte, d’être immédiatement fiché par un service de renseignement obscures et d’être, dès le lendemain, victimes d’un harcèlement sournois de l’administration.
Alors, je suis resté à regarder le mur blanc de la cuisine, une attitude qui de toute éternité à toujours été propice à l’introspection.
Et là, sans que je puisse vraiment expliquer pourquoi ou comment, peut-être parce qu’il avait vaguement été question d’eux dans l’actualité, je me suis demandé ce que je pensais vraiment d’Elio Di Rupo et de Didier Reynders.
Je me suis demandé ça, en essayant d’oublier tout ce que j’avais pu lire sur eux ces dernières années, toutes les images que j’avais pu voire; toute les interview que j’avais pu entendre.
Je me suis demandé ça, en essayant de les imaginer chez moi, silencieux, grandeur nature, peigné et en costume, debout bien droit sur le fond toujours blanc du mur de la cuisine.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, ça a marché, c’est dingue quand même l’imagination, Didier était là : avec sa touffe poivre et sel, avec cet inquiétant reflet dans les yeux, avec ce sourire de mangeur de viande. Elio aussi était là, lustré, blinquant, le papillon collé à la pomme d'Adam, avec ce sérieux de joueur de poker, avec ce regard très doux de celui qui a attrapé un souris dans un piège et qui se demande s’il va la noyer dans un seau ou s’en débarrasser dans les toilettes.
Ils étaient là, à ne rien dire. J’en étais là, à chercher au fond de moi quelle genre d’émotions les maîtres de mon petit bout de pays pouvaient bien m’inspirer.
D’abord, quelque chose s’est serré dans mon ventre, puis une contraction musculaire au niveau du cou, ensuite comme un courant d’air froid le long de la colonne vertébrale...
Ce que je ressentais devant les deux homme de pouvoir, c’était de la peur.
Une belle peur toute simple, toute basique, toute carrée, comme dans l’Exorciste.
Alors, j’ai eu envie d’aller plus loin et de comprendre la nature et l’origine de cette peur.
Et puis quelque chose à attiré mon attention : la télévision.
Un jeu à Rtl où une série d’animateurs posait, très vite, des tas de question à vieil instituteur.
J’ai regardé ça et j’ai cessé de réfléchir.
Ca valait peut être mieux.

Le soir 19-1-09

Le trou noir




Le Hamas crie victoire et le gouvernement Israélien aussi. C’est chouette, j’aime quand tous le monde est content. En business langage, on appel ça une stratégie win-win. Bon évidemment, le win-win des uns c’est le loose-loose des autres. Pour Ehud Olmert dont il ne restait de la popularité que l’ombre d’un caleçon sale, cette histoire de Gaza ça l’a fait changer de costume. D’un piteux héritier sur le départ, il y a l’image d’un inflexible terminator. Pour le Hamas, dont le crédit sympathie était jusque là assez proche de la mouche à viande, ces bombes au phosphores, ce massacre, ces enfants en petits morceaux, ces pleurs et plus largement ce désespoir a le goût du miel.
Win-Win donc. Si j’avais un esprit tordu je dirais que probablement, pendant que les hélicoptère tirait des missiles sur des hôpitaux, Olmert et Mechaal devait se faire des soirées fondues en se racontant des blagues sur les blondes.
Win-win.
Gagner sur un tas de cadavre et sur des gigatonnes de haine, ça peut avoir l’air d’une drôle de victoire. C’est qu’il y en a à qui la simple vue d’un chat famélique dans les rues de Barcelone couperait toute envie de tapas et il y en a à qui une fillette aux jambes arrachés fait partie de ces choses par lesquelles il faut bien passer. Un dommage collatéral. Rarement la sémantique politiquement correcte aura eu aussi mauvaise haleine. «La guerre c’est le prolongement de la politique par d’autre moyens». Aujourd’hui Von Clausewitz dirait sans doute l’inverse : «La politique c’est le prolongement de la guerre».
Une poignées d’humains fait la fête, l’humanité une fois de plus à perdu. Sur les blog et les forum tout se mélange en un bal morbide : l’islam, les croix gammées, l’antisémitisme, le racisme, les invectives, les menaces. Le point Godwin est est atteint de plus en plus rapidement, tout le web sent la toilette bouchée. Dans les manifestations, la voix de la raison ne porte jamais aussi loin que les raisonnement les plus court, c’est le paradoxe éternelle de la puissance de la connerie.
Une poignée de gagnant, six milliards de perdants, c’est incroyable de constater à quelle point la démocratie, en ce début de millénaire pourtant vendu sous le signe du progrès et de la communication, ressemble à un cheval malade.
En fait, une fois de plus cette guerre imbécile nous a donné la confirmation que plus on communique et moins on réfléchis.
Une fois de plus cette guerre imbécile nous a donné la confirmation, la vie est un film raté, un scénario mal écrit, bourré de répétitions et qui en plus se termine mal.
Et il n’y a même pas moyen de changer de salle.

Le soir 13-1-09

Miracle de la pédagogie



Hier matin c’était un matin comme beaucoup de matin : un p’tit réveil un peu crevé, un peu tendu, un p’tit réveil où les actions doivent s’enchaîner avec rapidité et souplesse sous peine de mettre tous le monde en retard : réveiller les enfants, leur faire une tartine, emballer le pic nic du midi (ne pas oublier le Kinder), prendre une douche, trouver la chaussette Dora qui manque, répondre : «non pas maintenant» à la question «on va à la piscine ?» posée par la plus petite , embarquer tous le monde dans la voiture et, en balançant quelque centaine de gramme de CO dans l'atmosphère, accompagner tout le monde à l’école pour se donner l’illusion de leur assurer un avenir.
On en était là, dans la voiture : moi encore un peu ko de la nuit trop courte, la plus grande regardant d’un air mystérieux la neige qui commençait à fondre sous la pluie et la plus petite qui chantait avec obstination «venez venez Saint Nicolas, tralala...»
On en était là, avec en fond sonore un journal parlé particulièrement sinistre consacré à la guerre de Gaza et aux bombes aux phosphores blanc, quand la plus grande, sept ans à peine, qui semble sortir de sa rêverie et me demande : «c’est qui les méchants, déjà ?». Comme elle voit que j’hésite, elle précise : «entre les Israeliens et les Palestiniens, c’est qui les méchant ?».
Je respire et je commence par donner mon éternelle réponse tout terrain : «tu sais, des deux côté il y a des méchants et des deux côtés il y a des gentils...»
Réponse pas du tout satisfaisante pour une petite fille de sept ans et la voilà qui insiste, un peu agacée : «oui, mais qui a commencé».
Avec la pluie, la neige fondante et les températures négatives au sol, ça glissait pas mal. La circulation ressemblait à un long ver de terre malade, à part l’heure, rien n’avançait, je sentais que je devenais nerveux. Sur la buée du pare brise, j’ai commencé à faire un schéma : «bon, Israël, c’est un ovale. Il y a très très longtemps, il y avait des juifs, et puis des romains, oui les même que dans Astérix, et puis, il y a très longtemps des arabes qui sont arrivé et puis des Anglais, ok, bon dans cet ovale, il y a un rectangle tout petit, dans un coin, ça c’est Gaza. Dans le rectangle, il y a des gens très fâchés sur l'ovale parce que les gens de l’ovale leur ont fait pas mal d’ennuis et, du coup, ils lancent des bombes dans l'ovale, tu vois, mais du coup, les gens de l'ovale sont aussi fâché sur le rectangle, ils construisent un mur tout autour, ils leur coupe l'électricité et maintenant ils lancent des bombent, plus grosses et du coup, des deux côtés, les méchants deviennent encore plus méchant, et ceux qui étaient gentil, deviennent moins gentils et les enfants meurent.»
Je vois ma fille qui fronce les sourcils et qui fini par dire : «je ne comprend rien à ce que tu raconte»
J’ai fini par la déposer à l’école. Je l’ai regardé s’éloigner avec son gros sac et son bonnet et sous son bonnet toutes les questions auxquelles elle ne trouvait pas de réponse.
Ma fille découvrait que le monde était un labyrinthe et que ce n’était pas son papa qui allait pouvoir le sauver.
Rarement je me suis sentis aussi nul.

Le soir 6-1-08

Plus blanc que blanc




L’autre jour, pendant la nuit, il a neigé. C’est formidable quand il neige la nuit. On va se coucher, le monde est pareil à lui même : sombre, froid, légèrement humide, toujours un peu cinglé, vaguement boueux, les arbres ont l’air mort, les couleurs de l'horizon se déclinent du noir au bleu très foncés. La dernière choses que l’on a entendu c’est le douze minutes de la Rtbf : rarement le pouvoir en Belgique aura eu l’air du boulot le moins épanouissement du monde, les visages de Didier Reynders, Laurette Onkelinkx, Charles Michel, Joël Milquet, Etienne Schouppe et Guido De Padt ne laissent aucun espoir sur l’éventualité de l’existence du Père Noel ou de Saint Nicolas. La magie n’existe plus, l’heure est au réalisme politique et aux vertiges du déficit budgétaire. Et même si certains des ces responsables d’un gouvernement de naufragés essayent encore d’avoir l’air non pas optimistes mais simplement confiant, cela sonne aussi faux qu’un petit air d’opérette chanté en karaoké solitaire dans une maison en ruine.
Alors on va se coucher en se demandant ce qu’on sera dans six mois, dans un an, si le réveillons 2009-2010 se fêtera dans des abris, avec des tickets de rationnement ou bien simplement à l’eau froide.
On dort comme un vieux cheval qui sait que le lendemain ça sera de nouveau du boulot, de l’avoine et des coup de talon dans les côtes.
Un sommeil aussi profond qu’un coma.
Et puis le matin, on ouvre les yeux et les rideau et paf !
Le choc !
C’est blanc.
C’est plus blanc que blanc.
Il a neigé.
C’est beau comme du neuf, c’est lisse comme des vacances, ça a l’air aussi doux que de la fourrure d’ours.
Alors qu’on croyait ne plus jamais voir ça, la nature nous a sortis une saison d’une de ses poches secrètes.
Quand il a neigé comme ça, il fait tout calme. Les petits mots empoisonnés à la Chambre, les lamentations de la Bourse : on les entends à peine.
Un petit oiseau noir sautille jusqu’a une motte de beurre qu’on a laisse sur la terrasse.
Tout va bien pour lui.
Quand il a neigé comme ça, tout à l’air propre.
Un Reynders qui marche dans vingt centimètre de poudreuse, ça redevient un mammifère qui recherche un peu de chaleur.
Quand il a neigé comme ça, le monde entier semble retrouver son équilibre.
Quand il a neigé comme ça, ça fait rigoler les gosses.
Et puis, en plus, il paraît que ça va tenir. Il va faire un froid polaire. Le miracle s’accroche.
On se croirait revenu en 1565 au moment au Bruegel l’Ancien nous faisait ses «Chasseurs dans la Neiges», on se croirait dans l’hiver du Petit Poucet, ça sent le compte de Grimme, Hansel et Gretel.
Quand il a neigé comme ça, on a l’impression qu’on va pouvoir trouver des artefact magique pour améliorer notre quotidiens : des bottes de sept lieux, un balais de sorcière, un tapis volant...
Quand il a neigé comme ça, le pays reste toujours bloqué pendant une douzaine d’heures.
Que du bonheur, en somme.

Le soir 30-12-08

L'autruche de noel




J'ai fait l'expérience : depuis le vingt trois décembre à quinze heure, heure à laquelle (si mes souvenir sont bon) Wilfried Maertens (sortis d'un carton à la manière d'une boule de Noël) discutais le bout de gras avec Hermann Van Rompuy (fraîchement repassé à la manière d'une nappe pour la table du vingt quatre), je me suis coupé de toute forme d'information.
Plus d'information à la maison : plus de radio (sauf pour l'info trafic du centre Perex), plus de télé (sauf pour la neuf millième diffusion de la Grande Vadrouille), plus de journaux (sauf les folder sinistre des hard discount déposé en stoemeling par un travailleur au noir crevé d'avoir fait la file par moins trois devant les porte de l'Office des Etrangers).
Plus rien. Ne rien savoir du sinistre tango des hélicoptères au dessus de la bande de Gaza, ne rien savoir de l’alcoolisme de Johnny Depp, d’Angela Merkel et de la crise de l’automobile en Allemagne, d’Espinoza et du Standart, du choléra Zimbabwéen, de l’enigmatique Guido de Padt, de Benoît Ludgen, de Faurisson chez Dieudonné.
C’était pas facile, mais j’y suis arrivé. Mon univers s’est réduit à vue d’oeil : j’ai écouté au top 50 des histoires de gens qui s’aiment chanter sur des rythme pop et des rythme soul, j’ai joué à ma Xbox à des jeux de gens qui se flingue, j’ai regardé les enfants faire et défaire des cirques en Légo, j’ai mangé des reste de réveillon à l’allure douteuse (dont une huître oubliée durant une nuit à côté d’un cendrier plein), j’ai bu des fonds de Clairette de Die, j’ai regard le gel dur de la fin de la dernière semaine de l’année en finir une bonne fois avec le gazon du jardin, j’ai posé une fois la question : «ça commence quand les soldes ?», j’ai essayé (sans succès) tout un lundi de téléphoner à Electrabel. J’avoue avoir un peu tourné un rond au point de proposer aux filles une partie de «SOS Ouistiti» ou de «Tortille Chenille» (elles pouvaient choisir), mais je me suis vu opposer une fin de non-recevoir.
Durant ces quelques jours passé loin du monde, je ne peut pas dire que je me suis senti particulièrement malheureux. Mais pas particulièrement heureux non plus.
Je me suis senti comme cette huître qui avait passé son réveillon à côté d’un cendrier plein... Avec la conviction que quelque chose clochait, que je n’étais pas à ma place, avec l’impossibilité de parvenir à définir l’origine du malaise qui s’emparait peu à peu de moi et avec la crainte de découvrir comment allait se sceller mon destin.
Alors, le trente décembre à 15h30, j’ai craqué.
J’ai ouvert le journal : «Stefaan Declerk sera ministre de la justice», «Colruythe rappel un lot de saucisson : Le Compagnon» à cause d’un problème de date de péremption».
Et je me suis demandé pourquoi diable la politique n’avait elle pas la même sagesse que la charcuterie ?

Le soir - spécial noël 2008

Plus près du Paradis


C’est vrais, 2008 ça aura été comme ces repas entre amis qui tourne mal parce qu’il y en a un qui, après avoir trop bu, se met à insulter tout le monde. 2008, ça aura été une année aussi triste qu’un pneus crevé entre Wavre et Chatelineau un lundi matin de novembre. 2008, ça aura été comme un vol au vent froid pris tout seul à la cafétéria d’un grand magasin. 2008, ça aura été le genre d’année où l’on se dit que les meilleurs moment auront été ceux passé à dormir et à rêver à des vacances sur mars, loin, loin, très loin de ce monde qui décidément n’apprendra jamais rien.
Tout ça, c’est vrais.
Mais bon.
Comme le dirais la mère de ma voisine : «c’est comme ça, c’est comme ça, on ne va pas pleurer en plus quand même». Et c’est vrais que finalement, à bien y réfléchir, on se dit que ça aurait pu être pire.
Par exemple, en 2008, tout le monde aurait pu mourir.
Ah oui, ça ça aurait été pire.
Comme dans un de ces films catastrophe où Bruce Willis doit faire exploser des météorites fonçant droit vers la terre et où il se sacrifie pour actionner le détonateur mais où le détonateur aurait été mouillé et aurait fait «pschit» au lieu de «boum».
Du coup : tous mort en 2008.
Bon, Jean-Marie Dedecker et Filip De Winter aussi.
Mais bon, tous les autres aussi.
Même Zeynep Sever et ça c’est dommage parce qu’on aurait pas pu voir les photos en maillot au bord de la piscines.
Donc, si tous le monde était mort en 2008, ça aurait pire.
Mais par exemple, même si tous le monde n’était pas mort en 2008, tout le monde aurait pu attraper un érythème polymorphe.
Un gros, un moche, un purulent, un verdâtre érythème polymorphe.
Et ça, ça aurait été pire parce qu’une crise financière couplée à une crise politique, ce n’est déjà pas drôle.
Mais une crise financière couplée à une crise politique couplée à un érythème polymorphe, ça ce n’est vraiment pas drôle.
Bon, un érythème polymorphe pour tous le monde, ça veut dire aussi pour Kim Jon Il et Vladimir Poutine.
Mais ça veut dire aussi pour Zeynep Sever et ça c’est dommage parce que pour les photos en maillot de bains, ça aurait franchement moins joli.
Mais il aurait pu se passer encore d’autre chose en 2008 pour que ce soit pire.
Parce exemple, en 2008 il y aurait pu y avoir une invasion d’extraterrestres.
Mais des gentils, comme le petit truc brun de E.T.
Des méchant, comme Bart De Wever.
Imaginez : on se réveille tous un matin et des milliers de vaisseaux sont descendus sur terre avec, à leur bord, des milliers de Bart de Wever venu prendre possessions de la terre, venus nous confisquer nos maisons, occuper les post clé de nos administrations et se reproduire avec nos femmes !
Bart de Wever gouverneur de Californie.
Bart de Wever Premier Secrétaire du Partis Communiste Chinois.
Bart de Wever Prince Souverain de Monaco.
Bart de Wever pâpe.
Bart de Wever et Zeynep Sever !
Bart de Wever miss Belgique !
Bart de wever en maillot bleu au bord de la piscine !
Oui, 2008 aurait pu être bien pire.
Alors, franchement, arrêtons de nous plaindre. D’avoir su éviter tout ça prouve qu’une fois encore, 2008 fut une année sous le signe du coup de chance.
Espérons que 2009 soit à la hauteur.

Le soir 22-12-08

Bingo



Ca y est, Yves Leterme est enfin arrivé à quelque chose, il est enfin parvenu à démissionner. Depuis des mois qu’il essayait vainement, on avait fini par ne plus y croire. Il était un peu devenu comme ces otages oublié coincé au fond de l’Amazonie depuis un nombre incalculable de jour. Nous étions tous avec lui à espérer le voir réussir dans son projet fou de quitter cette jungle gouvernementale pour laquelle il n’était pas fait du tout, avec lui nous avons souffert de voir ses tentatives échouer aussi lamentablement que des mayonnaises levées avec le pouce et l’indexe, nous étions tous a plaindre ses proches, nous étions tous à espérer qu’il puisse rapidement rentrer chez lui et y mener une vie normale et y exercer son talent pour la cuisine du terroir.
Aujourd’hui, on ne peut que se réjouir, Yves passera Noel en famille, il est comme Yann Eliès, ce navigateur français que l’on a craint perdu mais qui, heureusement, sera parmi les sien le vingt quatre décembre.
Que va devenir Yves Leterme ? C’est difficile à dire. Je ne lui souhaite en tout cas rien de mauvais. L’homme n’est pas méchant, rarement un seul homme fut au centre d’une telle conjonction de maladresse labyrinthique, de malchance conjoncturelle et de problème de communications.
Si les chemins du destin avait été différent, il aurait sans doute pu être un homme heureux : cycliste anonyme du dimanche sur les route rectiligne de flandre orientale, employé diligent à la cour des comptes, navetteur fatigué mais courageux dans un train de banlieue avec dans les mains le Standaart et entre les jambes un attaché case samsonite reçu pour la fête des père et contenant ses tartines au fromage blanc et un thermos de café.
Que va devenir Yves Leterme ? J’avoue que j’ai un peu peur pour lui. 800 000 voix pour, il n’y a pas deux ans, dix millions contre aujourd’hui, voilà de quoi faire mal au ego les plus endurcis.
Aujourd’hui, son nom sombre déjà lentement mais sûrement dans les marécages de l’oublis et tous le monde semble attendre celui que l’on ne connaît encore que sous le nom de code «d’homme providentiel».
On parle de Jean-Luc Dehaen, je répond qu’il s’agit là d’un terrible manque d’imagination dans un moment où la Belgique à justement besoin d’idée. Pourtant, des personnalité de talents la Belgique n’en manque pas.
J’ai fait un rêve : le grand Stroumphe premier ministre, Bob et Bobette en vice premier, le marsupilami aux finances, Boul aux affaires étrangères et Bill à l'Intérieur et ce pauvre Lambil au Budget.
Même si ce ne serait pas le paradis, je crois qu’on tiens là une piste intéressante.

Le soir 16-12-08

Shoe Post

Attention, ça va vite : d’abord il y a Georges Bush, un américain qui n’est ni encore tout à fait un président, ni tout à fait un ex-président, disons un Texan qui a eu de la chance. Et puis, il y a un journaliste Irakien en Irak, un pays où il y a une sale guerre où des hélicoptère Appache mitraillent des hommes désarmés, où des barbus à moitiés fou en égorgent, justement, des journalistes, où des gosses posent des bombes sur des marchés noir de monde, où ça torture, où ça estropie, où ça pend et où la violence semble avoir remplacé la raison pour un moment.
Il ne s’est rien passé de vraiment incroyable, l’autre jour, lors de la conférence de presse que tenait le Texan et où il n’avait pas grand chose à dire. Il ne s’est rien passé de plus incroyable que ce qui se passe de temps en temps chez moi, quand la petite de trois ans rentre en douce dans la chambre de la grande de sept ans pour lui piquer une «Groovy Girl» : on s’est jeté des truc à la tête, pas du lourd, pas du contondant, pas de l’explosif, non, de la chaussure.
De la bête chaussure.
Ce qui est toujours intéressant, quand on a ce genre d’image, c’est de regarder ça attentivement, au ralentis.
Pour bien comprendre.
D’abord, le Texan, il est comme d’habitude. Il est cool, il sert les mains à la manières d’un joueur de basket qui vient de mettre un panier, pas de problème.
Et puis, un homme se lève, crie quelque chose dans une langue que je ne comprend pas et jette sa première chaussure.
Beau lancé, droit, très baseball. Ca sent l’entraînement.
Qu’on l’aime ou pas, le sportif ne pourra s’empêcher de saluer la très belle esquive du Texan. Nombres d’hommes plus jeunes ne pourraient se vanter d’avoir des reflex aussi affûté. D’un geste vif et sans perte d’équilibre, le tronc s’incline sur la gauche et puis revient en place. Le lanceur envoi aussitôt sa seconde chaussure, un lançé nettement moins précis, on sent l’aigreur et le dépit d’avoir raté son premier coup. Le Texan lui aussi réagit moins, un moulinet avec les bras, une grimace, plus le geste d’un homme qui se noie que celui d’un homme qui esquive, si il y avait eu une troisième chaussure, nul doute qu’elle aurait atteint sa cible.
Et puis, le lanceur, disparaît.
J’ai mit du temps à comprendre comment le lanceur se cassait la figure. Si on avait été dans un film, un agent de sécurité habillé en noir lui aurait fait un «kokyu nage» rapide et silencieux.
Mais dans notre monde réel, un gros type est arrivé par derrière pour lui agripper le pantalon.
Il faut bien regarder les images au ralentis pour s’en apercevoir.
Une prise digne d’une heure de psychomotricité en première maternelle
Et puis d’autres gros types sont arrivés pour se mettre en tas, sur lui, un peu comme une mêlée au rugby, mais en plus maladroit.
Et puis de journalistes ont pris des photos.
Et puis le tour du monde à commencé.
En quatre vingt seconde.
Comme quoi le pouvoir et le ridicule ne sont jamais très éloigné.
Et la réalité manquera toujours cruellement d'élégance.

Le soir 9-12-08

Ca pique aux yeux



Je me souviens être passé, il n’y a pas si longtemps et presque par hasard par Poznan. Pour y arriver, on devait emprunter une autoroute un peu déglinguée, contourner des zones industrielle couverte de poussière de charbon et se glisser dans une circulation dense constituée en grande partie de vieilles bagnoles datant de l’ère pré-écologique.
A Poznan, il y a plein de gros hôtels assez moches avec plein de chambre recouvertent de moquette acrylique obtenue par synthèse d’hydrocarbure et de télévisions remplies de bouts de cuivre qui seront recyclé par les enfants indiens du «Loni Border».
Le matin, on boit du café Brésilien cueillit du côté de Sao Paulo par les petites mains des favelas et acheminé en Europe par des porte conteneur transformant des milliers de tonnes de diesel en co2 et oxyde d’azote. Aux petites heures, avant les réunions, on peut observer les efforts désespéré du soleil pour percer l’épaisse couche nuageuse dont les couleurs bleutées ferait rêver le docteur Folamour.
Enfin bref, Poznan, c’est un bon endroit pour organiser une conférence sur le climat.
Ce qui est étonnant, c’est que malgré les encouragements désespéré du décors (organiser la même conférence à Mégève dans un chalet en bois et en après ski, par exemple, aurait été faire preuve de cynisme), les débats n’ont connus aucune avancée substantielle...
Yvo De Boer, le responsable de l’ONU chargé des question climatique, à jugé la situation «problématique».
Je renvois le lecteur curieux à la définition du mot «euphémisme» dans le Petit Larousse Illustré.
Donc, à part les jolis doigts des secrétaires sur les clavier des PC, rien ne bouge à Poznan.
Cependant, on peut se réjouir d’initiatives individuelles témoignant du fait que certains gouvernements prennent malgré tout la pleine mesure de la problématique climatique. Ainsi, en Grèce, le pays berceau de la philosophie stoïque et de la démocratie, le ministre de la santé à demandé que la police ne fasse plus usage de gaz lacrymogène tant l’ère de la capitale était devenu irrespirable.
J’applaudis des deux mains cette belle idée de police bio et j’encourage les pouvoirs publiques grec à ne pas s’arrêter en si bon chemin : supprimez les balles en acier ou en caoutchouc, chargez vos armes aux pépins de raisin. Plus de matraque en aluminium, utiliser du chêne, tabasser équitable.
Et pour les émeutiers : pensez à vos enfants et préparez vos cocktails molotov avec du Cointrau, l’odeur et le goût sera meilleur et puis, ce sera l’occasion de se souvenir, à la manière de Proust, des mercredi après midi passé chez vos grands-mères. Pillez «made in dignity», bouder les magasins hi-tech et préférez les boutique Oxfam.
Amis Athéniens, merci... Une fois encore vous nous servirez d’exemple.

Le soir 2-12-08

Une nouvelle aube



La poésie, c’est quand même quelque chose de bien. Belle, triste, drôle, mystérieuse, étrange, macabre, coquine, gothique, baroque, moderne, hermétique, cocasse... Peut importe. Peut importe même d’en lire souvent ou rarement, de la croiser volontairement ou par accident, l’important c’est qu’elle existe. Dans un monde ou tout semble devoir une fonction, où tout est pesé, mesuré, évalué, envoyé sur le marché et jugé en fonction de l’importance de son «retour sur investissement», la poésie à la fierté des choses totalement gratuite. Comme dirait Cocteau : «Je sais que la poésie est indispensable, mais je ne sais pas à quoi».

Baudelair : «Dans une terre grasse et pleine d'escargots
Je veux creuser moi-même une fosse profonde,
Où je puisse à loisir étaler mes vieux os
Et dormir dans l'oubli comme un requin dans l'onde,»

Charles cros : «leur enfant, ange rose éclos dans cet enfer,
fait des petits château avec du mâchefer.
A quinze ans il vendra des journaux, des cigares :
Peut être le bonheur n’est il que dans les gares !»

Barbey d’Aurevilly : «Je pris pour maître, un jour, une rude Maîtresse,
Plus fauve qu'un jaguar, plus rousse qu'un lion !
Je l'aimais ardemment, - âprement, - sans tendresse,
Avec possession plus qu'adoration ! «

Bobby Lapointe : «Si t’avais été plus modeste
T’aurais dit qu’ta mère elle est modiste
et que ton papa l’empeste
parce qu’il est lampiste»

Raymond Queneau : «le moissonneur est bien content
il met une bûche dans l’âtre
et dans un ancien récipient
où dort une soupe verdâtre
il taille le pain de ciment»

Alexandre Vialatte : «Jupiter tonne l’apophtegme,
vénus en paronomasyses
Erige sur la poésie
la divinité de son flegme»

Jean-Pierre Verheggen : «Coucou ! Nous voilou ! Damned, Mamadou ! Vous vous êtes salement cassé la binettes ! Vous êtes vraiment malchanced»

Barrack Obama : «"La route sera longue. Le chemin sera escarpé. Nous ne parviendrons peut-être pas au but en un an ou même un mandat, mais l'Amérique - je n'ai jamais ressenti autant d'espoir que ce soir - y arrivera. (…) Mais avant tout, je vous demanderai de prendre part au travail qui consiste à reconstruire cette nation comme cela s'est toujours fait en Amérique depuis 221 ans, bloc par bloc, brique par brique, main calleuse par main calleuse»

Personnellement, j’aime moins le dernier texte. L’auteur est un poète à la mode qui, dit on, donnerait de l’espoir à ceux qui l’on perdu. Je me dis surtout qu’à manier le cliché comme on conduit un camion de déménagement, les choses qu’on aimerait voir changer sont encore là pour quelques siècles.

Le soir 25-11-08

Isla la louve des SS



La culture, voilà quelque chose de bien. Surtout en cette saison, alors que l’hiver à ouvert toutes grandes les portes du froid, qu’il fait un temps à rester chez soi (sauf sil les enfants insistes vraiment beaucoup pour faire un bonhomme de neige fondante sur le trottoir), à allumer les radiateurs, à mettre un pyjama en laine et à se glisser sous une couverture.
Le sale temps, c’est le temps idéal de la culture à domicile. On se tiens un peu à distance des temps présent, décidément de plus en plus infréquentable, on se tiens à distance de la morsure de ce vent venu du Nord, on se protège de la déprime et du rhum, on cherche d’autres aventures et la culture, dans son genre, c’en est une belle.
Européana, la très très grandes bibliothèque numérique européenne, ça devait en être une, de belle aventure. Imaginez avoir accessible chez vous, au bout des doigts, pour le prix d’un bête abonnement à internet, une montagne de livres rares ou classiques, des hectares de peintures, de gravures et de photographie, des tonnes de sculptures, de moulages et de marbres, de la poésie par chariot, des romans, des essais, des lettres et des articles venus de tous pays et de toutes les époques. Comment ne pas être prit de vertige face à cette incroyable chaîne de montagne culturelle, un continent de richesse, l’étalage foisonnant du génie créatif de l’homme à travers les âges...
Wouaw...
Hé bien tout ça, ça a fait plouf !
Tout cassé la bibliothèque numérique.
Trop de monde à la fois... C’était prévu pour cinq millions de curieux, il y en a eu dix millions et les serveurs se sont sentis comme des petits pédalos devant accueillir les naufragés du Titanic...
Bien entendu on pourrais être heureux de voir que tant de monde s'intéresse encore aujourd’hui, aux choses de l’esprit. Cette grosse crampe informatique serait alors le révélateur que l’on a mal jugé les hommes, qu’ils sont resté curieux de tout, assoiffé de savoir et que, peut être, ils ne sont pas si mauvais, qu’ils auraient alors un avenir.…
Les sujet les plus recherchés, durant les quelques instant précédant la mort de la machine, furent des sujet tournant du sexe («Le Dieu Priape», «l’Age Nubile», «l’Infâme Vénus couchée», «Cratère d’une fille adolescente animée de désir déréglée») et du nazisme («Mein Kampf»).
Zut alors...
En fait les humains ne change pas.
La fin d’Européana, plus que la fin d’une bibliothèque, ça aura été encore une fois, la fin de l’espoir.
Alors, moi, je suis resté sous mes couvertures, portes fermés, volets baissés.
Et j’ai allumé ma télé.

11/22/2008

Pour ceux que ça intéresse : du 12-12-08 au 27-12-08


La semaine infernale 6-11-08

Wouaw.…
Obama...
Obama...
O-ba-ma !
Un noir à la maison blanche...
y’a de quoi être grisé
(ça c’est un jeu de mot de mon copain Hervé leTellier)
Mais c’est vrais...
Djeuuu.
Obama !
Il y a encore une semaine, je vous jure que je déprimais solide...
Rien n’allais bien, rien n’allais s’arranger, le monde était un cauchemar,
pas moyen de se réveiller... Famine, guerre, terrorisme, racisme, intégrisme, sadisme, esclavagisme, radicalisme, cynisme, despotisme, Nva, liste dedecker, elus carolos....
le monde c’était comme une flaque de dégeulis sur le bord du trottoirs,. Une flaque de dégeulis juste devant la petite voiture que vous avez garé et que vous êtes obligé de marcher dedans pour pouvoir monter et qu’une fois que c’est fait vous vous apercevez que ça démarre pas et que vous allez devoir redescendre,
et remarcher dedans
et puis marcher pour prendre le bus
et qu’avec l’odeur tout le monde vous détestera.
Le monde, c’était comme une montagne russe devenue complètement dingue et qui va de plus en plus vite,
en haut, en bas, en haut, en bas...
Et que vous commencez à vraiment ne pas vous sentir bien...
Dégeulis...
Oui...
Encore une fois...
Il y a encore une petite semaine de ça, vous m’auriez donné un corde, je me serais pendus...
Il n’y avait plus que ça à faire...
Ca flinguait au congo, ça initiait chez Karel De Gucht, des chinois se baladais dans les stades, Britneys Spears revenait d’entre les mortes...
C’était l’apocalypse, le monde vivait ses derniers heures :
pourris jusqu’à l’os par la dioxine, les nitrates, les phosphates, les cfc, le mercure, le cuivre, le FDF...
tout ça cuit à l’étuvé par la saturation des gaz à effet de serre.
Physiquement, je ne sais pas vous, mais moi je commençais à avoir des truc bizarre,
le matin en me regardant dans la glace, je me trouvais un petit air de thon rouge
Sans doute des allegries...
Mais quand même ça fait peur...
même protégé par Greenpeace, à chaque bruit de moteur diesel je croyais qu’on venais me pêcher...
Soit, bref, jusqu’à la semaine dernière, ça n’allais pas et puis...
Obama
Obama
Obama
J’ai pas lu le programme, mais rien qu’à voir la tête des gens dans le monde entier, j’ai compris que tout allais changer...
Obama
Ca y est, partout vont régner la paix et l’harmonie, le monde sera le jardin des télétubies, Kim Jong Il va distribuer des gauffre chaudes aux petit orphelins nord coréen, les afffreux terroristes vont abandonner le C4 et se mettre à la peinture sur soie, les gens seront tous sympas dans la rue, les jolies filles seront enfin d’accord de coucher avec des types moches pauvre et malade, en automne il va pleuvoirs des confettis violets biodégradable, les ourse blanc ne vont plus disapraitre, au contraire, il y en aura plein et il auront tous super envie de distribuer le courrier à la place des facteur qui du coup pourront mettre au point la première voiture 100% bio, mon chat ne vomiras plus à trois heure du matin, Jean Claude Vancauwenbergh se livrera à la justice et il sera condamné à travailler pendant dix huit ans sur le site de l’incinérateur de Pont au Loup, les centres fermés deviendront des écoles de trampoline, Fortis dira : «allez, stop, c’était une blague, quoi vous y avez vraiment cru ? Ce que vous êtes cons vous alors...», les épisodes de Melting Pot Café seront remplacé par une série de documentaire sur les tendances maillots brésilien à Copacabana, on se réveillera en sifflotant des petits aires joyeux, on s’endormira en se disant : «allez, vivement demain», chaque jour ce sera un peu la Love Parade !
O-BA-MA !
Attendez : j’entend quelque un qui me dit quoi...
Ah, il serait quand même pour la peine de mort..
ah...
Et puis il veut renforcer la chasse à l’immigration...
ah ah...
Et puis il sera pour la liberté de posseder des armes même des armes automatique...
ah ah ah..
Et puis il serait contre le mariage homosexuelle...
En fait, Obama, c’est un peu le MR...
Bon ben on va arrêter de rêver, alors...

La semaine infernale 23-10-08

Bon, ça y est, c’est la crise...
Ca faisait des semaines qu’Alain Debaisieux nous disait que ça allait arrivé et là, on y est...
La crise... La dépression... les enfants tout maigres dans la rue... Les interminables files de chômeurs sous la pluie de février pour une goutte de soupe populaire... Le choléra... Les sans abris loger par 300 dans les locaux insalubres des cpas... le suicide des cadres... Ca va être 1929, ça va être terrible, on ne se rend pas compte à quel point ça va être terrible... Les oiseaux vont mourir, il fera mauvais tout le temps, la rtbf sera réquisitionné pour servir de morgue, il y aura des manifestations, des violences policières, ce sera la monté en puissance des petit mafieux locaux... Comme pour les Etrusque, comme pour les Mayas, la fin d’une civilisation, dans 1500 ans on retrouvera quelques fossiles du côté de Knokk le Zout, Maurice Lippens recroquevillé dans la panique room d’une villa, on le mettra dans un musé et lors des visites le guide attirera l’attention sur le mauvais état des dents, signes évident d’un manque d’hygiène.
Bon alors dans ce genre de crise, même si ça ne sert à rien d’autre qu’a se faire un peu de bien, on est toujours à chercher des responsables. On veut des noms, on veut des punitions, des châtiments corporelles, on veut que tous les tradeurs du monde soit ramené ici, en Belgique, qu’on les traîne à Bruxelles, dans le stade Roi Baudouin, qu’on leur confisque leur ordi portable, leur Iphone, leur cartable en croco, qu’on soit tous dans les gradins et qu’on leur crie tous ensemble : «alors, on moins les malins maintenant, hein !» et puis qu’on les force à faire gratuitement des ménages chez tous les épargnants ruinés.
Ca ne servirait à rien. Mais ça ferait du bien.
Bon, dans ce genre de crise, il y a les responsables qu’on aime pas, parce qu’ils sont responsable mais il y en a aussi d’autre, qui ne responsable de rien, mais qu’on aime pas tout simplement parce qu’ils nous énerve.
Et moi, en ce moment, celui qui m’énerve le plus c’est ce grand con de «bon père de famille»
Le bon père de famille...
Le bon père de famille, je ne sais pas qui c’est, mais il m’énerve, c’est quelque chose de terrible.
Mais qui c’est ce type qui se croit parfait.
Le genre de type qui doit laver sa porte de garage Heurmann avec du fongicide tous les samedis.
Le genre de type qui mange deux légumes et deux fruits par jour et qui croit vraiment que ça évite d’avoir le cancer.
Le genre de type abonné à test achat et qui envoi des mots à la rédaction parce qu’une caissière ne lui a pas sourit.
Le genre de type qui laisse le petit sachet en plastique autour du petit sapin sent bon qu’il a mit dans sa voiture parce que c’est écrit sur le mode d’emplois.
Le bon père de famille....
Le genre de type qui se sert des gants en plastique des pompes à essence.
Le genre de type qui fait un détartrage par an.
Le genre de type qui écoute Supertramp pas trop fort quand il rend visite à son parrain le dimanche après midi.
Le genre de type qui est certains que les pouvoir publique nous cache des choses à propos de le pollution électromagnétique.
Le bon père de famille....
Le genre de type qui raconte à ses enfants que si on laisse une dents dans du coca pendant une nuit, le matin elle a disparu.
Le genre de type qui a une femme un peu moche qui lui cuisine souvent du choux fleur sauce blanche en lui disant que c’est diurétique.
Le genre de type qui pense que quand il y a une coulée de boue qui tue six cent personnes aux philippines c’est un bel exemple de sélection naturelle.
Le bon père de famille....
Le genre de type qui met des chaussette avec ses sandales et qui fait ses course en short au supermarché quand c’est les vacances.
Le genre de type qui croit vraiment que ça rend sourd.
Le genre de type, dans le tram, c’est celui qui reste toujours près de la porte parce qu’il à peur de rater son arrêt..
Le genre de type qui vous dit : «il s'appelle retour» quand il prêt son bic.
Le genre de type que si ça ne tenait qu’à lui, on ré-instaurerait la peine de mort sur la place publique.
Le genre de type qui est persuadé que les chips allègé sont vraiement plus léger.
Qui met des pneus neige dès le 30 septembre.
Qui estime que la taxe «récupel» relève du raquet.
Qui va au salon Batibow pour profiter des conditions spéciales sur les Set de tables.
Qui trouve qu’Olivier Maingain ose dire tout haut ce qu’il pense tout bas.
Qui pense qu’une bonne guerre ça serait pas mal pour relancer l’économie.
Le bon père de famille.…
Je l’aime pas.
Ca ne change rien à rien,
mais je ne l’aime pas...

Le soir 19-11-08

Mille sabors



Quand j’étais petit, les pirates c’étaient de chouettes et de terrifiantes images. C’était Robert Louis Stevenson et l’île au Trésor, un des plus formidable roman du monde écrit par celui qui disait, dans son «Essais sur l’art de la Fiction» : «toute histoires digne de ce nom doit vous arracher à vous même». Au delà de ce chef d’oeuvre, il y avait eu plein de film remplis à raz bord de sueurs, de sang, de rum ambré, de femmes faciles, de filles du gouverneur, de coup de canon, de drapeau avec une tête de mort dessus, de jambes de bois, d’oeil crevé, de grappin, d’abordage, de traître jeté au requins. Depuis «les boucaniers» que Cecile B. De Mille réalisa en 1938, le cinéma d’aventure n’a pas cessé d’abreuver nos imaginaires d’un tourbillon d’émotions tantôt héroïques quand il s’agissait de prendre possession, de nuit, en «stoemeling» d’un bateau ayant jeté l’ancre dans la rade et remplis juste à la gueule de poudre explosive, tantôt libidineuse quand la fille du gouverneur, encore elle, tombait à l’eau avec ses dentelles et ses fanfreluches et ressortait des vagues tropicales pour se sécher sur le sable blanc, nous jouant pour la première fois l’indémodable spectacle d’une «miss tee shirt mouillé».
Les pirates, j’ai toujours aimé ça. Tout le monde à toujours aimé ça. Grâce à ce crétin de Capitaine Crochet dans Peter Pan, grâce à la «Flibustière des Antilles» de Jacques Tourneur avec la torride Debra Paget (mais si, cette étonnante Nefertari dans les dix commandements», grâce à «Angélique Marquise des Anges» et au dos ensanglanté de Michel Mercier.
Même Pirates des Caraïbes, c’était bien. Il y avait de la folie, il y avait des coffres ensevelis remplis de Louis d’or et de diamants magique, il y avait des malédictions, des squelettes marchant dans la vase...
Parfois, la fiction, à travers ses rêves et son souffle rend notre monde un peu plus agréable à vivre.
Ce qui est alors terrible, c’est lorsque la réalité la rattrape, la brouille et comme un maudit signal, parasite sa poésie .
Des pirates somaliens armé aux M16 qui s'emparent d’un super tanker saoudiens. Un gros bateau moches remplis à raz bord de trois cent dix huit millions de litres de brut puant, collant et crasseux.
A l’horizon de cette histoire : pas une île déserte, pas de coffre au trésor, pas de héros buriné défiant le capitaine au sabre pour un combat singulier sur le «gaillard d’avant». Et à bord, pas la moindre fille du gouverneur.
Cette histoire c’est juste la réalité et très franchement, la réalité est quelque fois tellement mal écrite qu’on ne voudrais même pas en connaître la fin.
Alors, je vais couper les informations et je vais aller me louer «le cygne noir».
Pour vivre en bonne santé, on à tous besoin d’un rêve par jour.

Le soir 12-11-08

Remboursé !

J’avoue que j’étais assez impatient de voire les fameuse image du match qui à eu lieu au Saint Sepulcre en début de semaine. On en avait parlé à la radio, on en avait parlé dans les journaux et je n’attendait qu’une seule chose : rentrer chez moi, fouiller dans You Tube et trouver les images.
Hélas.
Quelle déception.
Quel vilain match.
Le niveau des combattant était tout simplement médiocre. Un style inexistant et sans grâce. Des déplacement gauches, lourdeau. Les hommes étaient aussi agiles que des huîtres un soir de Nouvel an. Pas un seul de ces garçons ne semblait maîtriser un temps soit peu le b-a ba du jeu de jambes, de l’esquive, de la garde... Un spectacle affligeant. Des coups maladroit portés à des endroits tout juste réglementaire, aucune imagination, aucune tactique, aucune stratégie... Le néant sportif.
Et puis, le choix des costumes... Mon Dieu... Des robes et des chapeaux, des tenues complètement inadaptée comme si tous ces gens était venus en Paix pour chanter des cantique. Et puis, comme si ça ne suffisait pas, certains des participants à la rencontres n’avait pas l’air du tout en condition. Certains étaient vraiment trop maigre, sans tenue, sans maintiens, sans halant. D’autre semblait simplement trop vieux, sans doute jeté dans la mêlée par un bookmaker cynique leur ayant promit un maigre pourcentage.
L’étalage de tant de misère ne fut pas un beau spectacle. Franchement, avec toute la publicité qu’on nous fait depuis des siècle sur l’enthousiasme dont sont animé les participants aux guerres de religions, on ne pouvais qu’être déçus, terriblement déçus.
Franchement, pour ceux qui on aimé Sonny Liston, Jack LaMotta, Sugar Ray Robison, Mohammed Ali, Joe Frazier, Georges Frazier ou Mike Tyson ou Oscar de la Hoya, n’allez pas voir ces éprouvantes images de vieillards cacochymes s’attaquant par derrière à coup de cierge.
Franchement attendez le 16 novembre et débrouillez vous pour voir le match entre Randy Couture et Brock Lesnar dans l’octogone de l’Ultimate Fighting Championship, voilà un spectacle qui devrait tenir ses promesses.
Franchement, le spectacle du Saint Sépulcre, encore moins classe que la baraque à catch de la foire du midi, me donne la conviction que si Dieu existait, il pourrait prétendre au titre d’organisateur le moins éclairé au monde.
De manager incapable de prendre soins de ses équipes.
Et très certainement d’entraîneur cynique.
La honte de la profession.

Le soir 28-10-08

Voyage au centre de la terre



Voyage au centre de la terre, c’est certainement un des meilleurs livre de Jules Verne. De la belle aventure, de l’exotisme, du mystère, du suspens, des volcans endormis, des champignons géants, des gouffres infinis, des civilisations disparue et des animaux préhistoriques.
Vers la fin des années 50, Hollywood proposa une adaptation assez efficace dans le genre, sans un gramme d’image de synthèse, avec plein de mousse, de caoutchouc et de bois dont le charme me touche jusqu’à aujourd’hui.
C’est étrange mais depuis un mois, depuis que toute les télés, que toute les radios et que tous les journaux du monde nous fond le rapport de l'irrésistible chute des bourses, les images de Jules Verne me reviennent en mémoire.
Y’a t’il un fond ? A regarder s’éloigner de nous les indices du CAC 40, du Bel 20, du Nasdaq ou du Nikkei, pareilles à de petit cailloux que l’on aurait jeté au fond d’un puits pour en connaître la profondeur, Je ne peut pas m’empêcher de me poser cette question. La raison me pousse à le croire. A force de perdre des pour-cent à pleines brouettes, à force de descendre quatre à quatre les étages des valeurs, il va bien falloir, à un moment qu’on touche le touche, ce fond, cette cave sombre et humide.
A moins que ce soit comme chez Jules Verne et qu’il n’y aie pas de fond.
Qu’il n’y aie qu’un centre.
Et que comme chez Jules Verne, en ce centre vivent des choses qu’on croyait avoir disparus, des dinosaures que l’on croyait fossilisé, les monstres que l’on croyait appartenir à l’histoire ancienne.
Evidemment, ces monstres ne s'appelleront pas tyrannosaures, diplodocus ou Iguanodon mais ils ne seront pas moins effrayant.
Nationalisme, Radicalisme, Misère, Insécurité, Guerre...
A bien y réfléchir, je me demande si je ne préférerait pas quelques lézards géants dans mon jardin.
Un lézard, même géant, même avec des grandes dents, ça a au moins le mérites d’être claire.
Une récessions, par contre, c’est gris et flous comme un nuage de CO, on ne sait ni vraiment quand ça commence ni quand ça fini.
Dans le romans de Jules Verne, les héros finissent par s’en sortir en construisant un radeau navigant sur «une pâte de lave, un agrégat de roche» et en étant rejeté par une «poussée éruptive» dans la cheminée d’un volcan.
Peut être, que pour sortir du trou, c’est de ça que nous auront besoin : un radeau.
Et une fois qu’il aura été construit, il n’y aura plus qu’à attendre l’éruption.

Le soir 22-10-08

Proposition Indécente



L’autre jour, c’était un jour comme beaucoup d’autre : j’avais passé la journée à faire un tas de choses et, à partir de 22h00, j’avais été sur internet pour chercher des informations sur cette crise financière aussi impalpable, invisible et menaçante que les ondes wifi qui circulent dans mon appartement et qui assure à mes enfants un futur cancer du cerveau.
J’en étais là à ne pas savoir comment interpréter la reprise de 17% de Fortis, la légère baisse de Dexia, la mauvaise position d’ING, la crampe d’Ethias... J’en étais là à me demander s’il fallait me réjouir que l’indice «Bel 20 repasse la barre des 2100 points», ce que ça signifiait par rapport à hier, par rapport à aujourd’hui, par rapport à demain, par rapport aux croquettes de mon chat, par rapport à ma fille en première maternelle pour laquelle une gaufre au chocolat et un cécémel est la plus grande des richesse, par rapport à mon autre fille en deuxième primaire pour laquelle une maison schtroumfe ne s’échangerait pas contre toutes les actions du monde, même celle avec effet de levier. Je me demandais ce que cette bouillie de chiffres pouvait bien signifier par rapport à mes vacances d’été, à mon envie de m’acheter un Ipod et un écran LCD pour le salon. J’en étais là à n’avoir aucune réponse à aucune de ces question quand une publicité a attiré mon attention : «qui sont les Belges les plus sexy ?».
Quelque chose en moi s’était dit «Ouah !» et j’avais été voire.
C’était un de ces truc où il fallait voter : d’un côté on votait pour les filles, de l’autre pour les garçon. Passé la déception terriblement égocentrique de constater que je n’étais pas retenus, je dois avouer avoir voté... Je ne sais pas comment ça se fait, mais j’ai voté... Une seconde avant je pensais à la crise, à la ruine, à la misère, à la faim, à envoyer mon amoureuse sur le trottoir pour pouvoir nous acheter quelque tranches de pain noir et la seconde d’après, heureux et innocent, je votais pour la Belge la plus sexy.
J’ai coché Cécile de France.
Cécile de France, j’aime vraiment bien.
Après ça, il s’est passé un drôle de truc.
J’ai été sur la page où l’on pouvait voter pour les garçons.
Ca m’a fait le même effet que devant le graphe de l’évolution du cours d’Agfa-Gévaerts, c’était étrange, mystérieux, à part Jérémy Rénier que j’ai vu dans un film et Béa Diallo qui travail à la commune, je connaissait personne...
J’ai voté pour Diallo.
Je ne sais pas du tout pourquoi.
Peut être parce qu’un jour ma fiancée m’a dit que j’aurais faire carrière dans la boxe.
Peut être parce que je suis plus proche du type brun frisé que du blonde platine.
Je ne sais pas.
Toujours est-il qu’à 23h15, je n’avais toujours rien compris à la finance.
Que quelques sombres instincts de nature purement sexuelles m’avait détourné de la raison, qu’il fallait que je me l’avoue, j’étais faible et misérable : une tentation et zou ! Je cédais.
Sans résistance.
Et puis, quand je fut sur le point de m’endormir je me suis demandé si, au fond, la clé n’était pas là. Si la finance ne ressemblais pas à ça. A de la tentation.
Et à de la faiblesse.
Que peut être, tous ces financiers penaud et moi, on était pareille, finalement : une tentation et zou !
Sans résistance.

Le soir 14-10-08

La Paix des uns, le silence des autres



Le Prix Nobel de la Paix, c’est la grande classe. Un million d’euros à la personnalité «ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou a la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix».
Le Prix Nobel de la Paix, ça lui est arrivé d’être bien, c’est à dire d’emmerder certains en allumant, un instant, la lumière dans des petites chambres que l’on préférerait voire toujours obscures : les petites chambres où l’on torture, les petites chambres où l’on bâillonne, les petites chambres où l’on abuse, les petites chambres où l’on intimides où bien les petites chambres où l’on exécute. Quand c’est pour Chirine Ebadie, la première juge en Iran et défendant dans ce pays le droit de femmes, le Prix Nobel de la Paix est beau et juste. Même chose quand c’est Wangari Muta Maathi ou Aung San Suu Kyi : on récompense alors l’audace de se lever contre l’injustice et le risque véritable que cela représente, on récompense des sacrifices inimaginables, motivés par le désir d’améliorer la condition humaine.
Et puis quand c’est à MSF ou au Giec, on s’incline...
Rien à dire.
Et, parfois, le Prix Nobel de la Paix, on a l’impression qu’il n’a pas tout compris : Jimmy Carter ? Pas vraiment un sale bonhomme mais on le retrouve quand même derrière l’entraînement des moudjahidin afghans dont les Talibans sont les héritiers. Henri Kissinger ? Son ombre inquiétante assombris l’histoire du Chili ou du Viet-Nam. Et puis, très franchement, j’aurais préféré un Ghandi à un El-Sadate ou un dissident Chinois à un Arafat ou un Peres.
Et puis, parfois, le Prix Nobel de la Paix, ça ressemble à un coup dans l’eau : Marti Ahtisaari, ce fonctionnaire finlandais de talent, c’est certainement un chouette type. Un type qui a mouillé sa chemisette en Bosnie-Hérzégovine ou bien en Afrique... Mais avec lui, le Prix Nobel, ça fait plus «Prix du Bon Elève». Hu Jia, depuis sa prison chinoise, n’a fait aucun commentaire. Pas plus que Gao Zhisheng, dont la voix à du mal à porter depuis sa «prison secrète». La militante des droits tchétchène Lidia Ioussoupova n’a rien dit, pas plus que Svetlana Gannushikina.
Par contre, les réactions face à la «défaite» d’Ingrid Bétancourt furent nombreuses. «La Fédération internationale des Comités Ingrid Bétancourt» s’est dite «très déçue».
Je ne sais pas si cette déception et son expression me donne envie de pleurer ou de casser quelque chose. Sans doute les deux à la fois.
Une certitude cependant, bien que ma connaissance de la doctrine Chrétienne soit à peu près aussi épaisse qu’un autocollant Stroumphe, cette déception à l’odeur d’une belle soupe de pêchers capitaux : j’y vois flotter la gourmandise, la colère, l’envie et surtout, l'orgueil.

Le soir 7-10-08

American Psycho




Ca y est, c’est la fin.
Les JT, les JP, les télés, les conseils des ministres, les réunions nocturnes des membres des conseils d’administrations, les ministres, les conseillers, les analystes, les financiers, disent tous plus ou moins la même chose, avec plus ou moins de nuances.
C’est la fin et ça va faire mal.
Jusqu’à présent, pour la plupart des gens, cette histoire de crise, ça avait plutôt l’air d’une sorte de vue de l’esprit. On en parlait et y on s’y intéressait comme on parle et comme on fait attention au découverte concernant l'atmosphère de Vénus : elle peut bien être composée de souffre et d’acide sulfurique, on s’en fiche un peu.
Et puis maintenant, cette histoire de crise, ça a changé. Comme si on nous annonçait qu’il allait falloir y vivre sur Vénus, et s’y habituer au souffre et à l’acide sulfurique.
En réalité c’est encore pire que si on nous annonçait ça.
Le souffre et l’acide sulfurique, on pourrais s’y préparer, se construire des scaphandre, s’attendre a avoir les yeux qui pique et la gorge en feu.
La «crise», le «krach», la «récession», ça sonne 1929, les seules références que l’on aie c’est «on achève bien les chevaux», «les raisins de la colères», les «lumières de la villes» et les photographie de Dorothea Lange. De la misère en noire en blanc, des orphelins en guenilles grouillant dans des rue sales, des millions de chômeurs blafards, de la violence au quotidiens.
Mais la crise, aujourd’hui, ça va être comment, en couleur et en vraie ? La misère au temps d’internet et de la 3G, j’ai l’impression qu’en vertu de la loi voulant qu’aujourd’hui on fait mieux et plus fort qu’hier, ça va être pire. Des dizaines d’années de luxe nous ont rendus fragiles et douillet. Les guerres sont aux antipodes, la misère est contenue et soignée, la faim est une bête curieuse. Alors, quand tout ça va arriver, la fin de tout, ça va nous faire quelle effet. Est-ce que ça va faire mal ? Combien de temps ? Qu’est ce qui va vraiment changer ? Est-ce qu’il y aura des tickets de rationnement ? Du marché noir ? Des confiscations ? De la censure ? Des couvres-feux ? Des réquisitions ? Ou bien, est-ce que ce sera plus doux, plus vicieux, une lente décrépitude sociale, une quart mondialisation détricottant les mailles fragiles de la sécurité sociale, du système scolaire.
Est-ce qu’il y aura des morts.
Est-ce qu’il y aura la guerre ?
Que vont devenir toutes ces têtes nucléaires entre les mains de pays sans espoirs ?
Et puis, est-ce qu’il y aura un après où bien le monde tel que le nous le connaissons est destiné à finir comme la civilisation Maya : recouvert de plantes grimpantes et redécouvert dans cent milles ans par les archéologues d’alors essayant de comprendre ce qui a bien pu précipiter la chute de ces bâtisseurs d’autoroutes
En tout cas, pour moi qui avait toujours rêvé de faire du saut à l’élastique, je vais être servis.
Je vais avoir mieux.
Et puis, ça au moins ce sera gratuit.

10/03/2008

Le Soir 1-10-08

Dafalgan Forte

Franchement, je n’ai rien contre les banques. Franchement, les banques, d’aussi loin que je remonte dans mes souvenirs, ça a toujours été des endroits que j’aimais bien. Enfant, avec mes parents, j’aimais ces endroits bien chauffé, à l'atmosphère feutrée, où nous allions le vendredi retirer du liquide et des chèques pour les grosses courses du week end. Les banques, ça ne m’a jamais dérangé, des employés plutôt courtois qui m’envoient des courrier quand ma nouvelle carte Mister-Cash est disponible, l’odeur du tapis plain, un crédit de trente ans pour l’appartement, une assurance vie, une assurance auto... Je sais bien qu’ils se font de l’argent avec tout ça, mais je sais bien aussi que mon appartement, sans les banques, je ne l’aurais jamais eu. Franchement, les banques je n’ai rien contre.
Et puis, il y a toute cette histoire de crise. Je fait comme tous le monde, j’écoute la radio le matin en habillant les gosses avant d’aller à l’école, j’écoute un peu dans la voiture, je lit un journal ou l’autre, sur le temps de midi, des articles de fonds dans lesquelles je comprend confusément que le journaliste est à peine moins dépassé que moi et explique, sur le fond, pourquoi je ne suis pas censé comprendre grand chose et lui non plus.
C’est que toute cette histoire de crise, de faillite, ça ressemble plus à de la sorcellerie qu’a des math. En regardant les expression atterrés des financiers de haut vols que cette catastrophe à fait descendre une fois pour toutes de leur podium, je ne peut m’empêcher de voir ce pauvre Mickey, croyant avoir des pouvoirs magiques, envoûtant les seaux et les ballets qui dans leur ménage frénétique finissent par détruire le château.
Pour un moment, les responsables politiques ont leurs glissés leurs vaines chamaillerie communautaires sous le paillasson, pour plus tard, et prenant un ton responsable nous affirment qu’a présent tout va bien, qu’ils sont vifs, qu’ils sont réactifs, qu’ils sont créatifs, que ce n’est pas de leur faute mais qu’ils ont fait ce qu’ils ont pu, que personne ne sera laissé au bord du chemin.
Je n’ai jamais compris cette expression et dans notre société de bric et de broc je n’ai jamais vu le moindre chemin : des autoroutes, des trous, des fossés, des cul-de-sac, des ronds points, des sens unique. Mais pas de chemins bucoliques, pas d’oiseaux chantant à l’ombre des peupliers. Peu de poésie, en faite. La poésie se capitalise assez mal.
Et puis il y a ces chiffres stratosphérique apparus comme par magie. «C’est techniques» nous disent les ministres. C’est comme les illusionnistes, c’est technique. Un lapin dans un chapeau, c’est technique. Une fille coupée en deux, c’est technique. Onze milliards, c’est techniques. D’autant plus techniques qu’on nous avait toujours dit : pas d’argent pour l’école, pas d’argent pour la culture, pas d’argent pour le sport, pour les handicapés, pour le climat.
Onze milliards pour sauver on ne sait pas vraiment quoi d’on ne sait pas vraiment qui.
C’est technique.
C’est l’économie.
C’est ni de la politique de gauche ni de la politique de droite.
C’est le plus grand cabaret du monde.

Du 9 au 25 octobre à l'Atelier 210